AccueilCharteQui sommes-nous?RédactionAidez votre journal
13 Juin 2013

Nous sommes tous des Joseph Kabila

 

Le "raĂŻs" "Joseph Kabila"

A la veille du deuxiĂšme tour des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2006, un intellectuel de notre district, le Kwilu, avait publiĂ© sur Kikwitonline.com un article vantant les mĂ©rites du lumumbisme, puisque voyant le Kwilois et lumumbiste Antoine Gizenga sur le point d’exercer le pouvoir au sommet de l’Etat. Dans un article critique, nous avions soulignĂ© que Lumumba n’avait laissĂ© aucune pensĂ©e politique susceptible de nous permettre d’ĂȘtre gouvernĂ©s dĂ©mocratiquement et qu’on ne pouvait attendre aucun miracle de son disciple Gizenga. Notre article avait suscitĂ© une vague d’indignation. C’est Ă  peine si nos frĂšres kwilois ne nous considĂ©raient pas comme un traitre Ă  notre identitĂ© rĂ©gionale.

Un jour en visite chez un compatriote dans la commune de Woluwe Saint Lambert Ă  Bruxelles, celui-ci nous prĂ©senta de maniĂšre inattendue Ă  son premier visiteur : « Muntu ya nge ke zolaka kubula sambu yandi ke zolaka Gizenga ve, yandi yai. Bula yandi ». Traduisez : « L’homme que vous avez toujours voulu frapper parce qu’il n’aime pas Gizenga est lĂ . Frappez-le ». Ainsi, nos prises de position insupportaient ce Kwilois au point qu’il avait jurĂ© de nous rĂ©gler le compte si jamais il nous rencontrait.

En crĂ©ant son journal en ligne, Baudouin Amba Wetshi a eu la bonne idĂ©e de faire de nous des lecteurs actifs. Nous pouvons donner notre avis sur les articles et bien d’autres Ă©crits. Mieux, il a crĂ©Ă© l’espace Opinion & dĂ©bat qui accueille le texte de n’importe quel lecteur, Ă  condition qu’il ait Ă©tĂ© approuvĂ© par la rĂ©daction. Les articles des lecteurs sont aussi interactifs. Comme son nom l’indique, l’espace Opinion & dĂ©bat sert Ă  tout un chacun d’exprimer son opinion sur le sujet de son choix. Il permet Ă©galement Ă  tout un chacun de rĂ©agir aux opinions des autres. On peut rĂ©agir de deux maniĂšres. En postant sa rĂ©action Ă  travers la bien nommĂ©e fenĂȘtre RĂ©agir, situĂ©e en bas de chaque article. Ou en rĂ©digeant un article qu’on soumet Ă  la censure de la rĂ©daction. L’enjeu d’un tel espace n’est pas le pouvoir ou les moyens d’existence du lecteur, mais la culture du dĂ©bat, partie intĂ©grante de la libertĂ© d’expression et ingrĂ©dient indispensable Ă  toute dĂ©mocratie. Mais que constate-t-on rien qu’à ce niveau oĂč il n’y a aucun enjeu pour la vie du lecteur ? L’attitude dĂ©crite ci-dessus a dĂ©jĂ  donnĂ© le ton. Parcourons maintenant les rĂ©actions Ă  notre dernier article sur le diagnostic que Bamba-di-Lelo a posĂ© pour la deuxiĂšme fois sur le mal-ĂȘtre de notre nation.

Puisque nous avons sur le sujet des avis, idĂ©es, rĂ©flexions ou opinions diffĂ©rentes, ce qui fait l’essence mĂȘme d’un dĂ©bat, Kolomboka nous accuse de ne pas tenir compte des positions pertinentes des autres, sans toutefois dĂ©montrer en quoi elles sont pertinentes. Pour lui, nous ne sommes pas humble, avis partagĂ© par Nono qui estime que nous sommes guidĂ©s par un dĂ©sir obsessionnel de dĂ©nigrer les autres. Faute de changer d’attitude, c’est-Ă -dire de nous taire quand nous ne partageons pas l’avis de Bamba-di-Lelo ou de quelqu’un d’autre, Kolomboka souhaiterait tout bonnement nous voir disparaitre. Pour Ramazani, ne pas Ă©pouser le diagnostic de Bamba-di-Lelo Ă©quivaut tout simplement Ă  refuser d’orienter notre combat vers l’intĂ©rĂȘt national ou Ă  trahir notre peuple pour des intĂ©rĂȘts Ă©goĂŻstes. AprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© des propos que nous n’avons jamais tenus, Ă  savoir que le Liberia appliquerait notre vision de la dĂ©mocratie, Mamale conclut qu’il serait mieux d’aller appliquer celle-ci en enfer. Incapable Ă©galement d’avancer le moindre argument contre nos opinions, Lokumu, lui, invite carrĂ©ment les lecteurs Ă  faire attention Ă  nos Ă©crits parce que nous aurions l’attitude d’un imposteur. FidĂšle Ă  la pratique d’excommunication si courante au sein de l’opposition congolaise qui voudrait que certains se perçoivent comme de vrais opposants tandis qu’ils collent Ă  d’autres l’étiquette de faux opposants, Kalala Boniface a l’impression, en nous lisant, de se retrouver en face d’un infiltrĂ© parmi les combattants. Comme bien de dictateurs africains qui, hier, accusaient leurs opposants de folie, Mafole a une solution toute trouvĂ©e pour nous : « Des personnages de ce genre mĂ©ritent nĂ©cessairement de l’aide et un suivi psychiatrique ». Elombe Bitumba emboite le pas Ă  Kolomboka et Nono, en soulignant que l’orgueil nous habite alors que nous ne faisons que dĂ©battre. Sans doute conscient de ne pas avoir des contre-arguments solides, il conseille Ă  l’AbbĂ© Mbelu et au Dr. Bamba-di-Lelo de ne pas rĂ©pondre Ă  nos rĂ©actions qu’il juge Ă©pidermiques. En clair, il interdit Ă  l’espace Opinion et dĂ©bat de CIC de jouer son rĂŽle.

Cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis Mobutu. Et ça n’arrĂȘte pas. OĂč qu’ils soient, quand les Congolais parlent politique, le ton monte et la discussion vire aussitĂŽt Ă  la querelle. Les arguments se font rares. La vision de l’espace politique national demeure manichĂ©enne. Il y aurait d’un cĂŽtĂ© les bons et de l’autre, les mĂ©chants ou les sauvages. Hier, on Ă©tait automatiquement contre Tshisekedi quand on refusait d’insulter Mobutu, perçu comme le mal zaĂŻrois fait homme, ou qu’on se montrait critique vis-Ă -vis de la dĂ©marche politique du « MoĂŻse Sauveur » qui, depuis le 24 avril 1990, peine Ă  sauver ne fut-ce qu’un seul Congolais du naufrage, Ă  commencer par lui-mĂȘme. Mobutu a fui le Congo. Mieux, il est mort. Mais sa disparition et le fait qu’il ait dĂ©jĂ  deux successeurs sans que rien n’ait changĂ© dans la gouvernance du pays ne poussent pas les Congolais Ă  se remettre en cause. Aujourd’hui encore, tout propos qui ne va pas dans le sens du dĂ©foulement collectif contre le nouveau Roi du Congo, Joseph Kabila Kabange, est synonyme de bĂ©nĂ©diction pour ce dernier. Et quand on ose Ă©gratigner l’image d’un homme se rĂ©clamant de l’opposition vĂ©ritable ou perçu comme tel, on assiste Ă  une levĂ©e des boucliers. Comment interprĂ©ter ce comportement de la part des individus qui se collent volontiers l’étiquette des redresseurs de torts ou de dĂ©mocrates ?

Au-delĂ  des lacunes que l’on peut observer dans les forums de discussion frĂ©quentĂ©s par des Congolais, la culture du dĂ©bat Ă©tant quasi-inexistante dans le cursus scolaire ou acadĂ©mique du pays, il se pose un problĂšme sĂ©rieux quant Ă  notre dĂ©sir de construire un Etat de droit sous le ciel congolais. Les mots ne sont pas innocents. Ils reflĂštent des Ă©tats d’ñme ou des dispositions de l’esprit. Quand dans un dĂ©bat citoyen physique ou virtuel, lieu oĂč il n’y a pas d’enjeu vĂ©ritable pour notre existence, on traite son prochain d’orgueilleux au lieu de lui opposer des contre-arguments, on jure de le frapper, on souhaite qu’il aille en enfer ou qu’il disparaisse ; quand dĂ©battre devient synonyme de dĂ©nigrer ; quand rejeter un argument en exprimant une opinion contraire s’apparente Ă  la trahison ; quand on est perçu comme un imposteur ou un infiltrĂ© parmi les combattants ; quand on veut jeter son contradicteur dans un asile psychiatrique ou qu’on interdit tout bonnement le dĂ©bat, il y a lieu de se demander ce que l’on ferait si le dĂ©bat se dĂ©roulait en plein pouvoir, c’est-Ă -dire lĂ  oĂč il y a des enjeux vĂ©ritables, tel que le pouvoir Ă  arracher ou Ă  conserver, avec tout ce qui va avec, notamment la fortune, la puissance et la gloire. En quoi les attitudes dĂ©crites ci-dessus sont-elles diffĂ©rentes de celles de Joseph Kabila ou des exĂ©cuteurs de ses basses Ɠuvres ? Les rĂ©actions ci-dessus ne dĂ©montrent-elles pas que nous partageons la mĂȘme culture qu’eux et qu’à leur place, tout indique que nous ferions de mĂȘme ? Les gouvernants d’aujourd’hui que nous vouons aux gĂ©monies ne furent-ils pas les opposants d’hier ? AprĂšs s’ĂȘtre positionnĂ© comme opposant Ă  la dictature de Mobutu Sese Seko, Lambert Mende Omalanga ne joue-t-il pas aujourd’hui le rĂŽle de griot de la dictature de Joseph Kabila Kabange, comme hier Sakombi Inongo auprĂšs de Mobutu ? Qu’est-ce qui nous garantit que l’opposant Bambi-di-Lelo d’aujourd’hui ne sera pas l’un des bourreaux de notre peuple demain ?

La seule diffĂ©rence entre nos bourreaux d’aujourd’hui et les dĂ©mocrates autoproclamĂ©s auteurs des rĂ©actions dĂ©crites ci-dessus, c’est que les premiers disposent des instruments coercitifs de l’Etat et jouissent de l’impunitĂ© pour Ă©craser ceux qui osent se dresser contre leur gestion de la chose publique tandis que les derniers n’ont rien pour nous frapper, nous interdire de prendre la parole sur la place publique, nous jeter dans un asile psychiatrique ou nous faire disparaitre. Juste parce que nous osons dĂ©montrer en quoi les avis, idĂ©es, rĂ©flexions ou opinions exprimĂ©es par d’autres ne nous paraissent pas fondĂ©es.

Notre soif de libertĂ©, de justice, de paix et de prospĂ©ritĂ© est tellement immense que loin de nous aider Ă  baliser le chemin de l’avenir, elle nous aveugle au point de nous plonger en pleine culture de l’intolĂ©rance et de l’injure facile vis-Ă -vis de ceux des nĂŽtres appartenant Ă  la caste enchanteresse des hommes du pouvoir. Ramazani l’a bien Ă©crit dans son intervention. Pour lui, notre combat consiste Ă  libĂ©rer notre pays du kabilisme. C’est pour cette raison qu’il soutient le diagnostic de Bamba-di-Lelo qui juge notre peuple superficiel, lĂ©ger et trĂšs peu tenace, ayant la sulfureuse rĂ©putation d’avoir perdu toute mĂ©moire. Parce qu’il ne se soulĂšve pas contre la dictature de Joseph Kabila Kabange. Ce combat, l’homme congolais le mĂšne depuis l’indĂ©pendance. Et depuis l’indĂ©pendance, le pays a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de Patrice-Emery Lumumba, prĂ©sentĂ© par de grands hommes tel que le Cardinal Malula comme un danger pour la rĂ©publique. Il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de Mobutu Sese Seko, l’un des plus grands dictateurs du monde. Il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de l’apprenti rĂ©volutionnaire du Parti du Travail de Belgique, Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila. Toutes ces libĂ©rations n’ont eu aucun impact sur la gestion de la chose publique. L’inutilitĂ© d’un tel combat n’est donc pas Ă  dĂ©montrer. VoilĂ  pourquoi le choix d’un autre combat s’impose. Nous l’avons fait et nous l’assumons. A nos dĂ©tracteurs de nous dĂ©montrer, arguments Ă  l’appui, que notre choix n’est pas le bon. C’est cela dĂ©battre.

Nkwa Ngolo Zonso
© Congoindépendant 2003-2017

 

41 Réactions

Mpaka Arnaud [mpaka_arnaud@yahoo.fr] 13/06/2013 15:47:22
En fait, ce Mr. Nkwa finira par croire qu’il est le plus intelligent parceque c’est vrai, personne ne s’attaque a ses articles et a sa democratie pour montrer en quoi cela est nul. Pourquoi personne ne le fait? Il faut essayer en tout cas. Sinon, malheur a nous.

Mpaka Arnaud
Bundes



Lidjo [lidjoma@gmail.com] 13/06/2013 16:06:17
Bien dit, Monsieur Nkwa Ngolo Zonso. Débat rien que le débat. Arguments face à des contre-arguments.



Ngandu [pngandu@webmail.co.za] 13/06/2013 18:33:24
Dear Nkwa Ngolo Zonso,

I am 100% with your opinion because i have come accross several Congolese in different countries in the world having the same reaction.

I like the way you put it "OĂč qu’ils soient, quand les Congolais parlent politique, le ton monte et la discussion vire aussitĂŽt Ă  la querelle. Les arguments se font rares"; this is really Congolese. This reminds me of Russian politicians who fight on national TV. When someone does not agree with you, he/she insults or slap you; this is really childish.

Let us raise the bar by using our words and brains, not our fists.



Luketu Balançoire [luketu@yahoo.fr] 13/06/2013 21:25:40

Cher monsieur Nkwa,

Je suis un lecteur de ce journal, souvent par curiositĂ© intellectuelle. Vos articles j’en ai lu plus d’un. Mais votre intervention ci-haut me pousse Ă  rĂ©agir mĂȘme si ce n’est pas dans mes habitudes.
Je pense que c’est qui prime quand vous Ă©crivez un article c’est de susciter un dĂ©bat ce dont Ă  quoi certains de mes compatriotes rĂ©pondent Ă  leur maniĂšre je prends par exemple que l’un vous demandait d’aller appliquer votre thĂ©orie en Enfer. Mais mon cher, je vous remercie de remarquer c’est une mĂ©taphore. et mĂȘme si vous le prenez Ă  la lettre, pourquoi ne pas dĂ©montrer Ă  ce compatriote que votre thĂ©orie peut ĂȘtre appliquĂ©e en RDC pour sa bonne marche. Pour moi, vous pouvez me contredire, vous reprochez aux autres ce que vous faites vous mĂȘme.
Vous ĂȘtes le bien venu sur ce forum, mais supporter que chacun se comporte comme il entend et avec son tempĂ©rament. Et une demande pour cloturer mon frĂšre surtout n’est pas gĂ©nĂ©ralisĂ© tous les Congolais. chaque fois qu’il dĂ©batte ça ne fini pas toujours en bagarre.
A titre purement anecdotique, votre nom Nkwa Ngolo Zonso, en français le tout puissant, n’est il pas Ă  l’origine de votre rĂ©action?



zorino [belitogil@yahoo.fr] 13/06/2013 21:48:42
Cher Monsieur,
Vous avez relevĂ© une chose trĂšs importante ( cela dĂ©pend du cursus scolaire) la rĂ©action des uns des autres y dĂ©pend tout comme vous les deux compatriotes ont des analyses trĂšs perntinentes qu on ne voit mm svt quoi rajouter(AbbĂ© Mbelu et Mr BAMBA) .Ceux qui soulignent que les congolais sont b^tes peuvent revoir leurs copies ce qui est vrai qu ’à la tĂȘte du pays il y a plusieurs troubadourds e t marlous.



zorino [belitogil@yahoo.fr] 13/06/2013 21:53:32
NOUS NE SOMMES PAS TOUS DES KABILA CAR EN CE QUI ME CONCERNE JE SAIS LIRE ET ECRIRE JE CONNAIS L HISTOIRE DES MES PARENTS GRANDS PARENTS DE MON PAYS ET LEURS VILLAGES D ORIGINES DANS MES VEINES COULE DU SANG PURE CONGOLAIS.



B. Mulala [muaaba@gmail.com] 13/06/2013 23:08:45
Il n’y a aucun cercle dans le monde, aucun peuple au monde ou les gens ne montent pas le ton lorsqu’ils debatent. On a vu des deputes se donner des coups dans certains parlements. Evitez trop de caricaturation de tout un peuple lorsque vous avez a faire ave un seul individu. Ce n’est pas galant de votre part. Les Congolais ne sont pas la ou ils sont aujourd’hui parce qu’ils nesavent pas debattre. L’histoire de notre ays ne devrait pas etre ainsi simplifiee parce que les gens veulent se faire entendre. Aujourd’hui la solution dans note pays ne viendrait pas des debats a des milliers de km pendant que les gens meurent chaque jour. On plus besoin aujourd’hui des pragmatiques et que les philosophes attendent.



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 14/06/2013 00:08:07

Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,

Bien dit, votre article nous interpelle tous. Comme la capacitĂ© du vrai dĂ©bat fait dĂ©faut parmi la plupart d’entre nous, j’espĂšre que vos Ă©crits vont nous aider Ă  nous rĂ©veiller pour apprendre Ă  dĂ©battre en sachant qu’il faut avoir des arguments et contre-arguments.

Comme nous avons un problĂ©me de dictature et de mauvaise gouvernance en RDC, nous avons besoin d’idĂ©es et d’outils institutionnels qui peuvent nous aider a commencer a progresser sur ces fronts. Ces idĂ©es et outils institutionnels devront ĂȘtre consignĂ©s dans la constitution. Meme si cela prendra des decennies pour changer les mentalities et les comportements, il nous faut commencer a avoir ces reformes aujourd’hui. Comme nous ne savons pas encore les outils institutionnels qui doivent etre utilisĂ©s, nous devons continuer a Ă©changer. Une des questions qui torturent ma conscience est celle-ci. Comme une est juste un document, comment avoir le contexte politique et des hommes politiques qui veulent vraiment un Etat de droit qui vont se batter pour que les idĂ©es nouvelles deviennent la norme pour tout le monde. Meme si les arrangements institutionnels appropriĂ©s sont adoptĂ©s et consignĂ©s dans la constitution, quels sont les hommes politiques (“the champions”) qui vont se battre pour leur donner droit de citĂ©? Dans un pays sans minimum d’Etat, sans classe moyenne autonome, sans sociĂ©tĂ© civile autonome. Nous faudra-t-il avoir un autre CIAT (comitĂ© international d’accompagnement de la transition)?

Il ne suffit pas de dire que nous avons besoin d’hommes vertueux ou que nous voulons promouvoir l’Etat de droit. La question qui a beson d’un dĂ©but de rĂ©ponse est la suivante: Quels sont les outils et arrangements institutionnels qui vont nous aider a progresser vers la dĂ©mocratie et l’Etat de droit? Qu’est-ce que notre hero national Lumumba nous a laissĂ© dans ce domaine? Qu’est-ce le leader maximo Tshidekedi a proposĂ© jusqu’a prĂ©sent? Qu’est ce que les autres leaders ont proposĂ© jusqu’a prĂ©sent? Nous continuons Ă  attendre.

Merci et a bientot, Joseph Uchudi



Ninja Raymond [ninjaraymond@yahoo.fr] 14/06/2013 02:33:53
ChĂšres/Chers compatriotes,

Je tiens avant de faire mon constat sur ce dĂ©bat, nous rappeler la sagesse biblique selon laquelle "un empire divisĂ© contre lui-mĂȘme ne peut resister contre l’ennemi". L’ennemi de la R D Congo est certes un monstre Ă  plusieurs tĂȘtes: le Grand Capital qui opera Ă  travers les multinationales, la nĂ©buleuse communautĂ© internationale et ses institutions financiĂšres de Bretton Woods qui opĂšrent Ă  travers les faibles voisins forts de la RDC, etc. Au plan interne, le combat de Mobutu contre le tribalisme n’a jamais fait un seul petit pas. Et c’est que je reviens sur les piĂšges qui minent tout veritable dĂ©bat. En effet, nous sommes restĂ©s collĂ©s Ă  "ethnies et tribus". C’est la raison pour laquelle nos frĂšres balubas n’accepteront jamais un quelconque critique contre E. Tshisekedi, le Moise de la RDC. C’est aussi au nom de cet attachement ethnico-tribal que nos frĂšres de Bandundu pensent que A. Gizenga avaient bien agi en s’associant Ă  l’axe du mal reprĂ©sentĂ© par Jo K; que les gens de l’Equateur ont acceptĂ© que Mobutu Nzanga avait raison de s’humilier vertueusement contre le bourreau/tombeur de son pĂšre.
Puis, le manquĂ© d’arguments dont parle Nkwa vient exacerber toutes les distensions internes. Le manquĂ© d’argument conduit Ă  l’intolĂ©rance et l’inculture politique dont parlaient Me Wade, ancien PrĂ©sident SĂ©nĂ©galais alors membre de l’opposition sĂ©nĂ©galaise lorsqu’il est venu en mediation en RD Congo. Pour avancer des arguments solides, il ne suffit pas d’ĂȘtre Docteur en sciences sociales, politiques et administratives; pour comprendre les bĂ©tises du FMI et de la Banque Mondiale, il ne suffit pas d’avoir un PhD en Économie. Cela relĂšve de deux choses: beaucoup de lectures et un Ă©tat d’esprit (pas celui que l’on va chercher Ă  l’église, malheureusement). En effet, tous ces diplĂŽmĂ©s sont des corrompus, car pour moi l’École est LA PLUS GRANDE CORRUPTION DE L’HUMANITE. Il est quasiment impossible que les diplĂŽmĂ©s de Havard, Cornell University, Princeton, Chicago, etc. puissant s’opposer aux theories et axiomes dans lesquels ils ont Ă©tĂ© moulĂ©s. Cela vaut pour toutes les disciplines des sciences sociales. DĂšs lors que l’on s’en rend compte, il faut aller rechercher les vrais arguments ailleurs puisque nous vivons dans un monde oĂč il est possible d’accĂ©der Ă  une information de diffĂ©rentes sources, les confronter et entre-croiser, pour Ă©lucider les entrefaits et se faire une idĂ©e de la vĂ©ritĂ©.
Comment pouvons-nous penser que les occidentaux peuvent promouvoir la dĂ©mocratie en RDC alors qu’eux-mĂšmes ne pratiquent que des dĂ©mocraties de facettes dans leurs pays: voir notamment les tricheries des elections de 2000 aux États-Unis, et probablement les tricheries de 2012 entre Roomney-Obama.
Ni Jo K, ni Tshitshi, ni encore aucun politicien RDCongolais, ne saura Ă  l’heure actuelle libĂ©rer la RD Congo car tous tirent leur lĂ©gitimitĂ© de l’occident. DĂšs lors, ils serviront d’abord et avant tout leurs MAITRES. Il faut que se leve en RDC un leadership Ă©clairĂ©, des personnes sobres dĂ©barassĂ©es de l’injure facile et de la cupiditĂ©, des personnes trĂšs spirituelles (pas de religieux comme Malu-Malu l’abbĂ© et Ngoyi Mulunda le Pasteur), et enracinĂ©es dans l’histoire RDCongolaise et qui croient aux potentialitĂ©s humaines et des ressources congolaises, dĂ©barassĂ©es des germes des divisions ethniques et tribales, qui ont une vision africaine des dĂ©boires de la RDC. C’est ce leadership qui sera capable de dĂ©barasser la RDC des venins tel que L. Mende et l’actuelle confrĂ©rie de la mangeoire kabiliste, ...
Mais cela prend du temps. C’est cela d’ailleurs qui justifient toute ce que nous dĂ©crions ici, le manquĂ© de dĂ©bat, de tolerance, du respect de l’autre, ... de se limiter aux dĂ©bats d’idĂ©es au lieu des combats physiques comme mentionnĂ©s dans le texte de Nkwa, ... l’acceptation de la force des idĂ©es et non des ethnies, des tribus et des clans, ou de province.
God bless Congo



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 14/06/2013 02:59:40
Cette dissertation est une illustration de l’enseignement biblique au sujet de celui qui, tout en nĂ©gligeant « la grosse poutre » obstruant sa propre vision, fait grande considĂ©ration du « fĂ©tu de paille » perturbant la vision d’autrui.

A qui donc attribuer l’aptitude, dont il est ici question, pour la cohĂ©rence argumentative et le respect de l’interlocuteur ?

La question, que je pose, fait – ironiquement – renvoi Ă  une rĂ©plique par laquelle MBTT (NNZ) s’était abstenu de vilipender et mĂ©priser ma rĂ©action Ă  sa dissertation affichĂ©e le 15 Mars 2012 et titrĂ©e « CAUCUS PROVINCE ORIENTALE : ENCORE UNE PREUVE D’ERREMENTS ». Voici deux extraits de la rĂ©plique de MBTT alias Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@yahoo.fr] 21/03/2012 10:24:22

Premier extrait de MBTT alias NNZ :
« [
] AUTANT JE SUIS CONVAINCU QU’UNE DÉMOCRATIE PEUT ÊTRE BÂTIE SUR LE SENTIMENT D’APPARTENANCE ETHNIQUE, COMME EN BELGIQUE OU EN SUISSE, AUTANT JE RESTE CONVAINCU QUE DANS LE CAS DE NOTRE PAYS, CELA N’EST PAS POSSIBLE.
« DANS NOTRE PAYS, LA PROVINCE SERAIT LA BASE IDÉALE POUR AUTANT QU’ON ACHÈVE LA RÉFORME ADMINISTRATIVE SUR LE NOMBRE DES PROVINCES. »

DeuxiĂšme extrait de MBTT alias NNZ :
« LÀ OÙ IL SERAIT POSSIBLE DE RECOURIR À L’ETHNIE COMME BASE DE L’ÉDIFICE GOUVERNEMENTAL, AU NIVEAU DU TERRITOIRE, PAR EXEMPLE, IL FAUT COMMENCER PAR ÉLEVER L’ETHNIE AU NIVEAU D’INSTITUTION POLITIQUE POUR QU’UNE RÉPONSE SOIT APPORTÉE À VOTRE QUESTION.
« PRENONS UN EXEMPLE SIMPLE : LE TERRITOIRE DE BULUNGU DANS LE DISTRICT DE KWILU [
] ».

Ledit «EXEMPLE SIMPLE » ne rĂ©pondant pas Ă  la question, on se demande comment concilier l’évidente contradiction entre ces deux extraits. Serait-ce, peut-ĂȘtre, en tentant l’exĂ©gĂšse des livres de l’auteur publiĂ©s aux Ă©ditions L’Harmattan ? Pour ceux qui s’épargneront ladite exĂ©gĂšse, je signale que la question, – Ă  laquelle MBTT (NNZ) pose un prĂ©alable pour s’éviter d’y rĂ©pondre –, est une question que l’intĂ©ressĂ© apprĂ©cie en ces termes-ci : « VOUS POSEZ UNE QUESTION INTÉRESSANTE [
] »

Voici la « QUESTION INTÉRESSANTE » :
« Quelles sont les projets de sociĂ©tĂ© ou les idĂ©ologies structurant ces entitĂ©s ethniques entre elles et Ă  l’intĂ©rieur de chacune d’elles de maniĂšre suffisamment consensuelle, efficace et dĂ©mocratique pour permettre non seulement la cohĂ©sion politique de tous les citoyennes et citoyens de l’Etat R.D.C. sans discrimination ethnique dite "tribaliste", mais aussi pour prĂ©server la souverainetĂ© et l’indĂ©pendance de cet Etat dont le territoire, au lieu d’ĂȘtre dit "protĂ©gĂ©" voire "sanctuarisĂ©", est prĂ©sentĂ© comme "le gros gĂąteau lĂ©opoldien" soumis Ă  toutes les convoitises ? ».

MBTT (NNZ) ne rĂ©pond pas Ă  la « QUESTION INTÉRESSANTE » tout en rĂ©clamant que ses contradicteurs soient capables de le singer, lui, en Ă©laborant des doctrines constitutionnalistes concurrentes Ă  la sienne.

MBTT (NNZ) ne rĂ©pond pas Ă  la « QUESTION INTÉRESSANTE » tout en abreuvant ses applaudisseurs de sophismes dissimulant habilement des incohĂ©rences comme la contradiction entre les deux passages extraits d’un mĂȘme texte et censĂ©s expliquer la prĂ©tendue cohĂ©rence de sa thĂ©orie "ethniciste" hypocritement "provincialiste",

Si, par sa rĂ©plique du 21/03/2012 Ă  10 h. 24 min. 22 sec., MBTT (NNZ) ne fait pas silence mĂ©prisant ni dĂ©daigneuse remontrance quant Ă  la cohĂ©rence de mon propos et quant Ă  ma « QUESTION INTÉRESSANTE », je pense que c’est parce que, par ma rĂ©action limitĂ©e Ă  une explication de son propos, je ne rĂ©itĂ©rais pas formellement ma dĂ©sapprobation envers sa thĂ©orie "ethniciste" hypocritement "provincialiste".

Mon souhait est qu’il considĂšre que l’art de dĂ©battre autorise la dĂ©sapprobation des propos et des maniĂšres d’un interlocuteur intempestif et irrespectueux affichant vantardise face aux timiditĂ©s et approximations de certains Internautes. Qui donc lui dira qu’il n’intervient pas ici comme notre « Juge » ou comme notre « Instituteur » ?

Finalement, on se demande : « Que peut-il bien vouloir, ce monsieur, pour enfin respecter autrui et en ĂȘtre respectĂ© ? »

On se demande si MBTT (NNZ) souhaite que les lecteurs, qui se font agonir par ses maniĂšres, se sentent blessĂ©s au point de vouloir s’éviter sa vindicte et sa hargne scripturaires en se rangeant parmi ses applaudisseurs ou si MBTT (NNZ) souhaite que ses contradicteurs fassent singeries de « son Ɠuvre » en tentant d’inventer, comme lui, l’une ou l’autre thĂšse constitutionnaliste publiable aux Ă©ditions L’Harmattan.

Puis-je rĂ©pĂ©ter auxdits contradicteurs que notre lutte commune – pour la R.D.C. et pour l’Afrique – n’a pas besoin des sophismes et des provocations inutiles de MBTT(NNZ) au sujet de qui je termine en paraphrasant Talleyrand au sujet de Bonaparte : il est dommage qu’un esprit aussi brillant soit si peu "honnĂȘte homme".



Ezed [eliezihindula@yahoo.fr] 14/06/2013 06:17:01
Ce qui est surprenant, c’est le fait que NNZ semble ĂȘtre surpris par les rĂ©actions des certains compatriotes Ă  ses analyses. Ces rĂ©actions me semblent en adĂ©quation avec la situation actuelle (de toujours?) de notre pays: rien ne va. Nous nous sommes trompĂ©s de combat et donc de stratĂ©gies et cela, depuis longtemps. Nous avons tendance Ă  mener nos luttes contre des "personnes" et non contre des "systĂšmes" ou des "institutions". C’est plus facile. Ce que NNZ propose est difficile (et j’espĂšre pas impossible): s’attaquer au systĂšme, Ă  nos institutions boiteuses. Essayons.



Elili [dibangu@hotmail.com] 14/06/2013 06:54:23
Cher Nkwa Ngolo,
Je pense que vous avez raison dans tout ce que vous dites concernant notre maniĂšre soit disant de "dĂ©battre ou discuter", si discussion et dĂ©bat il y a. Cependant, le titre "Nous sommes tous...." ne rencontre pas mon assentiment parce qu’en utilisant le nom de JK, vous ne nous permettez pas de voir ce qui a fait que celui qui est arrivĂ© avec les bottes des jardiniers, dans les malettes de son pĂšre... devienne du jour au lendemain, de but en blanc "le tout puissant". Il y a des piliers sur lesquels ce pouvoir coiffĂ© par JK repose. Ce sont ces piliers qu’il faut indiquer. Ainsi la dĂ©marche de libĂ©ration tout en commençant en chaque congolais devrait Ă©voluer vers les piliers. Concernant les dĂ©bats, avez-vous aussi remarquĂ© que mĂȘme sur Congoindependant.com, poser des questions pertinentes aux articles publiĂ©s par certains habituĂ©s de publication attitrĂ©s de ...est une dĂ©marche que les concernĂ©s n’apprĂ©cient pas beaucoup. Cela m’a causĂ© beaucoup de peines de voir que certains articles non mĂ»ris publiĂ©s sur Congoindependant.com qui devaient susciter des dĂ©bats de fond, Ă©taient dĂ©fendus par leurs auteurs comme si ces derniers Ă©taient devenus des dogmaticiens scientifiques Ă  qui l’on ne pouvait rien reprocher du point de vue logique, scientifique etc... Sur ce point "la dĂ©mcratie" est un piĂšge qui risque d’engendrer chez nous des monstruositĂ©s au lieu de nous conduire vers des solutions aux multiples dĂ©fis que nous devons affronter. Le changement de rĂ©gime n’est pas une fin en soi, n’en dĂ©plaise Ă  ceux qui pensent autrement. Le plus dure est Ă  venir une fois que le rĂ©gime changĂ©. Que Dieu vous vienne en aide.



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 14/06/2013 08:24:42
@ BOMA OMENA HENRI

Quand, Ă  propos de Nkwa Ngolo Zonso, vous rĂ©duisez l’espace C.I.C entre ses ‘’applaudisseurs’’ et ses ‘’contradicteurs’’, vous manquez -vous-mĂȘme, de modestie. Seriez-vous notre juge ou notre instituteur pour dĂ©signer un tel ‘’applaudisseur’’ et un tel autre ‘’contradicteur’’ ?

Quand vous Ă©voquez les ‘’timiditĂ©s et approximations de certains internautes’’, vous vous montrez arrogant et vous manquez de respect envers autrui. Qui ĂȘtes-vous, pour juger de la timiditĂ© et/ou des approximations d’un tel ou tel autre ?

DĂ©battre, c’est aussi accepter l’autre, dans toute sa globalitĂ©. Vous n’avez pas le monopole du discernement.

En toute fraternité,

Jo Bongos



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 14/06/2013 09:06:03
En lisant cet article, j’ai eu l’impression que Nkwa Ngolo Zonso rejoint sans le savoir et sans le vouloir le Dr Bamba-di- Lelo. Selon celui-ci, le peuple congolais est superficiel, lĂ©ger, trĂšs peu tenace et amnĂ©sique. Nkwa Ngolo Zonso ajoute parmi les dĂ©fauts spĂ©cifiques aux Congolais, l’absence de d’arguments pour rĂ©cuser l’opinion d’un interlocuteur et l’injure facile. L’insulte est non seulement le manque d’éducation et de courtoisie, c’est aussi l’argument de ceux qui n’en ont pas.

Je ne le dirai jamais assez, nous Congolais, mĂȘme si nous vivons dans des sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques, la dĂ©mocratie ne fait pas partie de notre culture. Nous n’en voulons pas. L’auteur de ce article en a fait l’amĂšre expĂ©rience. Mais il continue Ă  soutenir que la misĂšre du Congo ne vient pas du refus de la dĂ©mocratie par les Congolais, mais de l’absence des bonnes institutions. Ce que Nkwa reproche aux autres, il le fait lui-mĂȘme. Par exemple sa lecture des rĂ©gimes Moubutu et Kabila est manichĂ©enne. Selon lui ces messieurs ont fait du Congo un trou noir. MĂȘme si Nkwa a fait ses Ă©tudes au Congo sous le rĂšgne du dictateur honni.



JM Kalau [cabdrd@yahoo.fr] 14/06/2013 09:09:42
Bonjour,

Je me permets d’attirer l’attention des lecteurs du journal CongoindĂ©pendant que nous sommes entrain de nous Ă©garer lentement mais sĂ»rement de notre objectif. Tous les articles publiĂ©s sur ce site invitent les congolais Ă  un sursaut national pour sauver la nation en danger. Passer des mois entrain de discuter sur des thĂ©ories politiques et Ă©conomiques, la grammaire, la syntaxe et autres me parait ridicule pour ceux qui prĂ©tendent proposer des solutions pour sauver la nation. Sans me tromper, vous ne trouverez aucune solution Ă  la question congolaise avec toutes vos thĂ©ories apprises dans des acadĂ©mies ’’prestigieuses du monde’’. il faut une dĂ©marche peut ĂȘtre contraire Ă  ce que vous avez appris pendant des annĂ©es Ă  l’école. Je demande Ă  Nkwa Ngolo de cesser des critiques stĂ©riles sur les approches des uns et des autres. Tous les dĂ©bats rĂ©alisĂ©s ici Ă  la place publique ne peuvent sauver le Congo. Je crois Ă  la minoritĂ© silencieuse et organisĂ©e pour sortir le Congo du gouffre. Eviter la distraction car chaque jour qui passe, des Ăąmes innocentes pĂ©rissent Ă  cause de notre manque de pragmatisme et d’ĂȘtre trop attachĂ© Ă  ce qui n’est pas essentiel. A quoi sert un tel dĂ©bat dans le contexte actuel de notre pays? Soyons objectifs. Merci



Jean-Gontrand Mpanzu di Mabiala [mpanzu_mabiala@hotmail.com] 14/06/2013 12:41:35
@ Luketu Balançoire

Vous Ă©crivez Ă  Mr. Nkwa : « pourquoi ne pas dĂ©montrer Ă  ce compatriote que votre thĂ©orie peut ĂȘtre appliquĂ©e en RDC pour sa bonne marche ». Mr. Nkwa a Ă©crit une thĂ©orie politique pour que le Congo soit rĂ©ellement dĂ©mocratique. C’est Ă  nous de lui dĂ©montrer que sa trouvaille appliquĂ©e au Congo ne peut pas donner un Congo rĂ©ellement dĂ©mocratique. Tout le monde critique et parfois mĂ©prise sa thĂ©orie politique, mais personne ne dĂ©montre quoi que ce soit. C’est sĂ©rieux ça ?

Jean-Gontrand Mpanzu di Mabiala
Toulouse/France




Belewono [belewono@yahoo.co.uk] 14/06/2013 13:27:42
Je commencerais par recommender aux uns aux autres de s’abstenir de mettre sur la place publique les identites des intervenant qui ne le souhaitent pas. Repliquer en ecrivant NNZ de son vrai nom MBTT n’est pas une preuve d’amour ou de soutien a cette lutte que nous voulons democratique. J’ajouterais aussi que Nkwa Ngolo Zonso ne signifie nullement se considerer en puissant. Cela n’invoque rien d’ autre que "Dieu Tout Puissant" en langue Kikongo antique. Pour ce qui est de nos echanges, pourquoi ne pas se dire heureux, car a des milliers des kilometres, les uns et les autres echanges via Ce journal. Quant la democratie que les Congolais appellent de tout leur vouex, je vous dirais que celle-ci a bien existee dans la gestion tribale, notament dans le Kwilu d’ou je tire mon esprit. Jamais, alors nullement le chef tribal en lui seul ordonnait l’execution de ses aspirations par les habitants de son entite. Celui-ci se faisait au preallable entoure des notables, avec qui les decisions etaient tamisees avant de les faire appliquer. La communaute tribale etait en paix et prospere. Faut-il appeler democratisation d’une communaute une trouvaille du contact du Congolais avec l’occident? C’est qui a change ce sont les moeurs, les manies du vol et d’egoisme au partage des dirigeants du type occidental malheureusement copies du dehors du systeme de gestion tribale que NNZ croit etre l’alternative.
C’est dans cet optique que je pense ce dernier soutien l’erradication des systemes de gestion collective plutot que des individus; une tache ardue si les concernes ont de ramifications a laquelle tout un chacun doit apporter sa contribution. Ce sont pas nos titres obtenus des universites du type extra-tribal qui garantisseront notre paix sociale ni notre prosperite. C’est le retour a la moralite, qui jadis etait le support de la gestion de nos communautes tribales qui a engendre les hommes et les femmes qui se sont battu, voir meme au prix de leur vie pour faire du Congolais une creature superieure au coeur de l’Afrique contrairement a la gestion empruntee carracterisee par l’immoralite qui a reduit le Congolais une creature du type inferieur. Elevons nos debats, evitons des attaques personnelles pour que notre Journal Congoindependant puisse continuer d’exister.

Amour patriotique a tous

Belewono




Daniel MAKILA [makila_daniel@yahoo.fr] 14/06/2013 14:27:42
Nkwa Ngolo Zonso prĂȘche une chose et son contraire Ă  la fois. D’une part, c’est dont je suis d’accord avec lui, il reproche aux dĂ©bateurs congolais de rĂ©flĂ©chir avec leur cƓur, en ne mettant au centre de leur Ă©change que le dĂ©bat sur les personnes au lieu de rĂ©flĂ©chir sur les idĂ©es. Mais lĂ  oĂč, notre frĂšre pointe un (1) doigt accusateur en direction des autres, il ne se rend pas compte de retourner quatre (4) de ses (5) doigts contre lui. Comment imaginer que toute cette belle rĂ©flexion n’a que comme finalitĂ© le paradoxe de poser des vrais problĂšmes tout en y rĂ©servant des mauvaises rĂ©ponses. Quand on construit des bonne idĂ©e pour le pays, juste dans le seul but de diaboliser Joseph KABILA, on doit ĂȘtre honnĂȘte d’assumer de faire un pas en avant contre deux en arriĂšre. C’est comme si les problĂšmes de notre pays sont nĂ©s avec Joseph KABILA. Avant lui, c’était le paradis, aprĂšs lui ce sera le ciel !!!



Kele Katue [kelekatue@yahoo.fr] 14/06/2013 14:29:40
FĂ©licitations mr JM Kalau. Effectivement vous perdez un temps fou. Entre-temps, la roue de l’oppression, elle, tourne. Je vous invite Ă  relire la victoire du Peuple le 28 novembre 2011. Personne ne revient lĂ -dessus. Je n’oublierai jamais, en ce qui me concerne, les regards et d’une vieille femme cherchant le candidat numĂ©ro 11; et les dĂ©clarations d’un kuluna. RĂ©veillez-vous tout simplement.



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 14/06/2013 15:02:54
@ Jo BONGOS

Message reçu !, sans acrimonie et avec explication du contexte de LA QUESTION RESTÉE SANS RÉPONSE.

Parce que je ne veux ni monopole du discernement.ni prĂ©rogative ou intention de voir rĂ©duire cet espace de l’Internet aux seuls « applaudisseurs » et « contradicteurs » de MBTT(NNZ), votre interpellation m’aide Ă  comprendre comment un interlocuteur habile peut personnaliser agressivement le dĂ©bat et le focaliser autour de sa personne en une opposition entre des extrĂȘmes comme s’il n’y avait pas des opinions intermĂ©diaires entre lesdits extrĂȘmes.
Comment peut-il ainsi faire ?
En incitant les autres débatteurs à des péjorations envers ses contradicteurs.
En ne rĂ©pondant pas Ă  une question qu’il suscite lui-mĂȘme et dont il reconnaĂźt la pertinence.

Parce que « DĂ©battre, c’est aussi accepter l’autre, dans toute sa globalitĂ© », mon souci de comprendre la « globalitĂ© » de la dĂ©marche intellectuelle de l’intĂ©ressĂ© m’incite Ă  rappeler, – peut-ĂȘtre par "immodestie" –, une question suscitĂ©e par les propos de MBTT(NNZ) lui-mĂȘme mais restĂ©e sans rĂ©ponse.

Malheureusement, tentant d’interprĂ©ter cette "non-rĂ©ponse" en osant de « timides approximations » pour respecter l’interlocuteur en sa globalitĂ©, je constate que dĂ©sormais il prĂ©texte le fond du dĂ©bat pour n’en traiter que la forme.
Que faire face Ă  cela ?
Abandonner le débat ?
Non !, mais RAPPELER LA QUESTION RESTÉE SANS RÉPONSE et tenter d’interprĂ©ter cette absence de rĂ©ponse.



Nono [no2.bay@orange.fr] 14/06/2013 18:00:02
Allons donc, Mr NNZ : on peut ĂȘtre orgueilleux et dire de bonnes choses comme dĂ©biter des sottises ; de mĂȘme on peut vous traiter tel et l’accompagner d’autres bons arguments comme des simples aboiements

Et dans le fond que dites-vous des Congolais ci-dessus qui contredit ou ne complùte pas quelque part ce qu’en disait Mr Bamba que pourtant vous rabrouiez copieusement ?
Et le tout de la bouche de quel qu’un qui ne reconnait pas de spĂ©cificitĂ© Ă  l’homme congolais (africain)
 C’est pour le moins inconsĂ©quent sinon contradictoire !

Ailleurs qu’avez-vous Ă  caricaturer la foule de vos contradicteurs de manquer d’arguments crĂ©dibles, de refuser le dĂ©bat et d’avoir tendance Ă  excommunier comme si tempĂ©rer ou rĂ©cuser votre enthousiasme d’un "grand soir institutionnel" les rendait illico bĂȘtes.
Quelle est cette Ă©cole congolaise oĂč l’on n’apprend pas Ă  dĂ©battre ? Pas celle que j’ai frĂ©quentĂ©e... Passons...

Personnellement je ne crois pas avoir manquĂ© d’arguments pertinents pour vous contredire; dans tous les cas, j’ai essayĂ©...
A propos, pourrez-vous me répondre cette fois à ces trois de quelques questions que je vous pose depuis quelque temps :

1° Par quel tour de passe-passe conciliez-vous votre nĂ©gation d’une spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais (africain) avec la nĂ©cessitĂ© pour vous de lui tailler un costume constitutionnel original, en l’occurrence une "dĂ©mocratie consensuelle" en lieu et place d’une "dĂ©mocratie partisane et conflictuelle" courue de par le monde ?

2° Pourquoi vous obstinez-vous Ă  lier cette spĂ©cificitĂ© Ă  un caractĂšre congĂ©nital, alors que dans sa nature et plus dans sa culture, l’homme est fruit de son hĂ©rĂ©ditĂ© et de son histoire cĂ d de ces acquis par son environnement pluriel, de ses expĂ©riences..., acquis visibles Ă  travers ses mentalitĂ©s, ses comportements individuels et collectifs, ses us et coutumes, ses valeurs... susceptibles d’évolution avec son environnement lui-mĂȘme capable de changement de son fait ou du dehors ?

3° Pour que votre modÚle institutionnel ne reste à jamais un projet théorique dans vos tiroirs vous devez avoir prévu des difficultés à son application effective ; quelles sont les principales ?
Par avance, merci de vos réponses !









mamale [mamale@live.fr] 15/06/2013 08:43:56
Il ne s’agit pas ici pour notre compatriote Nkwa Ngolo de fuir le dĂ©bat en capitalisant habilement la rĂ©cusation par le peuple congolais de la personne de Kanambe dans le but de tenter de discrĂ©diter ses contradicteurs (Nous sommes tous des Joseph Kabila), ni en tentant d’attirer la sympathie des lecteurs par le fait d’avoir Ă©chappĂ© au lynchage de ses propres frĂšres du Kwilu (ce qui ne me surprend pas).

Je fais miennes les rĂ©ations de mes compatriotes Boma Omena et Nono qui posent des questions fondamentales sur la trouvaille dĂ©mocratique de notre frĂšre Nkwa Ngolo. En effet, si mon souci de comprendre ladite trouvaille s’est axĂ©e sur son application pratique annoncĂ©e au LibĂ©ria (Cfr deux articles parues sur ce site CIC avec une photo de la prĂ©sidente du LibĂ©ria Helen Jonhson coiffĂ©e d’un pagne), Boma et Nono eux, centrent leurs investigations sur les fondements thĂ©oriques mĂȘme de ce postulat. C’est en effet le seul terrain (thĂ©orique) qui lui reste Ă  notre frĂšre Nkwa Ngolo pour faire valoir de l’opportunitĂ© de sa proposition, aprĂšs sa publique rĂ©tractation de son application pratique au LibĂ©ria.

Je suis nĂ©anmoins satisfait de l’évolution positive du langage dissertatif de notre frĂšre Nkwa Ngolo qui commence Ă  nous Ă©pargner du leitmotiv " expert- bourlingueur".



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 15/06/2013 11:29:02
@NONO

Quand j’invite les gens Ă  se servir de mon texte pour critiquer ma vision de la dĂ©mocratie, c’est pour Ă©viter que leurs critiques reposent sur ce que je n’ai jamais dit. C’est malheureusement ce que vous faites.

Commençons par votre remarque sur mon constat sur l’homme congolais en matiĂšre de culture de dĂ©bat. C’est vrai, je souligne, comme Bamba-di-Lelo, une tare dans le comportement de l’homme congolais. Mais contrairement Ă  Bamba-di-Lelo, je n’affirme pas que cette tare explique notre dĂ©ficit en matiĂšre de gouvernance. Rappelez-vous que pour Bamba-di-Lelo, il y a deux explications : la mĂ©diocritĂ© des hommes politiques et la lĂ©gĂšretĂ© du peuple. Pour moi, c’est le modĂšle dĂ©mocratique occidental qui est en cause. Et dans la mesure oĂč l’on devrait rester dans ce modĂšle, je pointe du doigt la constitution et partant, les institutions boiteuses qu’elle met en place. Je ne fais donc pas mienne l’explication de Bamba-di-Lelo.

Revenons maintenant à vos questions, qui vous poussent à croire que vous avez des arguments pertinents, et vous allez vous rendre compte que vous m’attribuez des propos que je n’ai jamais tenus.

Voici votre premiĂšre question : « Par quel tour de passe-passe conciliez-vous votre nĂ©gation d’une spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais (africain) avec la nĂ©cessitĂ© pour vous de lui tailler un costume constitutionnel original, en l’occurrence une "dĂ©mocratie consensuelle" en lieu et place d’une « dĂ©mocratie partisane et conflictuelle » courue de par le monde ?
Je n’ai jamais parlĂ© de la spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais (africain). J’ai toujours parlĂ© de l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du tissu social congolais ou africain, c’est-Ă -dire de l’existence au sein d’un mĂȘme Etat de plusieurs sensibilitĂ©s identitaires (ethniques et rĂ©gionales). Et j’ai toujours mis l’accent sur un autre facteur important, la culture politique de l’Afrique traditionnelle qui a toujours privilĂ©giĂ© le consensus plutĂŽt que la conflictualitĂ©.

Votre deuxiĂšme question dĂ©coule de la premiĂšre. Comme celle-ci, elle me prĂȘte des propos que je n’ai jamais tenus, Ă  savoir la spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais (africain).

TroisiÚme question : « Pour que votre modÚle institutionnel ne reste à jamais un projet théorique dans vos tiroirs, vous devez avoir prévu des difficultés à son application effective ; quelles sont les principales »?

D’abord, je dois vous dire que cette question est mal posĂ©e. J’ai conçu un modĂšle dĂ©mocratique nouveau dont le but est de construire une unitĂ© nationale effective, de briser l’excĂšs de pouvoir du prĂ©sident de la rĂ©publique tel que le lui accordent les institutions dites dĂ©mocratiques actuelles, de minimiser le clientĂ©lisme politique et au finish d’asseoir une dĂ©mocratie effective, en Ă©vitant la conflictualitĂ©. Il vous appartient Ă  vous de souligner les difficultĂ©s que rencontrerait une application Ă©ventuelle du modĂšle. Mais puisque vous me posez la question, voici les difficultĂ©s que j’imagine.

1. La paresse de l’intellectuel congolais qui, au lieu de lire attentivement un texte, prĂ©fĂšre prĂȘter Ă  l’auteur des propos qu’il n’a jamais tenus.
2. Le complexe du colonisĂ©, qui croit qu’il n’y a rien Ă  puiser dans le patrimoine politique traditionnel pour construire une dĂ©mocratie effective.
3. La croyance si rĂ©pandue au Congo et ailleurs en Afrique selon laquelle dĂšs qu’il est question de dĂ©mocratie, on s’imagine qu’il ne faut pas rĂ©inventer la roue alors qu’il existe plusieurs sortes de roues et que d’autres formes restent Ă  inventer.
4. Le mĂ©pris de la thĂ©orie (Vous venez de m’inspirer un autre article) que vous avez-vous-mĂȘme exprimĂ© d’une certaine maniĂšre dans l’une de vos interventions que je vais chercher aprĂšs vous avoir rĂ©pondu pour l’utiliser dans l’article que vous venez de m’inspirer.
5. La difficulté inhérente à tout passage de la théorie à la pratique.

VoilĂ  ce que je peux souligner pour l’instant. Certainement que d’autres difficultĂ©s me viendraient plus tard Ă  l’esprit. Mais ce qui est le plus important, c’est de me dĂ©montrer que je me trompe et que ma vision de la dĂ©mocratie aurait du mal Ă  atteindre ses objectifs.

Merci de m’avoir inspirĂ©. Rendez-vous au prochain article, si B.A.W veut bien le publier.





Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 15/06/2013 12:20:46
ANkwa Ngolo Zonso,

Votre analyse me pousse Ă  croire que vous avez un sĂ©rieux problĂšme au niveau de la comprĂ©hension de certains concepts en sciences politiques.N’ai je pas Ă  faire par hasard Ă  Monsieur Mayoyo Bitumba Topo Tipo?Si oui,je vous conseille en toute modestie, de vous abstenir d’engager des dicussions auxquelles vous n’avez pas la maĂźtrise essentiellement.Soyez modeste .Enfin,je ne suis pas Kabiliste comme vous.

En toute amitié.

Kolomboka



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 15/06/2013 15:05:11
Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,

Je reviens vers vous avec une sĂ©rie des questions concernant la possibilitĂ© d’avoir un dĂ©bat et des rĂ©sultats concrets sur les idĂ©es que vous proposez dans le contexte d’un pays africain comme la RDC. Nous savons tous que les idĂ©es et outils institutionnels que vous proposez devront ĂȘtre consignĂ©s dans la constitution et qu’un tel processus n’est pas facile dans un pays comme la RDC sans minimum d’Etat, sans classe moyenne autonome, sans sociĂ©tĂ© civile autonome. Nous savons aussi qu’une constitution est juste un document qui aura besoin d’un contexte politique et d’hommes politiques devouĂ©s Ă  la bataille pour l’Etat de droit et la bonne gouvernance pour devenir la norme pour tout le monde.

Les questions ont besoin d’un debut de response sont les suivantes. First, comment avoir le contexte politique et des hommes politiques necessaire dans la situation actuelle de la RDC? Second, meme si les arrangements institutionnels appropriĂ©s sont adoptĂ©s et consignĂ©s dans la constitution, etes vous sur que les hommes politiques qui controllent tout dans le pays pourront de faire violence pour accepter sans resistance le changement de paradigm institutionnel que vous proposez? Third, en cas de rĂ©sistance et de sabotage, d’ou provindra le sĂ©cours? Nous faudra-t-il avoir un autre CIAT (comitĂ© international d’accompagnement de la transition) ou un arbitre international? Fourth, eu Ă©gard a la prĂ©caritĂ© du contexte socio-politique dans lequel vivent les hommes politiques vivent en RDC ces jours ci, est-il possible d’avoir meme un debut de dĂ©bat (sans parler des rĂ©sultats concrets) sur les idĂ©es que vous proposez?

Merci et Ă  bientot, Joseph Uchudi



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 15/06/2013 15:35:51
@Mamale,

Je ne me suis pas rĂ©tractĂ© en ce qui concerne ta rĂ©action sur l’application de ma vision de la dĂ©mocratie au Liberia. Le Liberia est un pays qui, comme tous les autres Etats africains, voue un culte bĂ©at Ă  la dĂ©mocratie de type occidental. Ce que j’ai fait dans ce pays, c’est appliquer ma vision dans un exercice bien dĂ©terminĂ©, Ă  savoir l’organisation de la population en vue de sĂ©lectionner les candidats gouverneurs, vice-gouverneurs et commissaires des districts Ă  nommer par la prĂ©sidente de la rĂ©publique. Contrairement Ă  mes collĂšgues postĂ©s dans d’autres provinces du pays et qui avaient privilĂ©giĂ© l’appartenance aux partis politiques pour organiser la population, je m’étais appuyĂ© sur les sensibilitĂ©s ethniques, religieuses et rĂ©gionales, c’est-Ă -dire les diffĂ©rences identitaires Ă  l’intĂ©rieur de la province pour mieux organiser la population. Non seulement ma province Ă©tait la premiĂšre Ă  soumettre les rĂ©sultats de l’exercice, mais une fois les rĂ©sultats arrivĂ©s au bureau de la prĂ©sidente, il n’y avait pas la moindre contestation, contrairement aux autres provinces.
Vous m’apprenez que NON et BOMA OMENA HENRI m’ont posĂ© des questions restĂ©es sans rĂ©ponse ; ce qui suggĂ©rerait que ma vision ne tiendrait pas debout. Rappelez-moi la question de BOMA OMENA HENRI. Quant Ă  la question de NONO, je n’ai pas Ă  concilier ma nĂ©gation de la spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais, telle que perçue par Bamba-di-Lelo, Ă  ma vision d’une dĂ©mocratie spĂ©cifique au Congo. Sa question aurait un sens si j’avais soutenu qu’il faut une dĂ©mocratie spĂ©cifique au Congo parce que l’homme congolais est spĂ©cifique. Or, pour moi, la spĂ©cificitĂ© de la dĂ©mocratie au Congo et ailleurs en Afrique est liĂ©e Ă  la spĂ©cificitĂ© du tissu social africain. Il y a une diffĂ©rence entre la spĂ©cificitĂ© de l’homme congolais et du tissu social congolais, composĂ© de plusieurs autres identitĂ©s entre l’individu et son sentiment d’appartenir Ă  un Etat, Ă  savoir les identitĂ©s tribales, ethniques et rĂ©gionales fortement ancrĂ©es en nous.



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 15/06/2013 18:34:49
A Nkwa Ngolo Zonso,

C’est avec regret que je me permets de vous dire que nous ne sommes pas tous des Kabilistes comme signalĂ© dans l’intitulĂ© de votre article.Tant mieux pour ceux de mes compatriotes qui Ă©puiseraient une telle thĂ©matique.Mon intervention a pour but de vous aider Ă  Ă©viter toute disperssion d’énergie lorsqu’on aborde un sujet prĂ©cis.Dans le cas prĂ©sent,j’ai difficile d’imaginer votre point de dĂ©part,c’est Ă  dire le fil conducteur qui devra permettre aux lecteurs de mieux comprendre l’enchaĂźnement logique de votre pensĂ©e.L’analyse en face de moi ne semble nullement me convaincre.Bien au contraire,je constate,sans crainte de me tromper que Nkwa Ngolo Zonso veut transformer le site de CongoindĂ©pendant.com en un forum de dicussion sur sa conception de la dĂ©mocratie pourtant le but premier de ce site est d’ouvrir un dĂ©bat de fond et sans complaisance contre les mĂ©faits de nos dirigeants politiques et Ă©galement ouvrir l’oeuil du peuple congolais pour une vĂ©ritable prise en charge de son destin.A lire Nkwa Ngolo Zonso,ce dernier tente d’imposer de maniĂšre cavaliĂšre sa pensĂ©e pourtant fort archaĂźque.J’estime ĂȘtre en droit de solliciter un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© avec Nwa Ngolo Zonso. Je le souhaite vivement.


En toute amitié.

Kolomboka



Kolomboka



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 15/06/2013 19:26:56
@Daniel MAKILA.

Personne n’a jamais dit que le problĂšmes du Congo sont nĂ©s avec Joseph Kabila. Ils existaient bien avant ton RaĂŻs chĂ©ri. Les Kabila avaient pris les armes pour chasser le dictateur Mobutu et essayer de rĂ©soudre les problĂšmes du Congo. Sous leur rĂšgne, nos soucis sont amplifiĂ©s.

Quand on appartient à l’aille dure du kanambisme, on devient daltoniens, aveugle.



Nono [no2.bay@orange.fr] 16/06/2013 03:39:18
@NNZ

Mais que me répondez-vous là, cher NNZ ? Ici des pirouettes qui cachent mal votre embarras dans vos contradictions ; là une réponse inutile au contraire de ma question


1° Lorsqu’on fait tout un speech sur le dĂ©ficit du dĂ©bat chez les Congolais, de leur tendance Ă  excommunier, des opposants Ă  la dictature qui au pouvoir deviennent Ă  leur tour des autocrates, que nous sommes tous de Joseph Kabila
 ; de quelles autres explications savantes de votre part avons-nous besoin pour conclure que comme Bamba vous tancez la mĂ©diocritĂ© des hommes politiques et la lĂ©gĂšretĂ© des citoyens ? Et quelle excuse allez-vous nous faire gober encore pour que nous croyons que de tels comportements n’obĂšrent pas la bonne gouvernance, mauvaises ou bonnes institutions ? Redevenons sĂ©rieux, svp !

2° Vous dites Ă  longueurs de pages qu’il n’y a pas un homme congolais fautif (en partie parce que la faute ne serait qu’hĂ©rĂ©ditaire selon vous) mais bien les mauvaises institutions, les premiĂšres coupables ! Pour vous l’homme congolais (africain) n’existe pas dans sa spĂ©cificitĂ©. Ma double question Ă©tait donc de savoir comment vous conciliez cette contradiction, NEGATION de sa spĂ©cificitĂ© et nĂ©cessitĂ© pour lui d’un modĂšle institutionnel original d’une part
 De l’autre je m’étonnais que vous vous acharniez Ă  lier toute spĂ©cificitĂ© (si elle existe) Ă  une tare hĂ©rĂ©ditaire immuable. C’est votre axe de dĂ©fense qui est pour moi sans objet car la spĂ©cificitĂ© existe mais n’est pas une tare irrĂ©versible !
Et lĂ  votre rĂ©ponse va dans tous les sens sauf d’une rĂ©ponse Ă  ma question. L’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du tissu social est tout au plus une lapalissade qui ne peut infirmer la spĂ©cificitĂ© de l’homme africain ; au contraire


3° Je ne rĂ©pondrai pas Ă  l’énoncĂ© des difficultĂ©s dont je m’étonne que vous ne les ayez pas recensĂ©es, prĂ©vues tant que ça (vous n’ĂȘtes quand mĂȘme pas un savant fou dans sa bulle qui ne cherche pas Ă  savoir si sa trouvaille thĂ©orique est applicable ou pas
) surtout parce que je ne veux pas aller aujourd’hui au fond de vos propositions ; ça sera pour une autre fois mais l’avais dĂ©jĂ  fait si vous m’avez lu ! Sinon certaines de vos points me conviennent sauf que le tout me semble trop thĂ©orique, difficilement applicable : voilĂ  la raison de cette 3Ăšme question; passons...
Aujourd’hui je voulais juste vous faire remarquer que ces difficultĂ©s soulignent encore une fois que quels que soient les textes l’homme qui les applique reste plus important que les lois elles-mĂȘmes. A bon entendeur




Nono [no2.bay@orange.fr] 16/06/2013 04:13:51
@Belewono

Petite rectification en passant !
"Nkwa Ngolo Zonso" n’est pas du "kikongo antique", c’est la langue qu’on a toujours parlĂ© et qu’on continue Ă  parler jusqu’aujourd’hui dans les villages de mon pĂšre et de ma mĂšre
dans le Bas Congo...
Bien sĂ»r l’expression peut qualifier Dieu !

Mais peut-ĂȘtre le compariez-vous avec le "munu kutuba" çàd le "kikongo vernaculaire" parlĂ© dans les villes du Bas- Congo comme Matadi, Boma, au bas Bandundu et dans quelques villes du Sud au Congo Brazza; Ă  la radio, Ă  la tĂ©lĂ© dans les 2 Congo.
C’est le "kikongo ya leta" çàd un patois fabriquĂ© par le colon Ă  partir de ce kikongo de chez-moi qu’il ne pouvait maĂźtriser.
VoilĂ  !



Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 16/06/2013 09:54:25
Cher Compatriote Nkwa Ngolo,

Je souhaite vous confirmer, à travers ce petit mot, que de nombreux Congolais partagent votre vision de la démocratie en Afrique.
Nous y sommes parvenus aprĂšs un diagnostic sans complaisance des pratiques dĂ©mocratiques, Ă  l’occidentale, expĂ©rimentĂ©es dans notre pays depuis l’IndĂ©pendance.

Le moment viendra, un jour, oĂč il sera possible de mettre en pratique une autre façon de faire de la politique en RDC. Cette dĂ©marche ne pourra ĂȘtre acceptĂ©e par les nĂŽtres qu’aprĂšs un deprograming des mentalitĂ©s, une remise en question des relations de l’Etat avec les citoyens, la mort de l’Etat de type lĂ©opoldien actuellement pĂ©rennisĂ© - encore et encore - malgrĂ© ses multiples avatars, une vĂ©ritable redistribution des pouvoirs et compĂ©tences en privilĂ©giant la base du pays. Le salut et le dĂ©veloppement du pays sont Ă  ce prix.

Les Romains disaient sentencieusement: "Errare humanum est. Sed perseverare diabolicum."

J’étais heureux d’apprendre que vous aviez pu expĂ©rimenter la dĂ©mocratie Ă  partir des bases sociologiques au LibĂ©ria. Il y a nĂ©cessitĂ© de structurer la mĂ©thode et le processus de maniĂšre plus normative. On pourrait, le cas Ă©chĂ©ant, poursuivre le dĂ©bat hors CIC.



BI DIANA [marcelinomukoko@yahoo.fr] 16/06/2013 10:02:59
J’ai toujours eu mal de tĂȘte quand je lu les Ă©crits des Intellectuels Congolais. Les Arguments faisants des Congolais les ĂĄgaux de Joseph Kabila, font usage de mĂ©pris et de manque du respect envers ses Patriotes.
Le manque de considĂ©ration contre les Congolais est le propre des ennemis des Congolais, qui occupent aujourd’hui la RDC.
Parfois ils disent que la RDC est le pays le plus pauvre, selon les Statistiques du PNUD, mais, c’est faux; la RDC est le pays le plus riche du monde.
Ils font semblant d’oublier que les meilleurs MĂ©decins d’Afrique sont les Congolais.
Les meilleurs Professeurs des Universités, ce sont les Congolais.
Quand nous débatons avec les autres Intellectuels Africains, ils disent que les Congolais sont TrÚs intelligents, mais, dans leur Pays rien ne marche.
Rien ne peut marcher, car c’est un pays convoitĂ© par tout le monde.



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@gmail.com] 16/06/2013 12:43:12
@Joseph Uchudi,

N’exagĂ©rons rien. Il y a un minimum d’Etat au Congo, sinon le pays serait semblable Ă  la Somalie d’hier. Et ce minimum d’Etat a permis que le pays ait une constitution en dĂ©pit des faiblesses que vous soulignez. Je ne pense pas que la constitution ait besoin d’hommes dĂ©vouĂ©s pour qu’émerge l’Etat de droit. Je pense au contraire qu’une constitution bien ficelĂ©e est celle qui permet de mettre hors d’état de nuire des hommes qui, mĂȘme choisis librement par le peuple, deviendraient une nuisance pour la nation. Concernant votre question sur le contexte, je pense que tant que nous sommes encore en train de tĂątonner, la nation aura d’autres grands rendez-vous avec l’histoire. Et il faut espĂ©rer que cette fois-lĂ , une majoritĂ© des participants se rendront enfin compte que le combat contre des personnes qui a toujours Ă©tĂ© le nĂŽtre n’en est pas un et qu’il faut combattre le mauvais systĂšme, celui de la dĂ©mocratie partisane et conflictuelle, qui pĂ©rennise pourtant la dictature. Il y a toujours eu des rĂ©sistances Ă  tout changement politique. Mais celles-ci ne vont pas toujours jusqu’à bloquer la machine du changement. Mobutu s’amusait Ă  jurer que jamais de sa vie le multipartisme n’aurait droit de citĂ© au Congo. On connait la suite. Je connais les critiques des Congolais contre la communautĂ© internationale. Certaines de ces critiques sont fondĂ©es. Mais je sais d’expĂ©rience qu’on peut s’appuyer sur la communautĂ© internationale pour se relever. J’ai appris une chose. Quand on a des idĂ©es Ă  dĂ©fendre en politique dans un pays comme le nĂŽtre, il vaut mieux ĂȘtre Ă  l’abri du besoin. VoilĂ  pourquoi je vulgarise encore mes idĂ©es dans le cadre trĂšs limitĂ© de CIC. Je sais qu’il y a des gens qui comprennent enfin le bien-fondĂ© de ma dĂ©marche, mais c’est une goutte d’eau par rapport Ă  l’ensemble de notre peuple. Peut-ĂȘtre qu’un jour, quelqu’un fera sienne ma vision de la dĂ©mocratie au point de la porter au-devant de la scĂšne politique. AprĂšs tout, un thĂ©oricien ne doit pas forcĂ©ment ĂȘtre un praticien.



mamale [mamale@live.fr] 16/06/2013 13:50:00
Mon frĂšre Nkwa Ngolo,

Ayant captĂ© tous les Ă©lĂ©ments de la problĂ©matique que vous soulevez, je crois comprendre que sur toute la ligne, vous vous embrouillez sur les concepts, sur la sociologie comparative occidentale et africaine sur laquelle aseoir les principes dĂ©mocratiques, ainsi que sur le lien que vous Ă©tablissez entre cette sociologie et l’exercice du pouvoir.

Il est Ă  mon avis erronnĂ© d’opposer le concept de conflictualitĂ© Ă  celui de consensus (accord du plus grand nombre), celui-ci Ă©tant, en dehors des cas des dĂ©cisions unanimes (unanimitĂ©=accord de tous les votants), l’aboutissement d’un processus conflictuel. Notons en passant que le caractĂšre conflictuel est subjacent mĂȘme dans les dĂ©cisions unanimes. Ceci Ă©tant, vous conviendrez avec moi que le consensus sur la dĂ©signation des autoritĂ©s sur bases ethno-tribales ou communautaires rĂ©ussi par vous au LibĂ©ria reste Ă  part entiĂšre l’aboutissement d’un processus conflictuel entre les notables de ces entitĂ©s. Ici est d’ailleurs questionnable la valeur dĂ©mocratique de ces dĂ©signations qui excluent l’avis des masses populaires de ces ethnies ou tribus. Je suppose que dans vos investigations, vous continuez Ă  admettre la dĂ©mocratie comme rĂ©gime politique dans lequel le peuple Ă©lit ses rĂ©prĂ©sentants.

Sans nous trop nous engouffrer dans les domaines de l’ethno-sociologie ou de l’anthropo-sociologie, en quoi le tissus social africain diffĂšrerait-il de celui occidental en gĂ©nĂ©ral et europĂ©en en particulier du point de vue de leur stratification en communautĂ©? En presque rien. Tout comme en Afrique, en Europe il y a des identitĂ©s fortes qui se sont forgĂ©es au fil des siĂšcles: les bretons se sentent bretons avant de se dire français, les catalans, basques, andalus se sentent de leurs propres rĂ©gions et communautĂ©s avant de se dire espagnols, etc. Si nous nous enfonçons beaucoup plus en dĂ©tails, les basques par exemple ont leur conception particuliĂšre de transmission de l’hĂ©ritage, diffĂ©rente des andalus, de mĂȘme que le mundibu et le ngbaka ont leurs conceptions particuliĂšres du mariage....Ceci dit, il n y a pas Ă  priori une thĂ©orie qui tienne, dissociant les valeurs dĂ©mocratiques dans les sociĂ©tĂ©s, soient-elles africaines ou europĂ©ennes.

J’en viens ici Ă  la question soulevĂ©e dans l’intervention de notre compatriote Boma Omena, Ă  savoir "Quelles sont les projets de sociĂ©tĂ© ou les idĂ©ologies structurant ces entitĂ©s ethniques entre elles et Ă  l’intĂ©rieur de chacune d’elles de maniĂšre suffisamment consensuelle, efficace et dĂ©mocratique pour permettre non seulement la cohĂ©sion politique de tous les citoyennes et citoyens de l’Etat R.D.C. sans discrimination ethnique dite "tribaliste", mais aussi pour prĂ©server la souverainetĂ© et l’indĂ©pendance de cet Etat dont le territoire, au lieu d’ĂȘtre dit "protĂ©gĂ©" voire "sanctuarisĂ©", est prĂ©sentĂ© comme "le gros gĂąteau lĂ©opoldien" soumis Ă  toutes les convoitises ?".
Toute proportion gardĂ©e, cette question est fondamentale pour comprendre la cimentation de ces entitĂ©s tribalo-ethniques en une province, rĂ©gion et nation. Tout comme l’amour unirait un couple, une idĂ©ologie partagĂ©e et un projet commun de sociĂ©tĂ© sont fondamentales pour ce. Dans le systĂšme dĂ©mocratique reprĂ©sentative actuel, le vecteur transversal de ce trait d’union se trouve ĂȘtre le parti politique. J’estime que si poussĂ©e dĂ©mocratique nous devons chercher, nous devrions plutĂŽt nous diriger vers plus de pouvoir de dĂ©cision de l’individu de la sociĂ©tĂ©. Avec le progrĂšs de la science, nous y arrivons peut-ĂȘtre.

Si l’agencement institutionel est une rĂ©alitĂ© des dĂ©mocraties occidentales en gĂ©nĂ©ral et europĂ©ennes en particulier, celui-ci ne devrait en principe pas faire dĂ©faut en Afrique, Ă©tant donnĂ©, comme nous l’avons soulignĂ© ci-haut que nous sommes en face des structures sociales similaires. De plus, si en Europe, des communautĂ©s ou rĂ©gions ont leurs propres constitutions dans le cadre gĂ©nĂ©ral de la nation, rien en principe n’empĂȘcherait l’Afrique de faire de mĂȘme. La raison de l’émergence et maintien des dictateurs en Afrique devrait en consĂ©quence ĂȘtre analysĂ©e sous un autre angle. En somme, tant que le vouloir n’animera pas notre intĂ©rieur, rien ne changera Ă  la donne. Et dans le cas du Congo notre pays, aussi longtemps que nous resterons dans la situation d’occupation, nous ne devrions pas nous faire d’illusions.




Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 16/06/2013 18:16:00
Compatriote Nkwa Ngolo Zonso

Quand on observe les faits de l’histoire, on constate que les pays ont dĂ©clinĂ© quand le pouvoir Ă©tait trĂšs concentrĂ© entre les mains d’un petit nombre de leaders politiques au lieu d’ĂȘtre dispersĂ© plus largement entre les citoyens rassembles dans leurs sensibilities identitaires. Dans le cas de la RDC, toutes les expĂ©riences douloureuses Ă  la Nation connues depuis l’indĂ©pendance nous poussent a la necessite d’avoir un systeme de gouvernement basĂ© sur des outils et arrangements institutionnels qui partagent le pouvoir (“power-sharing government”) au lieu de le consacrer entre les mains d’un groupe des copains.

Est-il possible d’avoir un jour un systĂšme de gouvernance appropriĂ© a la tĂȘte de la RDC? Oui c’est possible. Il y a a mon avis trois difficultĂ©s principales. La premiĂšre est la resistance qui pourra provenir des protagonistes ou beneficiaires du systĂšme actuel. La deuxieme est la capacitĂ© des hommes politiques congolais a faire voir a ces groupes des profiteurs que leurs interets seront toujours sauvegardĂ©s comme c’est le cas dans des pays comme le Kenya, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. La troisieme est la capacitĂ© des hommes politiques congolais a se doter d’une architecture institutionnelle appropriĂ©e.

Merci et a bientot, Joseph Uchudi




Nono [no2.bay@orange.fr] 17/06/2013 11:52:13
@NNZ
Mais qu’est-ce que c’est encore; qu’est-ce que c’est ? De la manip dĂ©libĂ©rĂ©e ou un improbable quiproquo ? Vous m’attaquez injustement et me voici obligĂ© de revenir me dĂ©fendre, me rĂ©pĂ©ter mĂȘme et muscler ma parole moi qui jusque-lĂ  Ă©mettais loyalement et tranquillement mes avis !
Je viens de lire votre rĂ©ponse Ă  Mamale oĂč vous lui rĂ©pondez aussi Ă  ma question et comme par hasard, entre votre rĂ©ponse Ă  moi et celle Ă  Mamale il y’a comme des glissements mĂȘme des contradictions !

1° C’est à se demander qui n’arrive pas à lire les autres, qui fait dire à l’autre ce qu’ils n’a pas dit
?
Dans mes propos, il n’y a point de "spĂ©cificitĂ© Ă  la Bamba" comme vous l’insinuez honteusement mais une question de fond que je vous pose depuis le dĂ©but, Ă  la lecture de vos billets successifs !!! Et ce que je vous prĂȘte, ce n’est la spĂ©cificitĂ© (comme vous le disiez dans votre rĂ©ponse) mais bien le contraire, votre inconsĂ©quente nĂ©gation d’une spĂ©cificitĂ© de l’homme africain !
A propos, pourriez-vous me dire ce que je vous ai fait dire que vous n’avez pas dit ???

2° Vous ĂȘtes le champion de la nĂ©gation d’un homme africain, vous l’avez clamĂ© sur tous les tons, vous ne retrouvez chez lui qui cloche que les institutions ; raison pour laquelle vous ne jurez que par votre trouvaille de "dĂ©mocratie consensuelle" contre celle que vous appelez "partisane et conflictuelle" ! C’est quoi nier l’existence d’un homme africain sinon lui refuser sa spĂ©cificitĂ© cĂ d ses mentalitĂ©s, ses comportements individuels et collectifs, ses us et coutumes, ses valeurs propres ?
Convoquer le tissu social pour l’opposer Ă  l’homme membre de cette sociĂ©tĂ© est une pirouette qui ne tient pas. Comment un tissu social africain peut-il ĂȘtre diffĂ©rent par exemple de celui occidental sans que ses membres le soient aussi, aient aussi des comportements et des conditionnements diffĂ©rents entre eux ? C’est quoi d’autres les rĂ©flexes tribalistes et rĂ©gionalistes qui vous font saliver pour votre modĂšle gagnant, votre grand soir institutionnel ?
Voilà donc le sens de ma 1ùre question : comment conciliez-vous NON-SPECIFICITE (=pas d’homme africain) avec SPECIFICITE (=institutions originales) ???

3° Votre axe de dĂ©fense contre la spĂ©cificitĂ© de l’homme africain c’est sa capacitĂ© d’évolution quand il change d’environnement : c’est que pour vous curieusement cette spĂ©cificitĂ© ne peut-ĂȘtre qu’hĂ©rĂ©ditaire, immuable alors que pour moi les mentalitĂ©s, les comportements
 changent bel et bien. VoilĂ  l’objet de ma 2Ăšme question !

4° Pour moi, une thĂ©orie politique, constitutionnelle
 qui est inapplicable, non seulement n’est pas valide mais ne mĂ©rite pas dans le contexte de nos urgences qu’on perde notre temps prĂ©cieux Ă  en discuter. Ainsi je trouve illogique et irresponsable qu’un auteur n’en examine le champ de son application ; scientifiquement les Ă©ventuelles difficultĂ©s ainsi entrevues devraient lui permettre d’amĂ©liorer la qualitĂ© de son travail

Je ne conçois pas un travail sérieux en simple exercice de style pour apprentis dialecticiens de salon. Voilà la raison de ma 3Úme question !

5° Enfin je rĂ©pĂ©terai que personne de sensĂ© ne rĂ©cusera la nĂ©cessitĂ© d’adaptations, de rĂ©visions institutionnelles chez-nous (mĂȘme en adoptant le modĂšle consensuel de NNZ, je reviendrai sans doute en parler sur le fond lorsque j’aurais fini son parcours
) mais ce serait une supercherie de faire croire que les seuls textes nouveaux viendraient nettoyer nos Ă©curies d’Augias comme le chante Ă  plus envie notre NNZ

Notre Constitution est copiĂ©e de la française; pourquoi la France n’en a pas fabriquĂ©e une RĂ© publique bananiĂšre chez-elle comme nous en avons fait ???
L’homme qui doit appliquer et faire appliquer la Loi restera le premier auteur du changement : il devrait autant si pas plus mĂ©riter notre attention !!!
VoilĂ ...














Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@gmail.com] 17/06/2013 15:24:44
@Nono

Il nous sera difficile d’avancer dans un dĂ©bat pareil parce que vous continuez Ă  me prĂȘter des propos qui n’ont jamais Ă©tĂ© les miens. Tenez ! Vous Ă©crivez, par exemple, que pour moi, la faute ne serait qu’hĂ©rĂ©ditaire. Vous poursuivez que je m’acharne Ă  dire que toute spĂ©cificitĂ© (si elle existe) doit ĂȘtre liĂ©e Ă  une tare hĂ©rĂ©ditaire immuable. Sortez-moi un seul extrait d’un article dans lequel j’aurai tenu des propos aussi dĂ©biles. Je parle de l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du tissu social ou des sensibilitĂ©s ethniques et rĂ©gionales fortement ancrĂ©es dans le vĂ©cu social des citoyens. C’est pourtant Ă©crit noir sur blanc dans mes articles.

J’ai envoyĂ© un texte Ă  B.A.W sur des rĂ©actions semblables Ă  la vĂŽtre quand vous affirmez : « certaines de vos points me conviennent sauf que le tout me semble trop thĂ©orique, difficilement applicable ». VoilĂ  pourquoi je vous avais dit que vous posiez mal votre question. Puisque tel est votre jugement, il vous appartient de dĂ©montrer, en vous basant sur l’article sur ma vision de la dĂ©mocratie et non sur autre chose, en quoi cette vision serait difficilement applicable.



Nkwa Ngolo Zonso [nkwangolozonso@gmail.com] 17/06/2013 16:14:28
@mamale

C’est depuis 1999 que ma vision de la dĂ©mocratie a Ă©tĂ© publiĂ©e dans un livre. Depuis lors, je la vulgarise de diffĂ©rentes maniĂšres. Je ne demande Ă  personne de produire une analyse critique du livre. J’ai rĂ©digĂ© un article qui reprend l’essentiel de cette vision. Jusqu’à ce jour, des remarques pleuvent gĂ©nĂ©ralement sur des propos que je n’ai jamais tenus. Si vous n’approuvez pas cette vision, ce qui est votre droit le plus lĂ©gitime, mais puisque nous sommes dans un forum de discussion, ne pensez-vous pas qu’il serait plus simple de partir de ce qui est Ă©crit dans cet article et de me dĂ©montrer, dans un article critique, en quoi consiste votre dĂ©saccord ? Ne pensez-vous pas que le dĂ©bat pourrait continuer plus facilement ? Vos rĂ©actions peuvent parfois ĂȘtre trĂšs longues. Pourquoi ne pas en faire une analyse critique et bien structurĂ©e sur le sujet qui nous concerne, article que B.A.W. pourrait publier ?

Je pars d’un constat simple et indiscutable. Notre attachement Ă  nos identitĂ©s ethniques et rĂ©gionales est fortement ancrĂ© en nous. De loin beaucoup plus que notre attachement Ă  une quelconque idĂ©ologie importĂ©e. D’ailleurs, les importateurs d’idĂ©ologies n’ont souvent pour fief que leurs ethnies ou rĂ©gions. Pour moi, il serait plus simple que la dĂ©mocratie s’organise sur la province plutĂŽt que sur le parti et que nos diffĂ©rentes crĂ©ent une union nationale effective en participant toutes Ă  l’exercice du pouvoir national plutĂŽt que d’assister Ă  la domination de l’appareil de l’Etat par des membres d’une ethnie ou rĂ©gion ; spectacle auquel nous convie la dĂ©mocratie partisane et conflictuelle aprĂšs la tenue des Ă©lections. Il vous appartient de me dĂ©montrer que l’unitĂ© nationale et la bonne gouvernance seraient en danger si jamais on appliquait ma recette. A cet Ă©gard, la question d’Omena est mal placĂ©e parce que (1) pour hisser la province au rang d’institution politique, il n’est pas nĂ©cessaire qu’elle soit porteuse d’un projet de sociĂ©tĂ© ou d’une idĂ©ologie ; (2) la dĂ©mocratie, qu’elle soit basĂ©e sur le parti ou la province, ne signifie pas mettre le pays Ă  l’abri des convoitises. Cela contribue tout simplement Ă  mieux gĂ©rer la chose publique. Par ailleurs, les projets de sociĂ©tĂ© des partis politiques congolais sont de simples catalogues de bonnes intentions. Cela empĂȘche-t-il le Congo d’organiser la dĂ©mocratie sur base des partis ? Existe-t-il dans ces partis des idĂ©ologies qui mettraient le Congo Ă  l’abri des convoitises ?
Au sujet de l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du tissu social, je n’ai jamais dit que les pays africains Ă©taient les seuls Ă  vivre ce phĂ©nomĂšne. J’ai au contraire Ă©crit plusieurs articles dans lesquels je dĂ©montre la similitude avec la sociĂ©tĂ© belge ou encore la sociĂ©tĂ© helvĂ©tique. Quand dans un pays les citoyens ressentent fortement leurs identitĂ©s autres que celle liĂ©e Ă  l’Etat, on fait comme en Belgique ou en Suisse. On les intĂšgre dans l’agenda public au lieu de les nier comme le voudrait la politique congolaise ou africaine. On les nie, mais on les instrumentalise. C’est tout sauf intelligent comme dĂ©marche politique.
J’attends que B.A.W publie votre analyse critique de l’article sur ma vision de la dĂ©mocratie. On pourrait alors utilement poursuivre la discussion.



Joseph M. Uchudi [mlu1@cornell.edu] 17/06/2013 21:29:51
Cher compatriote Nkwa Ngolo Zonso,


Notre frĂšre BI DIANA a conclu sa rĂ©action a votre article par l’observation suivante: Rien ne peut marcher, car la RDC est un pays convoitĂ© par tout le monde. Ce point de vue m’est allĂ© tout droit au coeur. Il est similaire Ă  mon analyse selon laquelle la source du gachis qui a Ă©lu domicile en RDC est "ailleurs" et non dans l’incapacitĂ© des intellectuels zairo-congolais Ă  mettre leur savoir au service de peur pays.

Les questions qui ont besoin d’un debut de rĂ©ponse sont les suivantes. Est-il vrai que depuis le moment ou nous Ă©tions l’Etat IndĂ©pendant du Congo, notre pays a toujours Ă©tĂ© un territoire convoitĂ© par tous les grands pays du monde? Est-il vrai que, pour la communautĂ© internationale, la RDC est un patrimoine mondial qui ne devrait pas ĂȘtre laissĂ© aux congolais seuls? Si la rĂ©ponse est “oui” Ă  la deuxieme question, pourquoi nos hommes politiques n’ont jamais insĂ©rĂ© cet aspect des choses dans notre constitution? Pourquoi nos hommes politiques n’ont jamais songĂ© Ă  crĂ©er un framework ou schema de gouvernance nationale qui pourra promouvoir a la fois et nos objectifs nationaux et les interets de nos partenaires internationaux? Pourquoi n’avons-nous jamais songĂ© Ă  mettre en place un schema de developpement national semblable Ă  celui qui existe dans des pays comme le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Ethiopie?

Merci et a bientot, Joseph Uchudi



mamale [mamale@live.fr] 18/06/2013 14:19:18
C’est avec esprit critique constructif que j’ai dĂ» intervenir sur l’essence de votre supposĂ©e thĂ©orie de dĂ©mocratie, et en ayant captĂ© les idĂ©es confuses et Ă  des endroits erronĂ©es, je crois pouvoir me dispenser d’en consulter le livre ou un nouvel article.

Il serait inutile de "poursuivre utilement la discussion" si de votre part, vous appliquez la "politique de la sauterelle", esquivant toute solide argumentation qui mette Ă  terre votre prĂ©tendue trouvaille. Je sais pertinemment que l’édition d’un livre suppose des coĂ»ts Ă  couvrir par des rentrĂ©es financiĂšres, mais pour le progrĂšs de la science et le triomphe de la vĂ©ritĂ©, l’idĂ©e soutenue dans ledit livre devrait Ă  notre avis admettre des critiques, ce que nous avons fait de bonne foi en rĂ©agissant Ă  votre article par lequel vous reprenez les idĂ©es de votre chĂšre thĂ©orie.
En effet, si vous soutenez que "je ne demande Ă  personne de produire une analyse critique du livre", comment voulez-vous que nous puissions poursuivre utilement la discussion?

Toutefois, je reste ouvert au dĂ©bat scientifique et reste en attente de la nouvelle publication de votre idĂ©e avec espoir prĂ©alable que vous gardiez mes Ă©claircissements sur les concepts et la question fondamentale d’Omena, du moins la premiĂšre proposition de cette longue interrogation (ce qui intĂ©resse).



Nono [no2.bay@orange.fr] 18/06/2013 17:45:32
@NNZ
Vous aurais-je mal lu ("Ă  l’insu de mon plein grĂ©...") ou pas suffisamment ? C’est possible !
Ou vous aussi, vous seriez-vous exprimĂ© incomplĂštement Ă  un moment donnĂ© ? Pourquoi pas ? Cela arrive, mĂȘme aux meilleurs !

Qu’à cela ne tienne; si je me suis trompĂ© je reconnaĂźtrais ce vice de lecture qui porte en fait sur la charpente de votre construction et reviendrais Ă  la matiĂšre de vos propositions...

Pour l’instant, je maintiens que selon NNZ, l’homme africain n’existe pas; il n’y a pas de tare hĂ©rĂ©ditaire (c’est vrai en plus !); la preuve, ajoute-t-il, il Ă©volue en mieux, transplantĂ© en Occident... Ses Ă©checs actuels seraient dus aux seuls impairs de ses institutions bĂȘtement copiĂ©es de l’Europe, ancienne colonisatrice !
Pour ma part, je persiste et signe que c’est l’homme (africain) le "maütre d’oeuvre" de bout en bout : c’est lui qui sera dans les dispositions d’accepter et d’initier le changement comme c’est lui qui l’appliquera (bien ou mal) !

Bon; en attendant, je vais de suite revoir mes sources (vos Ă©crits) et vous les soumettrez au besoin pour explication !
Dont-acte; dirais-je ! Pour le moment...


 

Tous droits réservés © Congoindépendant 2003-2017                   mkz@congoindependant.com  Tél : +32 475 22 90 65.