Ducarme veut mobiliser en faveur des femmes violées au Congo
Une vue de l’assistance venue écouter Daniel Ducarme. Photo C.I.C
Responsable des relations internationales au sein du parti libéral francophone (MR), le ministre d’Etat et député de Bruxelles Daniel Ducarme a animé vendredi 30 novembre une réunion destinée à mettre sur pied un Comité d’action en faveur des femmes violées en RD Congo. Bien que saluée, l’initiative est loin de faire l’unanimité. Dans une lettre adressée à Ducarme des membres d’un groupe associatif rechignent d’y adhérer.
Que ce qui fait courir le libéral francophone Daniel Ducarme ? Quelle est la motivation qui le pousse à s’autoproclamer «porte-parle» du mouvement d’action en faveur des femmes violées en RD Congo ? Que justifie cet engouement maintenant ? Ce sont là les quelques questions qui taraudaient des personnes - une cinquantaine – venues écouter ce cacique du MR. La rencontre a eu lieu dans la salle de réunion au siège de cette formation politique sise, 84-86, avenue de la Toison d’or. Prévu à 19h00, la réunion n’a démarré que trois quarts d’heure plus tard. Flash-back. Après un passage, samedi 17 novembre, à la tranche africaine de la radio bruxelloise « Air Libre » (87.7 FM), Ducarme a participé lundi 26 novembre à une marche organisée par un groupe d’associations congolaises sous la coordination notamment de Yvette Tabu et Maddy Tiembe. C’est à l’issue de cette «manif» que l’homme du MR a lancé son invitation. La rencontre commence par une minute de silence observée pour les femmes victimes du viol. Daniel Ducarme prend la parole pour cerner l’objet de la rencontre : la mise en place d’un comité d’action en faveur femmes violées. « La situation bouge au Congo », s’exclame-t-il. Est-ce parce que le ministre belge des Affaires étrangères vient d’annoncer la réouverture du consulat général de Belgique à Bukavu avec juridiction sur les provinces du Maniema et du Nord-Kivu ?
« Réconciliation Belgique-Congo »
«Daniel» d’estimer que ce serait un «symbole fort» de conférer à cette association de fait la dénomination suivante : « Réconciliation Belgique-Congo », RBC, en sigle. Quelques sourires ironiques se figent sur des visages. La Belgique et le Congo étaient-ils fâchés ? Quel est le rapport avec la situation des femmes violées ? Votre serviteur tentera en vain de relayer ces interrogations. « Il faut éviter toute politisation de cette démarche qui est avant tout l’affaire des femmes congolaises. J’entends pour ma part jouer le rôle de porte-parole », fait remarquer l’orateur. Quelle serait la mission de cette organisation ? Mener une action de sensibilisation au niveau belge et de la diplomatique internationale. Dans le premier cas, il s’agit de préparer une résolution à proposer au Parlement belge sur le viol utilisé comme armes au Congo. «Je vais, a dit Ducarme, amener tous les groupes parlementaires démocratiques à co-signer ce texte». Dans le second cas de figure, il s’agit de préparer une pétition collective à soumettre au parlement européen. L’objectif, selon lui, est de solliciter auprès de l’Union européenne une aide d’urgence au plan sanitaire, social et judiciaire.
Une solution politique
A en croire l’ancien co-président du parti libéral, les autorités provinciales au Sud-Kivu se seraient engagés par écrit à mettre fin à l’impunité. Après cette introduction, plusieurs intervenants congolais ont pris la parole. Pour l’essentiel, des voix se sont élevées pour signaler que les femmes victimes de viol habitent généralement dans les villages reculés. Il ne sert donc à rien de centraliser les soins de santé au niveau de l’hôpital de Panzi à Bukavu. Une intervenante – Leticia Kalimbiriro, pour ne pas la citer - fait remarquer à juste titre d’ailleurs qu’il faut attaquer, par les racines, le drame humain qui se déroule dans les provinces du Kivu. « Il ne suffit pas de prodiguer des soins aux victimes. Il faut trouver une solution politique au Congo. Et surtout que toutes les parties impliquées dans l’instabilité en RD Congo en l’occurrence le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda cessent leur ingérence dans les affaires congolaises». Après ce débat, l’orateur invita l’assistance à procéder à la mise en place de trois groupes «composés de deux ou trois personnes » afin d’animer les trois axes du mouvement : sanitaire, réinsertion socio-professionnelle et assistance judiciaire. Concrètement, ces groupes ont pour mission de collecter les dossiers des individus à assister.
Malentendu
D’aucuns avaient cru que le choix de futurs membres se fera par «vote». A la surprise générale, le ministre d’Etat Ducarme s’est mis à désigner quelques personnes choisies au hasard devant figurer laissant à l’auditoire le soin de compléter la liste. Malaise. Dès ce moment, les avis sont partagés. «C’est une bonne initiative prise par le ministre d’Etat Daniel Ducarme de mobiliser la communauté internationale sur le problème des femmes violées», déclare Ghamba Lagham, avocat au barreau de Bruxelles. « Il faut, ajoute-t-il, que les autorités congolaises assument leurs responsabilités notamment en matière judiciaire. » Ancienne ambassadrice à Bruxelles, Justine Mpoyo Kasa Vubu se refuse, pour sa part, d’émettre un «jugement de valeur» tant sur la démarche de Ducarme qu’en ce qui concerne la gestion de la situation par les gouvernants congolais. Au sujet de réunion convoquée par Ducarme, elle a eu néanmoins ces mots : « L’initiative, au départ, est positive mais je ne retrouve pas les éléments que j’ai pu percevoir lors de la marche du lundi 26 novembre ». «Justine » de se dire surprise d’entendre Ducarme parler de «réconciliation» entre la Belgique et le Congo. « Je suis venue ici pour parler des questions relatives aux femmes mutilées au Kivu. S’il y a réconciliation, celle-ci doit avoir lieu entre Congolais et non le contraire». Et d’enchaîner : « Je me demande s’il n’y a pas un malentendu… ». Aux dernières nouvelles, laissés entre eux, les Congolais présents à la réunion de Ducarme n’ont pu accorder leurs violons.
Vision antinomique
Signe de divergence ambiante. Mercredi 4 décembre Yvette Tabu, Marcelline Lokengo et Maddy Tiembe, respectivement présidente, vice-présidente et secrétaire générale de l’AFEDE Asbl (Association des femmes pour le développement) ont écrit à Daniel Ducarme. Un vent favorable a déposé ce courrier à la rédaction de Congoindependant. L’objet de la missive est ainsi libéllé : «comité d’action en faveur des femmes congolaises». Les trois dames commencent par « saluer » « le désir des personnes et associations de migrants congolais de se joindre » au comité initié par Ducarme. Elles reconnaissent qu’« il est utile qu’une aide sanitaire, psychosociale et juridique arrive effectivement aux victimes des violences sexuelles à l’Est (…)». Les trois signataires posent néanmoins des conditions en ce qui concerne les personnes engagées dans les différents groupes. « Celles-ci, notent-ils, » devraient avoir « une connaissance de la réalité du terrain et de la culture locale ». Tout en réaffirmant leur volonté de voir l’éradication du phénomène viol en RD Congo et « la mise hors d’état de nuire » des criminels de guerre et les milices qui sévissent sur le territoire congolais, ils concluent : « Au vu de notre travail sur la problématique des violences sexuelles et de la reconnaissance certaine de notre association dans la diaspora africaine et au sein du monde associatif belge ; nous estimons qu’à ce stade-ci, notre participation à votre comité ne correspond pas à notre vision. » « Nous soutenons votre action et vous souhaitons une bonne continuation. » Ambiance.
JE REGRETTE QUE LES COMPATRIOTES INVITENT A LA LUTTE CONTRE LES VIOLS DES FEMMES DANIEL DUCARME, UN HYPOCRITE N`AYANT RIEN FAIT LORS DES ELECTIONS INITIEES PAR SON PARTI LE MR ET LOUIS MICHEL. ALORS QU`IL Y AVAIT TOUJOURS VIOL ET GUERRE.
HONTE POUR LE MR ET LES ASSOCIATIONS QUI IMPLIQUENT LE MR < ABSENCE DE MATURITE DE TOUTE PART>
VOUS CONTINUER A ASSOCIER LOUIS MICHEL AUX CHOSES CONGOLAISES A TRAVERS DUCARME, C`EST UNE HONTE. LEUR PARTI AVAIT PRETENDU QUE LES ELECTIONS ETAIENT LA FIN DES VIOLS, GUERRE...
ON NE COMBAT PAS LE VIOL AVEC DES MARCHES,CAR LES FOUS,LES REBELLES SONT LES HORS LA LOI.
LOUIS MICHEL SE MOQUE DE VOUS A TRAVERS DUCARME ( MR)
LOUIS MICHEL COMMISSAIRE BILANT NEGATIF, A PLUS FORTE RAISON DUCARME UN INSOLVABLE = CATASTROPHE. REFLECHISSONS
C’est justement ce mepris,ce dédain des politiques belges vis à vis de la souffrance infligée par leurs vassaux à notre peuple qui blesse et revolte tout congolais et tous ceux qui sont épris de liberté et de paix. Pendant que l’univers entier découvre avec amertume les non-dits de cette guerre d’agression rwando-burundo-ougandaise et l’implication americano-belge dans la rebellion à l’Est de la Rdc. Pendant que le pan se devoile sur les veritables mentors de Mr Kabila,les veritables relais occidentaux et soutiens de sa majesté le roi du Kivu Laurent Nkundabatware et sur les veritables parrains du plus grand democrate des grands lacs Paul Kagame,voilà le moment que choisit Mr Ducarme pour faire son show politique à intéret personnel tout en instrumentalisant certaines personnalités congolaises. Pendant que les congolais veulent que prennent fin une fois pour toutes ces atrocités,exactions et ces crimes contre la dignité humaine à l’est de la republique et que justice soit faite pour ces pauvres personnes violentées et tuées pour une cause qu’elles ignoraient et ignorent encore sans doute,voila que ce Mr nous parle de la reconciliation belgo-congolaise dans une manifestation destinée pourtant à faire entendre la voix de ces femmes que sevissent des criminels sexuels frequentés par cette meme communauté internationale qu’il represente. Quelles ont été les 2 personnalités internationales les plus en vue ces 6 dernières années en Rdc ?Louis Michel et William Lacy Swing. Qui ont legitimé la mascarade électorale organisée en Rdc en 2006 ? Louis Michel et William Lacy Swing. Pendant que les élections congolaises ont été qualifiées de libres et démocratiques par les représentants de la communauté internationale voilà que les legislatives russes sont qualifiées de non démocratiques par ces memes messieurs. Et pourtant il suffit de comparer le deroulement de ces 2 élections pour nous en rendre compte de la duplicité de cette communauté internationale. J’aurai pu etre étonné s’il s’agissait d’une autre personnalité internationale mais pas de ce proche de Louis Michel. En se faisant porte-parole de la cause congolaise,ce Mr Ducarme prépare la fuite en avant des autres acteurs belges de la crise congolaise. Devant la détermination de la jeune élite congolaise que nous représentons actuellement,devant la thèse défendue par Mr Honoré Ngbanda toujours accompagnée des PREUVES IRREFUTABLES jamais contestées par qui que ce soit d’ailleurs,dévant la ferveur des patriotes congolais qui ne jurent plus que par la libération totale de notre pays de l’inféodation occidentale et de l’occupation étrangère,voilà ce Mr Ducarme s’avise à nous dormir debout avec un discours creux et totalement inadapté à la manifestation organisée. Mais nous nous rejouissons d’une chose,c’est la reconnaissance de ce genocide par nos propres bourreaux. Maintenant nous exigeons de la communauté internationale un tribunal penal international pour que répondent enfin de leurs actes les auteurs occidentaux qui l’ont planifié et couvert pendant plus d’une decennie et les acteurs locaux et étrangers qui l’ont éxécuté sur le terrain. Nous ne laisserons jamais nos 5 millions de morts tombés dans l’oubli de l’histoire,ni n’attendrons que Mr Ducarme parle à notre place pour protéger nos propres vies car ils ne l’ont jamais fait par le passé,ne le font pas aujourd’hui et ne le feront sans doute pas à l’avenir encore moins ne céderons une quelconque parcelle de notre territoire national à qui que ce soit maintenant et à jamais. Sachez une chose lorsque quelqu’un vous nargue,il ne faut jamais lui demander la permission de vous mettre en colère ! Vivre ou mourir pour la patrie nous vaincrons.
Si j’étais présent pendant cette rencontre, j’aurais posé la question ci-après:
le viol dont on déplore aujourd’hui dans les Kivus n’est pas le seul dont les femmes sont victimes et cette violation grave du droit international humanitaire n’est pas récente. les crimes contre les femmes ont débuté depuis la guerre de soit disant libération de l’AFDL et se sont intensifiés avec la nouvelle guerre de 1998 jusqu"à ce jour. Qu’a attendu la Belgique pour contribuer à combattre ces dérapages? Ne pouvait- elle pas jouer de son influence au sein de la communauté internationale en général et de l’Union Européenne pour demader et obtenir la création d’un tribunal pénal international pour juger les crimes de guerre en RDC? Ce qui pouvait influer sur le comportement des belligérants et les dissuader. la recrudescence actuelle des crimes de guerre en RDC est la conséquence de l’impunité dont continuent à bénéficier les différentes parties à ces conflits armés.