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13 Juin 2013

Nous sommes tous des Joseph Kabila

 

Le "raïs" "Joseph Kabila"

A la veille du deuxième tour des élections présidentielles de 2006, un intellectuel de notre district, le Kwilu, avait publié sur Kikwitonline.com un article vantant les mérites du lumumbisme, puisque voyant le Kwilois et lumumbiste Antoine Gizenga sur le point d’exercer le pouvoir au sommet de l’Etat. Dans un article critique, nous avions souligné que Lumumba n’avait laissé aucune pensée politique susceptible de nous permettre d’être gouvernés démocratiquement et qu’on ne pouvait attendre aucun miracle de son disciple Gizenga. Notre article avait suscité une vague d’indignation. C’est à peine si nos frères kwilois ne nous considéraient pas comme un traitre à notre identité régionale.

Un jour en visite chez un compatriote dans la commune de Woluwe Saint Lambert à Bruxelles, celui-ci nous présenta de manière inattendue à son premier visiteur : « Muntu ya nge ke zolaka kubula sambu yandi ke zolaka Gizenga ve, yandi yai. Bula yandi ». Traduisez : « L’homme que vous avez toujours voulu frapper parce qu’il n’aime pas Gizenga est là. Frappez-le ». Ainsi, nos prises de position insupportaient ce Kwilois au point qu’il avait juré de nous régler le compte si jamais il nous rencontrait.

En créant son journal en ligne, Baudouin Amba Wetshi a eu la bonne idée de faire de nous des lecteurs actifs. Nous pouvons donner notre avis sur les articles et bien d’autres écrits. Mieux, il a créé l’espace Opinion & débat qui accueille le texte de n’importe quel lecteur, à condition qu’il ait été approuvé par la rédaction. Les articles des lecteurs sont aussi interactifs. Comme son nom l’indique, l’espace Opinion & débat sert à tout un chacun d’exprimer son opinion sur le sujet de son choix. Il permet également à tout un chacun de réagir aux opinions des autres. On peut réagir de deux manières. En postant sa réaction à travers la bien nommée fenêtre Réagir, située en bas de chaque article. Ou en rédigeant un article qu’on soumet à la censure de la rédaction. L’enjeu d’un tel espace n’est pas le pouvoir ou les moyens d’existence du lecteur, mais la culture du débat, partie intégrante de la liberté d’expression et ingrédient indispensable à toute démocratie. Mais que constate-t-on rien qu’à ce niveau où il n’y a aucun enjeu pour la vie du lecteur ? L’attitude décrite ci-dessus a déjà donné le ton. Parcourons maintenant les réactions à notre dernier article sur le diagnostic que Bamba-di-Lelo a posé pour la deuxième fois sur le mal-être de notre nation.

Puisque nous avons sur le sujet des avis, idées, réflexions ou opinions différentes, ce qui fait l’essence même d’un débat, Kolomboka nous accuse de ne pas tenir compte des positions pertinentes des autres, sans toutefois démontrer en quoi elles sont pertinentes. Pour lui, nous ne sommes pas humble, avis partagé par Nono qui estime que nous sommes guidés par un désir obsessionnel de dénigrer les autres. Faute de changer d’attitude, c’est-à-dire de nous taire quand nous ne partageons pas l’avis de Bamba-di-Lelo ou de quelqu’un d’autre, Kolomboka souhaiterait tout bonnement nous voir disparaitre. Pour Ramazani, ne pas épouser le diagnostic de Bamba-di-Lelo équivaut tout simplement à refuser d’orienter notre combat vers l’intérêt national ou à trahir notre peuple pour des intérêts égoïstes. Après avoir vérifié des propos que nous n’avons jamais tenus, à savoir que le Liberia appliquerait notre vision de la démocratie, Mamale conclut qu’il serait mieux d’aller appliquer celle-ci en enfer. Incapable également d’avancer le moindre argument contre nos opinions, Lokumu, lui, invite carrément les lecteurs à faire attention à nos écrits parce que nous aurions l’attitude d’un imposteur. Fidèle à la pratique d’excommunication si courante au sein de l’opposition congolaise qui voudrait que certains se perçoivent comme de vrais opposants tandis qu’ils collent à d’autres l’étiquette de faux opposants, Kalala Boniface a l’impression, en nous lisant, de se retrouver en face d’un infiltré parmi les combattants. Comme bien de dictateurs africains qui, hier, accusaient leurs opposants de folie, Mafole a une solution toute trouvée pour nous : « Des personnages de ce genre méritent nécessairement de l’aide et un suivi psychiatrique ». Elombe Bitumba emboite le pas à Kolomboka et Nono, en soulignant que l’orgueil nous habite alors que nous ne faisons que débattre. Sans doute conscient de ne pas avoir des contre-arguments solides, il conseille à l’Abbé Mbelu et au Dr. Bamba-di-Lelo de ne pas répondre à nos réactions qu’il juge épidermiques. En clair, il interdit à l’espace Opinion et débat de CIC de jouer son rôle.

Cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis Mobutu. Et ça n’arrête pas. Où qu’ils soient, quand les Congolais parlent politique, le ton monte et la discussion vire aussitôt à la querelle. Les arguments se font rares. La vision de l’espace politique national demeure manichéenne. Il y aurait d’un côté les bons et de l’autre, les méchants ou les sauvages. Hier, on était automatiquement contre Tshisekedi quand on refusait d’insulter Mobutu, perçu comme le mal zaïrois fait homme, ou qu’on se montrait critique vis-à-vis de la démarche politique du « Moïse Sauveur » qui, depuis le 24 avril 1990, peine à sauver ne fut-ce qu’un seul Congolais du naufrage, à commencer par lui-même. Mobutu a fui le Congo. Mieux, il est mort. Mais sa disparition et le fait qu’il ait déjà deux successeurs sans que rien n’ait changé dans la gouvernance du pays ne poussent pas les Congolais à se remettre en cause. Aujourd’hui encore, tout propos qui ne va pas dans le sens du défoulement collectif contre le nouveau Roi du Congo, Joseph Kabila Kabange, est synonyme de bénédiction pour ce dernier. Et quand on ose égratigner l’image d’un homme se réclamant de l’opposition véritable ou perçu comme tel, on assiste à une levée des boucliers. Comment interpréter ce comportement de la part des individus qui se collent volontiers l’étiquette des redresseurs de torts ou de démocrates ?

Au-delà des lacunes que l’on peut observer dans les forums de discussion fréquentés par des Congolais, la culture du débat étant quasi-inexistante dans le cursus scolaire ou académique du pays, il se pose un problème sérieux quant à notre désir de construire un Etat de droit sous le ciel congolais. Les mots ne sont pas innocents. Ils reflètent des états d’âme ou des dispositions de l’esprit. Quand dans un débat citoyen physique ou virtuel, lieu où il n’y a pas d’enjeu véritable pour notre existence, on traite son prochain d’orgueilleux au lieu de lui opposer des contre-arguments, on jure de le frapper, on souhaite qu’il aille en enfer ou qu’il disparaisse ; quand débattre devient synonyme de dénigrer ; quand rejeter un argument en exprimant une opinion contraire s’apparente à la trahison ; quand on est perçu comme un imposteur ou un infiltré parmi les combattants ; quand on veut jeter son contradicteur dans un asile psychiatrique ou qu’on interdit tout bonnement le débat, il y a lieu de se demander ce que l’on ferait si le débat se déroulait en plein pouvoir, c’est-à-dire là où il y a des enjeux véritables, tel que le pouvoir à arracher ou à conserver, avec tout ce qui va avec, notamment la fortune, la puissance et la gloire. En quoi les attitudes décrites ci-dessus sont-elles différentes de celles de Joseph Kabila ou des exécuteurs de ses basses œuvres ? Les réactions ci-dessus ne démontrent-elles pas que nous partageons la même culture qu’eux et qu’à leur place, tout indique que nous ferions de même ? Les gouvernants d’aujourd’hui que nous vouons aux gémonies ne furent-ils pas les opposants d’hier ? Après s’être positionné comme opposant à la dictature de Mobutu Sese Seko, Lambert Mende Omalanga ne joue-t-il pas aujourd’hui le rôle de griot de la dictature de Joseph Kabila Kabange, comme hier Sakombi Inongo auprès de Mobutu ? Qu’est-ce qui nous garantit que l’opposant Bambi-di-Lelo d’aujourd’hui ne sera pas l’un des bourreaux de notre peuple demain ?

La seule différence entre nos bourreaux d’aujourd’hui et les démocrates autoproclamés auteurs des réactions décrites ci-dessus, c’est que les premiers disposent des instruments coercitifs de l’Etat et jouissent de l’impunité pour écraser ceux qui osent se dresser contre leur gestion de la chose publique tandis que les derniers n’ont rien pour nous frapper, nous interdire de prendre la parole sur la place publique, nous jeter dans un asile psychiatrique ou nous faire disparaitre. Juste parce que nous osons démontrer en quoi les avis, idées, réflexions ou opinions exprimées par d’autres ne nous paraissent pas fondées.

Notre soif de liberté, de justice, de paix et de prospérité est tellement immense que loin de nous aider à baliser le chemin de l’avenir, elle nous aveugle au point de nous plonger en pleine culture de l’intolérance et de l’injure facile vis-à-vis de ceux des nôtres appartenant à la caste enchanteresse des hommes du pouvoir. Ramazani l’a bien écrit dans son intervention. Pour lui, notre combat consiste à libérer notre pays du kabilisme. C’est pour cette raison qu’il soutient le diagnostic de Bamba-di-Lelo qui juge notre peuple superficiel, léger et très peu tenace, ayant la sulfureuse réputation d’avoir perdu toute mémoire. Parce qu’il ne se soulève pas contre la dictature de Joseph Kabila Kabange. Ce combat, l’homme congolais le mène depuis l’indépendance. Et depuis l’indépendance, le pays a été libéré de Patrice-Emery Lumumba, présenté par de grands hommes tel que le Cardinal Malula comme un danger pour la république. Il a été libéré de Mobutu Sese Seko, l’un des plus grands dictateurs du monde. Il a été libéré de l’apprenti révolutionnaire du Parti du Travail de Belgique, Laurent-Désiré Kabila. Toutes ces libérations n’ont eu aucun impact sur la gestion de la chose publique. L’inutilité d’un tel combat n’est donc pas à démontrer. Voilà pourquoi le choix d’un autre combat s’impose. Nous l’avons fait et nous l’assumons. A nos détracteurs de nous démontrer, arguments à l’appui, que notre choix n’est pas le bon. C’est cela débattre.

Nkwa Ngolo Zonso
© Congoindépendant 2003-2014

 

41 Réactions

Mpaka Arnaud [mpaka_arnaud@yahoo.fr] 13/06/2013 15:47:22
En fait, ce Mr. Nkwa finira par croire qu’il est le plus intelligent parceque c’est vrai, personne ne s’attaque a ses articles et a sa democratie pour montrer en quoi cela est nul. Pourquoi personne ne le fait? Il faut essayer en tout cas. Sinon, malheur a nous.

Mpaka Arnaud
Bundes



Lidjo [lidjoma@gmail.com] 13/06/2013 16:06:17
Bien dit, Monsieur Nkwa Ngolo Zonso. Débat rien que le débat. Arguments face à des contre-arguments.



Ngandu [pngandu@webmail.co.za] 13/06/2013 18:33:24
Dear Nkwa Ngolo Zonso,

I am 100% with your opinion because i have come accross several Congolese in different countries in the world having the same reaction.

I like the way you put it "Où qu’ils soient, quand les Congolais parlent politique, le ton monte et la discussion vire aussitôt à la querelle. Les arguments se font rares"; this is really Congolese. This reminds me of Russian politicians who fight on national TV. When someone does not agree with you, he/she insults or slap you; this is really childish.

Let us raise the bar by using our words and brains, not our fists.



Luketu Balançoire [luketu@yahoo.fr] 13/06/2013 21:25:40

Cher monsieur Nkwa,

Je suis un lecteur de ce journal, souvent par curiosité intellectuelle. Vos articles j’en ai lu plus d’un. Mais votre intervention ci-haut me pousse à réagir même si ce n’est pas dans mes habitudes.
Je pense que c’est qui prime quand vous écrivez un article c’est de susciter un débat ce dont à quoi certains de mes compatriotes répondent à leur manière je prends par exemple que l’un vous demandait d’aller appliquer votre théorie en Enfer. Mais mon cher, je vous remercie de remarquer c’est une métaphore. et même si vous le prenez à la lettre, pourquoi ne pas démontrer à ce compatriote que votre théorie peut être appliquée en RDC pour sa bonne marche. Pour moi, vous pouvez me contredire, vous reprochez aux autres ce que vous faites vous même.
Vous êtes le bien venu sur ce forum, mais supporter que chacun se comporte comme il entend et avec son tempérament. Et une demande pour cloturer mon frère surtout n’est pas généralisé tous les Congolais. chaque fois qu’il débatte ça ne fini pas toujours en bagarre.
A titre purement anecdotique, votre nom Nkwa Ngolo Zonso, en français le tout puissant, n’est il pas à l’origine de votre réaction?



zorino [belitogil@yahoo.fr] 13/06/2013 21:48:42
Cher Monsieur,
Vous avez relevé une chose très importante ( cela dépend du cursus scolaire) la réaction des uns des autres y dépend tout comme vous les deux compatriotes ont des analyses très perntinentes qu on ne voit mm svt quoi rajouter(Abbé Mbelu et Mr BAMBA) .Ceux qui soulignent que les congolais sont b^tes peuvent revoir leurs copies ce qui est vrai qu ’à la tête du pays il y a plusieurs troubadourds e t marlous.



zorino [belitogil@yahoo.fr] 13/06/2013 21:53:32
NOUS NE SOMMES PAS TOUS DES KABILA CAR EN CE QUI ME CONCERNE JE SAIS LIRE ET ECRIRE JE CONNAIS L HISTOIRE DES MES PARENTS GRANDS PARENTS DE MON PAYS ET LEURS VILLAGES D ORIGINES DANS MES VEINES COULE DU SANG PURE CONGOLAIS.



B. Mulala [muaaba@gmail.com] 13/06/2013 23:08:45
Il n’y a aucun cercle dans le monde, aucun peuple au monde ou les gens ne montent pas le ton lorsqu’ils debatent. On a vu des deputes se donner des coups dans certains parlements. Evitez trop de caricaturation de tout un peuple lorsque vous avez a faire ave un seul individu. Ce n’est pas galant de votre part. Les Congolais ne sont pas la ou ils sont aujourd’hui parce qu’ils nesavent pas debattre. L’histoire de notre ays ne devrait pas etre ainsi simplifiee parce que les gens veulent se faire entendre. Aujourd’hui la solution dans note pays ne viendrait pas des debats a des milliers de km pendant que les gens meurent chaque jour. On plus besoin aujourd’hui des pragmatiques et que les philosophes attendent.



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 14/06/2013 00:08:07

Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,

Bien dit, votre article nous interpelle tous. Comme la capacité du vrai débat fait défaut parmi la plupart d’entre nous, j’espère que vos écrits vont nous aider à nous réveiller pour apprendre à débattre en sachant qu’il faut avoir des arguments et contre-arguments.

Comme nous avons un probléme de dictature et de mauvaise gouvernance en RDC, nous avons besoin d’idées et d’outils institutionnels qui peuvent nous aider a commencer a progresser sur ces fronts. Ces idées et outils institutionnels devront être consignés dans la constitution. Meme si cela prendra des decennies pour changer les mentalities et les comportements, il nous faut commencer a avoir ces reformes aujourd’hui. Comme nous ne savons pas encore les outils institutionnels qui doivent etre utilisés, nous devons continuer a échanger. Une des questions qui torturent ma conscience est celle-ci. Comme une est juste un document, comment avoir le contexte politique et des hommes politiques qui veulent vraiment un Etat de droit qui vont se batter pour que les idées nouvelles deviennent la norme pour tout le monde. Meme si les arrangements institutionnels appropriés sont adoptés et consignés dans la constitution, quels sont les hommes politiques (“the champions”) qui vont se battre pour leur donner droit de cité? Dans un pays sans minimum d’Etat, sans classe moyenne autonome, sans société civile autonome. Nous faudra-t-il avoir un autre CIAT (comité international d’accompagnement de la transition)?

Il ne suffit pas de dire que nous avons besoin d’hommes vertueux ou que nous voulons promouvoir l’Etat de droit. La question qui a beson d’un début de réponse est la suivante: Quels sont les outils et arrangements institutionnels qui vont nous aider a progresser vers la démocratie et l’Etat de droit? Qu’est-ce que notre hero national Lumumba nous a laissé dans ce domaine? Qu’est-ce le leader maximo Tshidekedi a proposé jusqu’a présent? Qu’est ce que les autres leaders ont proposé jusqu’a présent? Nous continuons à attendre.

Merci et a bientot, Joseph Uchudi



Ninja Raymond [ninjaraymond@yahoo.fr] 14/06/2013 02:33:53
Chères/Chers compatriotes,

Je tiens avant de faire mon constat sur ce débat, nous rappeler la sagesse biblique selon laquelle "un empire divisé contre lui-même ne peut resister contre l’ennemi". L’ennemi de la R D Congo est certes un monstre à plusieurs têtes: le Grand Capital qui opera à travers les multinationales, la nébuleuse communauté internationale et ses institutions financières de Bretton Woods qui opèrent à travers les faibles voisins forts de la RDC, etc. Au plan interne, le combat de Mobutu contre le tribalisme n’a jamais fait un seul petit pas. Et c’est que je reviens sur les pièges qui minent tout veritable débat. En effet, nous sommes restés collés à "ethnies et tribus". C’est la raison pour laquelle nos frères balubas n’accepteront jamais un quelconque critique contre E. Tshisekedi, le Moise de la RDC. C’est aussi au nom de cet attachement ethnico-tribal que nos frères de Bandundu pensent que A. Gizenga avaient bien agi en s’associant à l’axe du mal représenté par Jo K; que les gens de l’Equateur ont accepté que Mobutu Nzanga avait raison de s’humilier vertueusement contre le bourreau/tombeur de son père.
Puis, le manqué d’arguments dont parle Nkwa vient exacerber toutes les distensions internes. Le manqué d’argument conduit à l’intolérance et l’inculture politique dont parlaient Me Wade, ancien Président Sénégalais alors membre de l’opposition sénégalaise lorsqu’il est venu en mediation en RD Congo. Pour avancer des arguments solides, il ne suffit pas d’être Docteur en sciences sociales, politiques et administratives; pour comprendre les bétises du FMI et de la Banque Mondiale, il ne suffit pas d’avoir un PhD en Économie. Cela relève de deux choses: beaucoup de lectures et un état d’esprit (pas celui que l’on va chercher à l’église, malheureusement). En effet, tous ces diplômés sont des corrompus, car pour moi l’École est LA PLUS GRANDE CORRUPTION DE L’HUMANITE. Il est quasiment impossible que les diplômés de Havard, Cornell University, Princeton, Chicago, etc. puissant s’opposer aux theories et axiomes dans lesquels ils ont été moulés. Cela vaut pour toutes les disciplines des sciences sociales. Dès lors que l’on s’en rend compte, il faut aller rechercher les vrais arguments ailleurs puisque nous vivons dans un monde où il est possible d’accéder à une information de différentes sources, les confronter et entre-croiser, pour élucider les entrefaits et se faire une idée de la vérité.
Comment pouvons-nous penser que les occidentaux peuvent promouvoir la démocratie en RDC alors qu’eux-mèmes ne pratiquent que des démocraties de facettes dans leurs pays: voir notamment les tricheries des elections de 2000 aux États-Unis, et probablement les tricheries de 2012 entre Roomney-Obama.
Ni Jo K, ni Tshitshi, ni encore aucun politicien RDCongolais, ne saura à l’heure actuelle libérer la RD Congo car tous tirent leur légitimité de l’occident. Dès lors, ils serviront d’abord et avant tout leurs MAITRES. Il faut que se leve en RDC un leadership éclairé, des personnes sobres débarassées de l’injure facile et de la cupidité, des personnes très spirituelles (pas de religieux comme Malu-Malu l’abbé et Ngoyi Mulunda le Pasteur), et enracinées dans l’histoire RDCongolaise et qui croient aux potentialités humaines et des ressources congolaises, débarassées des germes des divisions ethniques et tribales, qui ont une vision africaine des déboires de la RDC. C’est ce leadership qui sera capable de débarasser la RDC des venins tel que L. Mende et l’actuelle confrérie de la mangeoire kabiliste, ...
Mais cela prend du temps. C’est cela d’ailleurs qui justifient toute ce que nous décrions ici, le manqué de débat, de tolerance, du respect de l’autre, ... de se limiter aux débats d’idées au lieu des combats physiques comme mentionnés dans le texte de Nkwa, ... l’acceptation de la force des idées et non des ethnies, des tribus et des clans, ou de province.
God bless Congo



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 14/06/2013 02:59:40
Cette dissertation est une illustration de l’enseignement biblique au sujet de celui qui, tout en négligeant « la grosse poutre » obstruant sa propre vision, fait grande considération du « fétu de paille » perturbant la vision d’autrui.

A qui donc attribuer l’aptitude, dont il est ici question, pour la cohérence argumentative et le respect de l’interlocuteur ?

La question, que je pose, fait – ironiquement – renvoi à une réplique par laquelle MBTT (NNZ) s’était abstenu de vilipender et mépriser ma réaction à sa dissertation affichée le 15 Mars 2012 et titrée « CAUCUS PROVINCE ORIENTALE : ENCORE UNE PREUVE D’ERREMENTS ». Voici deux extraits de la réplique de MBTT alias Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@yahoo.fr] 21/03/2012 10:24:22

Premier extrait de MBTT alias NNZ :
« […] AUTANT JE SUIS CONVAINCU QU’UNE DÉMOCRATIE PEUT ÊTRE BÂTIE SUR LE SENTIMENT D’APPARTENANCE ETHNIQUE, COMME EN BELGIQUE OU EN SUISSE, AUTANT JE RESTE CONVAINCU QUE DANS LE CAS DE NOTRE PAYS, CELA N’EST PAS POSSIBLE.
« DANS NOTRE PAYS, LA PROVINCE SERAIT LA BASE IDÉALE POUR AUTANT QU’ON ACHÈVE LA RÉFORME ADMINISTRATIVE SUR LE NOMBRE DES PROVINCES. »

Deuxième extrait de MBTT alias NNZ :
« LÀ OÙ IL SERAIT POSSIBLE DE RECOURIR À L’ETHNIE COMME BASE DE L’ÉDIFICE GOUVERNEMENTAL, AU NIVEAU DU TERRITOIRE, PAR EXEMPLE, IL FAUT COMMENCER PAR ÉLEVER L’ETHNIE AU NIVEAU D’INSTITUTION POLITIQUE POUR QU’UNE RÉPONSE SOIT APPORTÉE À VOTRE QUESTION.
« PRENONS UN EXEMPLE SIMPLE : LE TERRITOIRE DE BULUNGU DANS LE DISTRICT DE KWILU […] ».

Ledit «EXEMPLE SIMPLE » ne répondant pas à la question, on se demande comment concilier l’évidente contradiction entre ces deux extraits. Serait-ce, peut-être, en tentant l’exégèse des livres de l’auteur publiés aux éditions L’Harmattan ? Pour ceux qui s’épargneront ladite exégèse, je signale que la question, – à laquelle MBTT (NNZ) pose un préalable pour s’éviter d’y répondre –, est une question que l’intéressé apprécie en ces termes-ci : « VOUS POSEZ UNE QUESTION INTÉRESSANTE […] »

Voici la « QUESTION INTÉRESSANTE » :
« Quelles sont les projets de société ou les idéologies structurant ces entités ethniques entre elles et à l’intérieur de chacune d’elles de manière suffisamment consensuelle, efficace et démocratique pour permettre non seulement la cohésion politique de tous les citoyennes et citoyens de l’Etat R.D.C. sans discrimination ethnique dite "tribaliste", mais aussi pour préserver la souveraineté et l’indépendance de cet Etat dont le territoire, au lieu d’être dit "protégé" voire "sanctuarisé", est présenté comme "le gros gâteau léopoldien" soumis à toutes les convoitises ? ».

MBTT (NNZ) ne répond pas à la « QUESTION INTÉRESSANTE » tout en réclamant que ses contradicteurs soient capables de le singer, lui, en élaborant des doctrines constitutionnalistes concurrentes à la sienne.

MBTT (NNZ) ne répond pas à la « QUESTION INTÉRESSANTE » tout en abreuvant ses applaudisseurs de sophismes dissimulant habilement des incohérences comme la contradiction entre les deux passages extraits d’un même texte et censés expliquer la prétendue cohérence de sa théorie "ethniciste" hypocritement "provincialiste",

Si, par sa réplique du 21/03/2012 à 10 h. 24 min. 22 sec., MBTT (NNZ) ne fait pas silence méprisant ni dédaigneuse remontrance quant à la cohérence de mon propos et quant à ma « QUESTION INTÉRESSANTE », je pense que c’est parce que, par ma réaction limitée à une explication de son propos, je ne réitérais pas formellement ma désapprobation envers sa théorie "ethniciste" hypocritement "provincialiste".

Mon souhait est qu’il considère que l’art de débattre autorise la désapprobation des propos et des manières d’un interlocuteur intempestif et irrespectueux affichant vantardise face aux timidités et approximations de certains Internautes. Qui donc lui dira qu’il n’intervient pas ici comme notre « Juge » ou comme notre « Instituteur » ?

Finalement, on se demande : « Que peut-il bien vouloir, ce monsieur, pour enfin respecter autrui et en être respecté ? »

On se demande si MBTT (NNZ) souhaite que les lecteurs, qui se font agonir par ses manières, se sentent blessés au point de vouloir s’éviter sa vindicte et sa hargne scripturaires en se rangeant parmi ses applaudisseurs ou si MBTT (NNZ) souhaite que ses contradicteurs fassent singeries de « son œuvre » en tentant d’inventer, comme lui, l’une ou l’autre thèse constitutionnaliste publiable aux éditions L’Harmattan.

Puis-je répéter auxdits contradicteurs que notre lutte commune – pour la R.D.C. et pour l’Afrique – n’a pas besoin des sophismes et des provocations inutiles de MBTT(NNZ) au sujet de qui je termine en paraphrasant Talleyrand au sujet de Bonaparte : il est dommage qu’un esprit aussi brillant soit si peu "honnête homme".



Ezed [eliezihindula@yahoo.fr] 14/06/2013 06:17:01
Ce qui est surprenant, c’est le fait que NNZ semble être surpris par les réactions des certains compatriotes à ses analyses. Ces réactions me semblent en adéquation avec la situation actuelle (de toujours?) de notre pays: rien ne va. Nous nous sommes trompés de combat et donc de stratégies et cela, depuis longtemps. Nous avons tendance à mener nos luttes contre des "personnes" et non contre des "systèmes" ou des "institutions". C’est plus facile. Ce que NNZ propose est difficile (et j’espère pas impossible): s’attaquer au système, à nos institutions boiteuses. Essayons.



Elili [dibangu@hotmail.com] 14/06/2013 06:54:23
Cher Nkwa Ngolo,
Je pense que vous avez raison dans tout ce que vous dites concernant notre manière soit disant de "débattre ou discuter", si discussion et débat il y a. Cependant, le titre "Nous sommes tous...." ne rencontre pas mon assentiment parce qu’en utilisant le nom de JK, vous ne nous permettez pas de voir ce qui a fait que celui qui est arrivé avec les bottes des jardiniers, dans les malettes de son père... devienne du jour au lendemain, de but en blanc "le tout puissant". Il y a des piliers sur lesquels ce pouvoir coiffé par JK repose. Ce sont ces piliers qu’il faut indiquer. Ainsi la démarche de libération tout en commençant en chaque congolais devrait évoluer vers les piliers. Concernant les débats, avez-vous aussi remarqué que même sur Congoindependant.com, poser des questions pertinentes aux articles publiés par certains habitués de publication attitrés de ...est une démarche que les concernés n’apprécient pas beaucoup. Cela m’a causé beaucoup de peines de voir que certains articles non mûris publiés sur Congoindependant.com qui devaient susciter des débats de fond, étaient défendus par leurs auteurs comme si ces derniers étaient devenus des dogmaticiens scientifiques à qui l’on ne pouvait rien reprocher du point de vue logique, scientifique etc... Sur ce point "la démcratie" est un piège qui risque d’engendrer chez nous des monstruosités au lieu de nous conduire vers des solutions aux multiples défis que nous devons affronter. Le changement de régime n’est pas une fin en soi, n’en déplaise à ceux qui pensent autrement. Le plus dure est à venir une fois que le régime changé. Que Dieu vous vienne en aide.



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 14/06/2013 08:24:42
@ BOMA OMENA HENRI

Quand, à propos de Nkwa Ngolo Zonso, vous réduisez l’espace C.I.C entre ses ‘’applaudisseurs’’ et ses ‘’contradicteurs’’, vous manquez -vous-même, de modestie. Seriez-vous notre juge ou notre instituteur pour désigner un tel ‘’applaudisseur’’ et un tel autre ‘’contradicteur’’ ?

Quand vous évoquez les ‘’timidités et approximations de certains internautes’’, vous vous montrez arrogant et vous manquez de respect envers autrui. Qui êtes-vous, pour juger de la timidité et/ou des approximations d’un tel ou tel autre ?

Débattre, c’est aussi accepter l’autre, dans toute sa globalité. Vous n’avez pas le monopole du discernement.

En toute fraternité,

Jo Bongos



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 14/06/2013 09:06:03
En lisant cet article, j’ai eu l’impression que Nkwa Ngolo Zonso rejoint sans le savoir et sans le vouloir le Dr Bamba-di- Lelo. Selon celui-ci, le peuple congolais est superficiel, léger, très peu tenace et amnésique. Nkwa Ngolo Zonso ajoute parmi les défauts spécifiques aux Congolais, l’absence de d’arguments pour récuser l’opinion d’un interlocuteur et l’injure facile. L’insulte est non seulement le manque d’éducation et de courtoisie, c’est aussi l’argument de ceux qui n’en ont pas.

Je ne le dirai jamais assez, nous Congolais, même si nous vivons dans des sociétés démocratiques, la démocratie ne fait pas partie de notre culture. Nous n’en voulons pas. L’auteur de ce article en a fait l’amère expérience. Mais il continue à soutenir que la misère du Congo ne vient pas du refus de la démocratie par les Congolais, mais de l’absence des bonnes institutions. Ce que Nkwa reproche aux autres, il le fait lui-même. Par exemple sa lecture des régimes Moubutu et Kabila est manichéenne. Selon lui ces messieurs ont fait du Congo un trou noir. Même si Nkwa a fait ses études au Congo sous le règne du dictateur honni.



JM Kalau [cabdrd@yahoo.fr] 14/06/2013 09:09:42
Bonjour,

Je me permets d’attirer l’attention des lecteurs du journal Congoindépendant que nous sommes entrain de nous égarer lentement mais sûrement de notre objectif. Tous les articles publiés sur ce site invitent les congolais à un sursaut national pour sauver la nation en danger. Passer des mois entrain de discuter sur des théories politiques et économiques, la grammaire, la syntaxe et autres me parait ridicule pour ceux qui prétendent proposer des solutions pour sauver la nation. Sans me tromper, vous ne trouverez aucune solution à la question congolaise avec toutes vos théories apprises dans des académies ’’prestigieuses du monde’’. il faut une démarche peut être contraire à ce que vous avez appris pendant des années à l’école. Je demande à Nkwa Ngolo de cesser des critiques stériles sur les approches des uns et des autres. Tous les débats réalisés ici à la place publique ne peuvent sauver le Congo. Je crois à la minorité silencieuse et organisée pour sortir le Congo du gouffre. Eviter la distraction car chaque jour qui passe, des âmes innocentes périssent à cause de notre manque de pragmatisme et d’être trop attaché à ce qui n’est pas essentiel. A quoi sert un tel débat dans le contexte actuel de notre pays? Soyons objectifs. Merci



Jean-Gontrand Mpanzu di Mabiala [mpanzu_mabiala@hotmail.com] 14/06/2013 12:41:35
@ Luketu Balançoire

Vous écrivez à Mr. Nkwa : « pourquoi ne pas démontrer à ce compatriote que votre théorie peut être appliquée en RDC pour sa bonne marche ». Mr. Nkwa a écrit une théorie politique pour que le Congo soit réellement démocratique. C’est à nous de lui démontrer que sa trouvaille appliquée au Congo ne peut pas donner un Congo réellement démocratique. Tout le monde critique et parfois méprise sa théorie politique, mais personne ne démontre quoi que ce soit. C’est sérieux ça ?

Jean-Gontrand Mpanzu di Mabiala
Toulouse/France




Belewono [belewono@yahoo.co.uk] 14/06/2013 13:27:42
Je commencerais par recommender aux uns aux autres de s’abstenir de mettre sur la place publique les identites des intervenant qui ne le souhaitent pas. Repliquer en ecrivant NNZ de son vrai nom MBTT n’est pas une preuve d’amour ou de soutien a cette lutte que nous voulons democratique. J’ajouterais aussi que Nkwa Ngolo Zonso ne signifie nullement se considerer en puissant. Cela n’invoque rien d’ autre que "Dieu Tout Puissant" en langue Kikongo antique. Pour ce qui est de nos echanges, pourquoi ne pas se dire heureux, car a des milliers des kilometres, les uns et les autres echanges via Ce journal. Quant la democratie que les Congolais appellent de tout leur vouex, je vous dirais que celle-ci a bien existee dans la gestion tribale, notament dans le Kwilu d’ou je tire mon esprit. Jamais, alors nullement le chef tribal en lui seul ordonnait l’execution de ses aspirations par les habitants de son entite. Celui-ci se faisait au preallable entoure des notables, avec qui les decisions etaient tamisees avant de les faire appliquer. La communaute tribale etait en paix et prospere. Faut-il appeler democratisation d’une communaute une trouvaille du contact du Congolais avec l’occident? C’est qui a change ce sont les moeurs, les manies du vol et d’egoisme au partage des dirigeants du type occidental malheureusement copies du dehors du systeme de gestion tribale que NNZ croit etre l’alternative.
C’est dans cet optique que je pense ce dernier soutien l’erradication des systemes de gestion collective plutot que des individus; une tache ardue si les concernes ont de ramifications a laquelle tout un chacun doit apporter sa contribution. Ce sont pas nos titres obtenus des universites du type extra-tribal qui garantisseront notre paix sociale ni notre prosperite. C’est le retour a la moralite, qui jadis etait le support de la gestion de nos communautes tribales qui a engendre les hommes et les femmes qui se sont battu, voir meme au prix de leur vie pour faire du Congolais une creature superieure au coeur de l’Afrique contrairement a la gestion empruntee carracterisee par l’immoralite qui a reduit le Congolais une creature du type inferieur. Elevons nos debats, evitons des attaques personnelles pour que notre Journal Congoindependant puisse continuer d’exister.

Amour patriotique a tous

Belewono




Daniel MAKILA [makila_daniel@yahoo.fr] 14/06/2013 14:27:42
Nkwa Ngolo Zonso prêche une chose et son contraire à la fois. D’une part, c’est dont je suis d’accord avec lui, il reproche aux débateurs congolais de réfléchir avec leur cœur, en ne mettant au centre de leur échange que le débat sur les personnes au lieu de réfléchir sur les idées. Mais là où, notre frère pointe un (1) doigt accusateur en direction des autres, il ne se rend pas compte de retourner quatre (4) de ses (5) doigts contre lui. Comment imaginer que toute cette belle réflexion n’a que comme finalité le paradoxe de poser des vrais problèmes tout en y réservant des mauvaises réponses. Quand on construit des bonne idée pour le pays, juste dans le seul but de diaboliser Joseph KABILA, on doit être honnête d’assumer de faire un pas en avant contre deux en arrière. C’est comme si les problèmes de notre pays sont nés avec Joseph KABILA. Avant lui, c’était le paradis, après lui ce sera le ciel !!!



Kele Katue [kelekatue@yahoo.fr] 14/06/2013 14:29:40
Félicitations mr JM Kalau. Effectivement vous perdez un temps fou. Entre-temps, la roue de l’oppression, elle, tourne. Je vous invite à relire la victoire du Peuple le 28 novembre 2011. Personne ne revient là-dessus. Je n’oublierai jamais, en ce qui me concerne, les regards et d’une vieille femme cherchant le candidat numéro 11; et les déclarations d’un kuluna. Réveillez-vous tout simplement.



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 14/06/2013 15:02:54
@ Jo BONGOS

Message reçu !, sans acrimonie et avec explication du contexte de LA QUESTION RESTÉE SANS RÉPONSE.

Parce que je ne veux ni monopole du discernement.ni prérogative ou intention de voir réduire cet espace de l’Internet aux seuls « applaudisseurs » et « contradicteurs » de MBTT(NNZ), votre interpellation m’aide à comprendre comment un interlocuteur habile peut personnaliser agressivement le débat et le focaliser autour de sa personne en une opposition entre des extrêmes comme s’il n’y avait pas des opinions intermédiaires entre lesdits extrêmes.
Comment peut-il ainsi faire ?
En incitant les autres débatteurs à des péjorations envers ses contradicteurs.
En ne répondant pas à une question qu’il suscite lui-même et dont il reconnaît la pertinence.

Parce que « Débattre, c’est aussi accepter l’autre, dans toute sa globalité », mon souci de comprendre la « globalité » de la démarche intellectuelle de l’intéressé m’incite à rappeler, – peut-être par "immodestie" –, une question suscitée par les propos de MBTT(NNZ) lui-même mais restée sans réponse.

Malheureusement, tentant d’interpréter cette "non-réponse" en osant de « timides approximations » pour respecter l’interlocuteur en sa globalité, je constate que désormais il prétexte le fond du débat pour n’en traiter que la forme.
Que faire face à cela ?
Abandonner le débat ?
Non !, mais RAPPELER LA QUESTION RESTÉE SANS RÉPONSE et tenter d’interpréter cette absence de réponse.



Nono [no2.bay@orange.fr] 14/06/2013 18:00:02
Allons donc, Mr NNZ : on peut être orgueilleux et dire de bonnes choses comme débiter des sottises ; de même on peut vous traiter tel et l’accompagner d’autres bons arguments comme des simples aboiements…
Et dans le fond que dites-vous des Congolais ci-dessus qui contredit ou ne complète pas quelque part ce qu’en disait Mr Bamba que pourtant vous rabrouiez copieusement ?
Et le tout de la bouche de quel qu’un qui ne reconnait pas de spécificité à l’homme congolais (africain)… C’est pour le moins inconséquent sinon contradictoire !

Ailleurs qu’avez-vous à caricaturer la foule de vos contradicteurs de manquer d’arguments crédibles, de refuser le débat et d’avoir tendance à excommunier comme si tempérer ou récuser votre enthousiasme d’un "grand soir institutionnel" les rendait illico bêtes.
Quelle est cette école congolaise où l’on n’apprend pas à débattre ? Pas celle que j’ai fréquentée... Passons...

Personnellement je ne crois pas avoir manqué d’arguments pertinents pour vous contredire; dans tous les cas, j’ai essayé...
A propos, pourrez-vous me répondre cette fois à ces trois de quelques questions que je vous pose depuis quelque temps :

1° Par quel tour de passe-passe conciliez-vous votre négation d’une spécificité de l’homme congolais (africain) avec la nécessité pour vous de lui tailler un costume constitutionnel original, en l’occurrence une "démocratie consensuelle" en lieu et place d’une "démocratie partisane et conflictuelle" courue de par le monde ?

2° Pourquoi vous obstinez-vous à lier cette spécificité à un caractère congénital, alors que dans sa nature et plus dans sa culture, l’homme est fruit de son hérédité et de son histoire càd de ces acquis par son environnement pluriel, de ses expériences..., acquis visibles à travers ses mentalités, ses comportements individuels et collectifs, ses us et coutumes, ses valeurs... susceptibles d’évolution avec son environnement lui-même capable de changement de son fait ou du dehors ?

3° Pour que votre modèle institutionnel ne reste à jamais un projet théorique dans vos tiroirs vous devez avoir prévu des difficultés à son application effective ; quelles sont les principales ?
Par avance, merci de vos réponses !









mamale [mamale@live.fr] 15/06/2013 08:43:56
Il ne s’agit pas ici pour notre compatriote Nkwa Ngolo de fuir le débat en capitalisant habilement la récusation par le peuple congolais de la personne de Kanambe dans le but de tenter de discréditer ses contradicteurs (Nous sommes tous des Joseph Kabila), ni en tentant d’attirer la sympathie des lecteurs par le fait d’avoir échappé au lynchage de ses propres frères du Kwilu (ce qui ne me surprend pas).

Je fais miennes les réations de mes compatriotes Boma Omena et Nono qui posent des questions fondamentales sur la trouvaille démocratique de notre frère Nkwa Ngolo. En effet, si mon souci de comprendre ladite trouvaille s’est axée sur son application pratique annoncée au Libéria (Cfr deux articles parues sur ce site CIC avec une photo de la présidente du Libéria Helen Jonhson coiffée d’un pagne), Boma et Nono eux, centrent leurs investigations sur les fondements théoriques même de ce postulat. C’est en effet le seul terrain (théorique) qui lui reste à notre frère Nkwa Ngolo pour faire valoir de l’opportunité de sa proposition, après sa publique rétractation de son application pratique au Libéria.

Je suis néanmoins satisfait de l’évolution positive du langage dissertatif de notre frère Nkwa Ngolo qui commence à nous épargner du leitmotiv " expert- bourlingueur".



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 15/06/2013 11:29:02
@NONO

Quand j’invite les gens à se servir de mon texte pour critiquer ma vision de la démocratie, c’est pour éviter que leurs critiques reposent sur ce que je n’ai jamais dit. C’est malheureusement ce que vous faites.

Commençons par votre remarque sur mon constat sur l’homme congolais en matière de culture de débat. C’est vrai, je souligne, comme Bamba-di-Lelo, une tare dans le comportement de l’homme congolais. Mais contrairement à Bamba-di-Lelo, je n’affirme pas que cette tare explique notre déficit en matière de gouvernance. Rappelez-vous que pour Bamba-di-Lelo, il y a deux explications : la médiocrité des hommes politiques et la légèreté du peuple. Pour moi, c’est le modèle démocratique occidental qui est en cause. Et dans la mesure où l’on devrait rester dans ce modèle, je pointe du doigt la constitution et partant, les institutions boiteuses qu’elle met en place. Je ne fais donc pas mienne l’explication de Bamba-di-Lelo.

Revenons maintenant à vos questions, qui vous poussent à croire que vous avez des arguments pertinents, et vous allez vous rendre compte que vous m’attribuez des propos que je n’ai jamais tenus.

Voici votre première question : « Par quel tour de passe-passe conciliez-vous votre négation d’une spécificité de l’homme congolais (africain) avec la nécessité pour vous de lui tailler un costume constitutionnel original, en l’occurrence une "démocratie consensuelle" en lieu et place d’une « démocratie partisane et conflictuelle » courue de par le monde ?
Je n’ai jamais parlé de la spécificité de l’homme congolais (africain). J’ai toujours parlé de l’hétérogénéité du tissu social congolais ou africain, c’est-à-dire de l’existence au sein d’un même Etat de plusieurs sensibilités identitaires (ethniques et régionales). Et j’ai toujours mis l’accent sur un autre facteur important, la culture politique de l’Afrique traditionnelle qui a toujours privilégié le consensus plutôt que la conflictualité.

Votre deuxième question découle de la première. Comme celle-ci, elle me prête des propos que je n’ai jamais tenus, à savoir la spécificité de l’homme congolais (africain).

Troisième question : « Pour que votre modèle institutionnel ne reste à jamais un projet théorique dans vos tiroirs, vous devez avoir prévu des difficultés à son application effective ; quelles sont les principales »?

D’abord, je dois vous dire que cette question est mal posée. J’ai conçu un modèle démocratique nouveau dont le but est de construire une unité nationale effective, de briser l’excès de pouvoir du président de la république tel que le lui accordent les institutions dites démocratiques actuelles, de minimiser le clientélisme politique et au finish d’asseoir une démocratie effective, en évitant la conflictualité. Il vous appartient à vous de souligner les difficultés que rencontrerait une application éventuelle du modèle. Mais puisque vous me posez la question, voici les difficultés que j’imagine.

1. La paresse de l’intellectuel congolais qui, au lieu de lire attentivement un texte, préfère prêter à l’auteur des propos qu’il n’a jamais tenus.
2. Le complexe du colonisé, qui croit qu’il n’y a rien à puiser dans le patrimoine politique traditionnel pour construire une démocratie effective.
3. La croyance si répandue au Congo et ailleurs en Afrique selon laquelle dès qu’il est question de démocratie, on s’imagine qu’il ne faut pas réinventer la roue alors qu’il existe plusieurs sortes de roues et que d’autres formes restent à inventer.
4. Le mépris de la théorie (Vous venez de m’inspirer un autre article) que vous avez-vous-même exprimé d’une certaine manière dans l’une de vos interventions que je vais chercher après vous avoir répondu pour l’utiliser dans l’article que vous venez de m’inspirer.
5. La difficulté inhérente à tout passage de la théorie à la pratique.

Voilà ce que je peux souligner pour l’instant. Certainement que d’autres difficultés me viendraient plus tard à l’esprit. Mais ce qui est le plus important, c’est de me démontrer que je me trompe et que ma vision de la démocratie aurait du mal à atteindre ses objectifs.

Merci de m’avoir inspiré. Rendez-vous au prochain article, si B.A.W veut bien le publier.





Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 15/06/2013 12:20:46
ANkwa Ngolo Zonso,

Votre analyse me pousse à croire que vous avez un sérieux problème au niveau de la compréhension de certains concepts en sciences politiques.N’ai je pas à faire par hasard à Monsieur Mayoyo Bitumba Topo Tipo?Si oui,je vous conseille en toute modestie, de vous abstenir d’engager des dicussions auxquelles vous n’avez pas la maîtrise essentiellement.Soyez modeste .Enfin,je ne suis pas Kabiliste comme vous.

En toute amitié.

Kolomboka



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 15/06/2013 15:05:11
Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,

Je reviens vers vous avec une série des questions concernant la possibilité d’avoir un débat et des résultats concrets sur les idées que vous proposez dans le contexte d’un pays africain comme la RDC. Nous savons tous que les idées et outils institutionnels que vous proposez devront être consignés dans la constitution et qu’un tel processus n’est pas facile dans un pays comme la RDC sans minimum d’Etat, sans classe moyenne autonome, sans société civile autonome. Nous savons aussi qu’une constitution est juste un document qui aura besoin d’un contexte politique et d’hommes politiques devoués à la bataille pour l’Etat de droit et la bonne gouvernance pour devenir la norme pour tout le monde.

Les questions ont besoin d’un debut de response sont les suivantes. First, comment avoir le contexte politique et des hommes politiques necessaire dans la situation actuelle de la RDC? Second, meme si les arrangements institutionnels appropriés sont adoptés et consignés dans la constitution, etes vous sur que les hommes politiques qui controllent tout dans le pays pourront de faire violence pour accepter sans resistance le changement de paradigm institutionnel que vous proposez? Third, en cas de résistance et de sabotage, d’ou provindra le sécours? Nous faudra-t-il avoir un autre CIAT (comité international d’accompagnement de la transition) ou un arbitre international? Fourth, eu égard a la précarité du contexte socio-politique dans lequel vivent les hommes politiques vivent en RDC ces jours ci, est-il possible d’avoir meme un debut de débat (sans parler des résultats concrets) sur les idées que vous proposez?

Merci et à bientot, Joseph Uchudi



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 15/06/2013 15:35:51
@Mamale,

Je ne me suis pas rétracté en ce qui concerne ta réaction sur l’application de ma vision de la démocratie au Liberia. Le Liberia est un pays qui, comme tous les autres Etats africains, voue un culte béat à la démocratie de type occidental. Ce que j’ai fait dans ce pays, c’est appliquer ma vision dans un exercice bien déterminé, à savoir l’organisation de la population en vue de sélectionner les candidats gouverneurs, vice-gouverneurs et commissaires des districts à nommer par la présidente de la république. Contrairement à mes collègues postés dans d’autres provinces du pays et qui avaient privilégié l’appartenance aux partis politiques pour organiser la population, je m’étais appuyé sur les sensibilités ethniques, religieuses et régionales, c’est-à-dire les différences identitaires à l’intérieur de la province pour mieux organiser la population. Non seulement ma province était la première à soumettre les résultats de l’exercice, mais une fois les résultats arrivés au bureau de la présidente, il n’y avait pas la moindre contestation, contrairement aux autres provinces.
Vous m’apprenez que NON et BOMA OMENA HENRI m’ont posé des questions restées sans réponse ; ce qui suggérerait que ma vision ne tiendrait pas debout. Rappelez-moi la question de BOMA OMENA HENRI. Quant à la question de NONO, je n’ai pas à concilier ma négation de la spécificité de l’homme congolais, telle que perçue par Bamba-di-Lelo, à ma vision d’une démocratie spécifique au Congo. Sa question aurait un sens si j’avais soutenu qu’il faut une démocratie spécifique au Congo parce que l’homme congolais est spécifique. Or, pour moi, la spécificité de la démocratie au Congo et ailleurs en Afrique est liée à la spécificité du tissu social africain. Il y a une différence entre la spécificité de l’homme congolais et du tissu social congolais, composé de plusieurs autres identités entre l’individu et son sentiment d’appartenir à un Etat, à savoir les identités tribales, ethniques et régionales fortement ancrées en nous.



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 15/06/2013 18:34:49
A Nkwa Ngolo Zonso,

C’est avec regret que je me permets de vous dire que nous ne sommes pas tous des Kabilistes comme signalé dans l’intitulé de votre article.Tant mieux pour ceux de mes compatriotes qui épuiseraient une telle thématique.Mon intervention a pour but de vous aider à éviter toute disperssion d’énergie lorsqu’on aborde un sujet précis.Dans le cas présent,j’ai difficile d’imaginer votre point de départ,c’est à dire le fil conducteur qui devra permettre aux lecteurs de mieux comprendre l’enchaînement logique de votre pensée.L’analyse en face de moi ne semble nullement me convaincre.Bien au contraire,je constate,sans crainte de me tromper que Nkwa Ngolo Zonso veut transformer le site de Congoindépendant.com en un forum de dicussion sur sa conception de la démocratie pourtant le but premier de ce site est d’ouvrir un débat de fond et sans complaisance contre les méfaits de nos dirigeants politiques et également ouvrir l’oeuil du peuple congolais pour une véritable prise en charge de son destin.A lire Nkwa Ngolo Zonso,ce dernier tente d’imposer de manière cavalière sa pensée pourtant fort archaîque.J’estime être en droit de solliciter un débat télévisé avec Nwa Ngolo Zonso. Je le souhaite vivement.


En toute amitié.

Kolomboka



Kolomboka



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 15/06/2013 19:26:56
@Daniel MAKILA.

Personne n’a jamais dit que le problèmes du Congo sont nés avec Joseph Kabila. Ils existaient bien avant ton Raïs chéri. Les Kabila avaient pris les armes pour chasser le dictateur Mobutu et essayer de résoudre les problèmes du Congo. Sous leur règne, nos soucis sont amplifiés.

Quand on appartient à l’aille dure du kanambisme, on devient daltoniens, aveugle.



Nono [no2.bay@orange.fr] 16/06/2013 03:39:18
@NNZ

Mais que me répondez-vous là, cher NNZ ? Ici des pirouettes qui cachent mal votre embarras dans vos contradictions ; là une réponse inutile au contraire de ma question…

1° Lorsqu’on fait tout un speech sur le déficit du débat chez les Congolais, de leur tendance à excommunier, des opposants à la dictature qui au pouvoir deviennent à leur tour des autocrates, que nous sommes tous de Joseph Kabila… ; de quelles autres explications savantes de votre part avons-nous besoin pour conclure que comme Bamba vous tancez la médiocrité des hommes politiques et la légèreté des citoyens ? Et quelle excuse allez-vous nous faire gober encore pour que nous croyons que de tels comportements n’obèrent pas la bonne gouvernance, mauvaises ou bonnes institutions ? Redevenons sérieux, svp !

2° Vous dites à longueurs de pages qu’il n’y a pas un homme congolais fautif (en partie parce que la faute ne serait qu’héréditaire selon vous) mais bien les mauvaises institutions, les premières coupables ! Pour vous l’homme congolais (africain) n’existe pas dans sa spécificité. Ma double question était donc de savoir comment vous conciliez cette contradiction, NEGATION de sa spécificité et nécessité pour lui d’un modèle institutionnel original d’une part… De l’autre je m’étonnais que vous vous acharniez à lier toute spécificité (si elle existe) à une tare héréditaire immuable. C’est votre axe de défense qui est pour moi sans objet car la spécificité existe mais n’est pas une tare irréversible !
Et là votre réponse va dans tous les sens sauf d’une réponse à ma question. L’hétérogénéité du tissu social est tout au plus une lapalissade qui ne peut infirmer la spécificité de l’homme africain ; au contraire…

3° Je ne répondrai pas à l’énoncé des difficultés dont je m’étonne que vous ne les ayez pas recensées, prévues tant que ça (vous n’êtes quand même pas un savant fou dans sa bulle qui ne cherche pas à savoir si sa trouvaille théorique est applicable ou pas…) surtout parce que je ne veux pas aller aujourd’hui au fond de vos propositions ; ça sera pour une autre fois mais l’avais déjà fait si vous m’avez lu ! Sinon certaines de vos points me conviennent sauf que le tout me semble trop théorique, difficilement applicable : voilà la raison de cette 3ème question; passons...
Aujourd’hui je voulais juste vous faire remarquer que ces difficultés soulignent encore une fois que quels que soient les textes l’homme qui les applique reste plus important que les lois elles-mêmes. A bon entendeur…



Nono [no2.bay@orange.fr] 16/06/2013 04:13:51
@Belewono

Petite rectification en passant !
"Nkwa Ngolo Zonso" n’est pas du "kikongo antique", c’est la langue qu’on a toujours parlé et qu’on continue à parler jusqu’aujourd’hui dans les villages de mon père et de ma mère
dans le Bas Congo...
Bien sûr l’expression peut qualifier Dieu !

Mais peut-être le compariez-vous avec le "munu kutuba" çàd le "kikongo vernaculaire" parlé dans les villes du Bas- Congo comme Matadi, Boma, au bas Bandundu et dans quelques villes du Sud au Congo Brazza; à la radio, à la télé dans les 2 Congo.
C’est le "kikongo ya leta" çàd un patois fabriqué par le colon à partir de ce kikongo de chez-moi qu’il ne pouvait maîtriser.
Voilà !



Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 16/06/2013 09:54:25
Cher Compatriote Nkwa Ngolo,

Je souhaite vous confirmer, à travers ce petit mot, que de nombreux Congolais partagent votre vision de la démocratie en Afrique.
Nous y sommes parvenus après un diagnostic sans complaisance des pratiques démocratiques, à l’occidentale, expérimentées dans notre pays depuis l’Indépendance.

Le moment viendra, un jour, où il sera possible de mettre en pratique une autre façon de faire de la politique en RDC. Cette démarche ne pourra être acceptée par les nôtres qu’après un deprograming des mentalités, une remise en question des relations de l’Etat avec les citoyens, la mort de l’Etat de type léopoldien actuellement pérennisé - encore et encore - malgré ses multiples avatars, une véritable redistribution des pouvoirs et compétences en privilégiant la base du pays. Le salut et le développement du pays sont à ce prix.

Les Romains disaient sentencieusement: "Errare humanum est. Sed perseverare diabolicum."

J’étais heureux d’apprendre que vous aviez pu expérimenter la démocratie à partir des bases sociologiques au Libéria. Il y a nécessité de structurer la méthode et le processus de manière plus normative. On pourrait, le cas échéant, poursuivre le débat hors CIC.



BI DIANA [marcelinomukoko@yahoo.fr] 16/06/2013 10:02:59
J’ai toujours eu mal de tête quand je lu les écrits des Intellectuels Congolais. Les Arguments faisants des Congolais les ágaux de Joseph Kabila, font usage de mépris et de manque du respect envers ses Patriotes.
Le manque de considération contre les Congolais est le propre des ennemis des Congolais, qui occupent aujourd’hui la RDC.
Parfois ils disent que la RDC est le pays le plus pauvre, selon les Statistiques du PNUD, mais, c’est faux; la RDC est le pays le plus riche du monde.
Ils font semblant d’oublier que les meilleurs Médecins d’Afrique sont les Congolais.
Les meilleurs Professeurs des Universités, ce sont les Congolais.
Quand nous débatons avec les autres Intellectuels Africains, ils disent que les Congolais sont Très intelligents, mais, dans leur Pays rien ne marche.
Rien ne peut marcher, car c’est un pays convoité par tout le monde.



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 16/06/2013 12:43:12
@Joseph Uchudi,

N’exagérons rien. Il y a un minimum d’Etat au Congo, sinon le pays serait semblable à la Somalie d’hier. Et ce minimum d’Etat a permis que le pays ait une constitution en dépit des faiblesses que vous soulignez. Je ne pense pas que la constitution ait besoin d’hommes dévoués pour qu’émerge l’Etat de droit. Je pense au contraire qu’une constitution bien ficelée est celle qui permet de mettre hors d’état de nuire des hommes qui, même choisis librement par le peuple, deviendraient une nuisance pour la nation. Concernant votre question sur le contexte, je pense que tant que nous sommes encore en train de tâtonner, la nation aura d’autres grands rendez-vous avec l’histoire. Et il faut espérer que cette fois-là, une majorité des participants se rendront enfin compte que le combat contre des personnes qui a toujours été le nôtre n’en est pas un et qu’il faut combattre le mauvais système, celui de la démocratie partisane et conflictuelle, qui pérennise pourtant la dictature. Il y a toujours eu des résistances à tout changement politique. Mais celles-ci ne vont pas toujours jusqu’à bloquer la machine du changement. Mobutu s’amusait à jurer que jamais de sa vie le multipartisme n’aurait droit de cité au Congo. On connait la suite. Je connais les critiques des Congolais contre la communauté internationale. Certaines de ces critiques sont fondées. Mais je sais d’expérience qu’on peut s’appuyer sur la communauté internationale pour se relever. J’ai appris une chose. Quand on a des idées à défendre en politique dans un pays comme le nôtre, il vaut mieux être à l’abri du besoin. Voilà pourquoi je vulgarise encore mes idées dans le cadre très limité de CIC. Je sais qu’il y a des gens qui comprennent enfin le bien-fondé de ma démarche, mais c’est une goutte d’eau par rapport à l’ensemble de notre peuple. Peut-être qu’un jour, quelqu’un fera sienne ma vision de la démocratie au point de la porter au-devant de la scène politique. Après tout, un théoricien ne doit pas forcément être un praticien.



mamale [mamale@live.fr] 16/06/2013 13:50:00
Mon frère Nkwa Ngolo,

Ayant capté tous les éléments de la problématique que vous soulevez, je crois comprendre que sur toute la ligne, vous vous embrouillez sur les concepts, sur la sociologie comparative occidentale et africaine sur laquelle aseoir les principes démocratiques, ainsi que sur le lien que vous établissez entre cette sociologie et l’exercice du pouvoir.

Il est à mon avis erronné d’opposer le concept de conflictualité à celui de consensus (accord du plus grand nombre), celui-ci étant, en dehors des cas des décisions unanimes (unanimité=accord de tous les votants), l’aboutissement d’un processus conflictuel. Notons en passant que le caractère conflictuel est subjacent même dans les décisions unanimes. Ceci étant, vous conviendrez avec moi que le consensus sur la désignation des autorités sur bases ethno-tribales ou communautaires réussi par vous au Libéria reste à part entière l’aboutissement d’un processus conflictuel entre les notables de ces entités. Ici est d’ailleurs questionnable la valeur démocratique de ces désignations qui excluent l’avis des masses populaires de ces ethnies ou tribus. Je suppose que dans vos investigations, vous continuez à admettre la démocratie comme régime politique dans lequel le peuple élit ses réprésentants.

Sans nous trop nous engouffrer dans les domaines de l’ethno-sociologie ou de l’anthropo-sociologie, en quoi le tissus social africain diffèrerait-il de celui occidental en général et européen en particulier du point de vue de leur stratification en communauté? En presque rien. Tout comme en Afrique, en Europe il y a des identités fortes qui se sont forgées au fil des siècles: les bretons se sentent bretons avant de se dire français, les catalans, basques, andalus se sentent de leurs propres régions et communautés avant de se dire espagnols, etc. Si nous nous enfonçons beaucoup plus en détails, les basques par exemple ont leur conception particulière de transmission de l’héritage, différente des andalus, de même que le mundibu et le ngbaka ont leurs conceptions particulières du mariage....Ceci dit, il n y a pas à priori une théorie qui tienne, dissociant les valeurs démocratiques dans les sociétés, soient-elles africaines ou européennes.

J’en viens ici à la question soulevée dans l’intervention de notre compatriote Boma Omena, à savoir "Quelles sont les projets de société ou les idéologies structurant ces entités ethniques entre elles et à l’intérieur de chacune d’elles de manière suffisamment consensuelle, efficace et démocratique pour permettre non seulement la cohésion politique de tous les citoyennes et citoyens de l’Etat R.D.C. sans discrimination ethnique dite "tribaliste", mais aussi pour préserver la souveraineté et l’indépendance de cet Etat dont le territoire, au lieu d’être dit "protégé" voire "sanctuarisé", est présenté comme "le gros gâteau léopoldien" soumis à toutes les convoitises ?".
Toute proportion gardée, cette question est fondamentale pour comprendre la cimentation de ces entités tribalo-ethniques en une province, région et nation. Tout comme l’amour unirait un couple, une idéologie partagée et un projet commun de société sont fondamentales pour ce. Dans le système démocratique représentative actuel, le vecteur transversal de ce trait d’union se trouve être le parti politique. J’estime que si poussée démocratique nous devons chercher, nous devrions plutôt nous diriger vers plus de pouvoir de décision de l’individu de la société. Avec le progrès de la science, nous y arrivons peut-être.

Si l’agencement institutionel est une réalité des démocraties occidentales en général et européennes en particulier, celui-ci ne devrait en principe pas faire défaut en Afrique, étant donné, comme nous l’avons souligné ci-haut que nous sommes en face des structures sociales similaires. De plus, si en Europe, des communautés ou régions ont leurs propres constitutions dans le cadre général de la nation, rien en principe n’empêcherait l’Afrique de faire de même. La raison de l’émergence et maintien des dictateurs en Afrique devrait en conséquence être analysée sous un autre angle. En somme, tant que le vouloir n’animera pas notre intérieur, rien ne changera à la donne. Et dans le cas du Congo notre pays, aussi longtemps que nous resterons dans la situation d’occupation, nous ne devrions pas nous faire d’illusions.




Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 16/06/2013 18:16:00
Compatriote Nkwa Ngolo Zonso

Quand on observe les faits de l’histoire, on constate que les pays ont décliné quand le pouvoir était très concentré entre les mains d’un petit nombre de leaders politiques au lieu d’être dispersé plus largement entre les citoyens rassembles dans leurs sensibilities identitaires. Dans le cas de la RDC, toutes les expériences douloureuses à la Nation connues depuis l’indépendance nous poussent a la necessite d’avoir un systeme de gouvernement basé sur des outils et arrangements institutionnels qui partagent le pouvoir (“power-sharing government”) au lieu de le consacrer entre les mains d’un groupe des copains.

Est-il possible d’avoir un jour un système de gouvernance approprié a la tête de la RDC? Oui c’est possible. Il y a a mon avis trois difficultés principales. La première est la resistance qui pourra provenir des protagonistes ou beneficiaires du système actuel. La deuxieme est la capacité des hommes politiques congolais a faire voir a ces groupes des profiteurs que leurs interets seront toujours sauvegardés comme c’est le cas dans des pays comme le Kenya, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. La troisieme est la capacité des hommes politiques congolais a se doter d’une architecture institutionnelle appropriée.

Merci et a bientot, Joseph Uchudi




Nono [no2.bay@orange.fr] 17/06/2013 11:52:13
@NNZ
Mais qu’est-ce que c’est encore; qu’est-ce que c’est ? De la manip délibérée ou un improbable quiproquo ? Vous m’attaquez injustement et me voici obligé de revenir me défendre, me répéter même et muscler ma parole moi qui jusque-là émettais loyalement et tranquillement mes avis !
Je viens de lire votre réponse à Mamale où vous lui répondez aussi à ma question et comme par hasard, entre votre réponse à moi et celle à Mamale il y’a comme des glissements même des contradictions !

1° C’est à se demander qui n’arrive pas à lire les autres, qui fait dire à l’autre ce qu’ils n’a pas dit…?
Dans mes propos, il n’y a point de "spécificité à la Bamba" comme vous l’insinuez honteusement mais une question de fond que je vous pose depuis le début, à la lecture de vos billets successifs !!! Et ce que je vous prête, ce n’est la spécificité (comme vous le disiez dans votre réponse) mais bien le contraire, votre inconséquente négation d’une spécificité de l’homme africain !
A propos, pourriez-vous me dire ce que je vous ai fait dire que vous n’avez pas dit ???

2° Vous êtes le champion de la négation d’un homme africain, vous l’avez clamé sur tous les tons, vous ne retrouvez chez lui qui cloche que les institutions ; raison pour laquelle vous ne jurez que par votre trouvaille de "démocratie consensuelle" contre celle que vous appelez "partisane et conflictuelle" ! C’est quoi nier l’existence d’un homme africain sinon lui refuser sa spécificité càd ses mentalités, ses comportements individuels et collectifs, ses us et coutumes, ses valeurs propres ?
Convoquer le tissu social pour l’opposer à l’homme membre de cette société est une pirouette qui ne tient pas. Comment un tissu social africain peut-il être différent par exemple de celui occidental sans que ses membres le soient aussi, aient aussi des comportements et des conditionnements différents entre eux ? C’est quoi d’autres les réflexes tribalistes et régionalistes qui vous font saliver pour votre modèle gagnant, votre grand soir institutionnel ?
Voilà donc le sens de ma 1ère question : comment conciliez-vous NON-SPECIFICITE (=pas d’homme africain) avec SPECIFICITE (=institutions originales) ???

3° Votre axe de défense contre la spécificité de l’homme africain c’est sa capacité d’évolution quand il change d’environnement : c’est que pour vous curieusement cette spécificité ne peut-être qu’héréditaire, immuable alors que pour moi les mentalités, les comportements… changent bel et bien. Voilà l’objet de ma 2ème question !

4° Pour moi, une théorie politique, constitutionnelle… qui est inapplicable, non seulement n’est pas valide mais ne mérite pas dans le contexte de nos urgences qu’on perde notre temps précieux à en discuter. Ainsi je trouve illogique et irresponsable qu’un auteur n’en examine le champ de son application ; scientifiquement les éventuelles difficultés ainsi entrevues devraient lui permettre d’améliorer la qualité de son travail…
Je ne conçois pas un travail sérieux en simple exercice de style pour apprentis dialecticiens de salon. Voilà la raison de ma 3ème question !

5° Enfin je répéterai que personne de sensé ne récusera la nécessité d’adaptations, de révisions institutionnelles chez-nous (même en adoptant le modèle consensuel de NNZ, je reviendrai sans doute en parler sur le fond lorsque j’aurais fini son parcours…) mais ce serait une supercherie de faire croire que les seuls textes nouveaux viendraient nettoyer nos écuries d’Augias comme le chante à plus envie notre NNZ…
Notre Constitution est copiée de la française; pourquoi la France n’en a pas fabriquée une Ré publique bananière chez-elle comme nous en avons fait ???
L’homme qui doit appliquer et faire appliquer la Loi restera le premier auteur du changement : il devrait autant si pas plus mériter notre attention !!!
Voilà...














Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@gmail.com] 17/06/2013 15:24:44
@Nono

Il nous sera difficile d’avancer dans un débat pareil parce que vous continuez à me prêter des propos qui n’ont jamais été les miens. Tenez ! Vous écrivez, par exemple, que pour moi, la faute ne serait qu’héréditaire. Vous poursuivez que je m’acharne à dire que toute spécificité (si elle existe) doit être liée à une tare héréditaire immuable. Sortez-moi un seul extrait d’un article dans lequel j’aurai tenu des propos aussi débiles. Je parle de l’hétérogénéité du tissu social ou des sensibilités ethniques et régionales fortement ancrées dans le vécu social des citoyens. C’est pourtant écrit noir sur blanc dans mes articles.

J’ai envoyé un texte à B.A.W sur des réactions semblables à la vôtre quand vous affirmez : « certaines de vos points me conviennent sauf que le tout me semble trop théorique, difficilement applicable ». Voilà pourquoi je vous avais dit que vous posiez mal votre question. Puisque tel est votre jugement, il vous appartient de démontrer, en vous basant sur l’article sur ma vision de la démocratie et non sur autre chose, en quoi cette vision serait difficilement applicable.



Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@gmail.com] 17/06/2013 16:14:28
@mamale

C’est depuis 1999 que ma vision de la démocratie a été publiée dans un livre. Depuis lors, je la vulgarise de différentes manières. Je ne demande à personne de produire une analyse critique du livre. J’ai rédigé un article qui reprend l’essentiel de cette vision. Jusqu’à ce jour, des remarques pleuvent généralement sur des propos que je n’ai jamais tenus. Si vous n’approuvez pas cette vision, ce qui est votre droit le plus légitime, mais puisque nous sommes dans un forum de discussion, ne pensez-vous pas qu’il serait plus simple de partir de ce qui est écrit dans cet article et de me démontrer, dans un article critique, en quoi consiste votre désaccord ? Ne pensez-vous pas que le débat pourrait continuer plus facilement ? Vos réactions peuvent parfois être très longues. Pourquoi ne pas en faire une analyse critique et bien structurée sur le sujet qui nous concerne, article que B.A.W. pourrait publier ?

Je pars d’un constat simple et indiscutable. Notre attachement à nos identités ethniques et régionales est fortement ancré en nous. De loin beaucoup plus que notre attachement à une quelconque idéologie importée. D’ailleurs, les importateurs d’idéologies n’ont souvent pour fief que leurs ethnies ou régions. Pour moi, il serait plus simple que la démocratie s’organise sur la province plutôt que sur le parti et que nos différentes créent une union nationale effective en participant toutes à l’exercice du pouvoir national plutôt que d’assister à la domination de l’appareil de l’Etat par des membres d’une ethnie ou région ; spectacle auquel nous convie la démocratie partisane et conflictuelle après la tenue des élections. Il vous appartient de me démontrer que l’unité nationale et la bonne gouvernance seraient en danger si jamais on appliquait ma recette. A cet égard, la question d’Omena est mal placée parce que (1) pour hisser la province au rang d’institution politique, il n’est pas nécessaire qu’elle soit porteuse d’un projet de société ou d’une idéologie ; (2) la démocratie, qu’elle soit basée sur le parti ou la province, ne signifie pas mettre le pays à l’abri des convoitises. Cela contribue tout simplement à mieux gérer la chose publique. Par ailleurs, les projets de société des partis politiques congolais sont de simples catalogues de bonnes intentions. Cela empêche-t-il le Congo d’organiser la démocratie sur base des partis ? Existe-t-il dans ces partis des idéologies qui mettraient le Congo à l’abri des convoitises ?
Au sujet de l’hétérogénéité du tissu social, je n’ai jamais dit que les pays africains étaient les seuls à vivre ce phénomène. J’ai au contraire écrit plusieurs articles dans lesquels je démontre la similitude avec la société belge ou encore la société helvétique. Quand dans un pays les citoyens ressentent fortement leurs identités autres que celle liée à l’Etat, on fait comme en Belgique ou en Suisse. On les intègre dans l’agenda public au lieu de les nier comme le voudrait la politique congolaise ou africaine. On les nie, mais on les instrumentalise. C’est tout sauf intelligent comme démarche politique.
J’attends que B.A.W publie votre analyse critique de l’article sur ma vision de la démocratie. On pourrait alors utilement poursuivre la discussion.



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 17/06/2013 21:29:51
Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,


Notre frère BI DIANA a conclu sa réaction a votre article par l’observation suivante: Rien ne peut marcher, car la RDC est un pays convoité par tout le monde. Ce point de vue m’est allé tout droit au coeur. Il est similaire à mon analyse selon laquelle la source du gachis qui a élu domicile en RDC est "ailleurs" et non dans l’incapacité des intellectuels zairo-congolais à mettre leur savoir au service de peur pays.

Les questions qui ont besoin d’un debut de réponse sont les suivantes. Est-il vrai que depuis le moment ou nous étions l’Etat Indépendant du Congo, notre pays a toujours été un territoire convoité par tous les grands pays du monde? Est-il vrai que, pour la communauté internationale, la RDC est un patrimoine mondial qui ne devrait pas être laissé aux congolais seuls? Si la réponse est “oui” à la deuxieme question, pourquoi nos hommes politiques n’ont jamais inséré cet aspect des choses dans notre constitution? Pourquoi nos hommes politiques n’ont jamais songé à créer un framework ou schema de gouvernance nationale qui pourra promouvoir a la fois et nos objectifs nationaux et les interets de nos partenaires internationaux? Pourquoi n’avons-nous jamais songé à mettre en place un schema de developpement national semblable à celui qui existe dans des pays comme le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Ethiopie?

Merci et a bientot, Joseph Uchudi



mamale [mamale@live.fr] 18/06/2013 14:19:18
C’est avec esprit critique constructif que j’ai dû intervenir sur l’essence de votre supposée théorie de démocratie, et en ayant capté les idées confuses et à des endroits erronées, je crois pouvoir me dispenser d’en consulter le livre ou un nouvel article.

Il serait inutile de "poursuivre utilement la discussion" si de votre part, vous appliquez la "politique de la sauterelle", esquivant toute solide argumentation qui mette à terre votre prétendue trouvaille. Je sais pertinemment que l’édition d’un livre suppose des coûts à couvrir par des rentrées financières, mais pour le progrès de la science et le triomphe de la vérité, l’idée soutenue dans ledit livre devrait à notre avis admettre des critiques, ce que nous avons fait de bonne foi en réagissant à votre article par lequel vous reprenez les idées de votre chère théorie.
En effet, si vous soutenez que "je ne demande à personne de produire une analyse critique du livre", comment voulez-vous que nous puissions poursuivre utilement la discussion?

Toutefois, je reste ouvert au débat scientifique et reste en attente de la nouvelle publication de votre idée avec espoir préalable que vous gardiez mes éclaircissements sur les concepts et la question fondamentale d’Omena, du moins la première proposition de cette longue interrogation (ce qui intéresse).



Nono [no2.bay@orange.fr] 18/06/2013 17:45:32
@NNZ
Vous aurais-je mal lu ("à l’insu de mon plein gré...") ou pas suffisamment ? C’est possible !
Ou vous aussi, vous seriez-vous exprimé incomplètement à un moment donné ? Pourquoi pas ? Cela arrive, même aux meilleurs !

Qu’à cela ne tienne; si je me suis trompé je reconnaîtrais ce vice de lecture qui porte en fait sur la charpente de votre construction et reviendrais à la matière de vos propositions...

Pour l’instant, je maintiens que selon NNZ, l’homme africain n’existe pas; il n’y a pas de tare héréditaire (c’est vrai en plus !); la preuve, ajoute-t-il, il évolue en mieux, transplanté en Occident... Ses échecs actuels seraient dus aux seuls impairs de ses institutions bêtement copiées de l’Europe, ancienne colonisatrice !
Pour ma part, je persiste et signe que c’est l’homme (africain) le "maître d’oeuvre" de bout en bout : c’est lui qui sera dans les dispositions d’accepter et d’initier le changement comme c’est lui qui l’appliquera (bien ou mal) !

Bon; en attendant, je vais de suite revoir mes sources (vos écrits) et vous les soumettrez au besoin pour explication !
Dont-acte; dirais-je ! Pour le moment...


 

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