En 2005, le Peuple congolais a adopté une Constitution dont la raison était de « mettre fin à cette crise chronique de légitimité et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire » (par la mise en place) « d’un nouvel ordre politique, fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles ».
Cette Constitution est issue de la volonté politique exprimée par les participants au Dialogue inter-congolais de Sun City et elle devait s’articuler, pour l’essentiel, autour de quatre idées maîtresses, à savoir: (i) la consolidation de l’unité et de la souveraineté de l’Etat; (ii) l’attachement de la RDC aux droits et devoirs du Citoyen et de l’Etat; (iii) la mise en place des Institutions Républicaines susceptibles d’assurer le fonctionnement harmonieux de l’Etat, y compris par l’exercice adéquat du pouvoir; et (iv) une ferme opposition aux révisions intempestives de la Constitution.
Aucune œuvre humaine n’est parfaite. L’approche de la fin de la Troisième République offre une occasion pour faire une petite halte afin d’évaluer les forces et les faiblesses de la Loi Suprême de la RDCongo comme elles se présentent actuellement. Le tableau ci-joint résume les points positifs et négatifs de la Constitution de 2006, ainsi que des propositions d’amélioration.
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Par Malonga Miatudila