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03 Septembre 2017

Monsieur le ministre de la Communication et des…mensonges

 

Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des ...mensonges

Lambert Mende Omalanga, surnommé « Tshaku national » par « Ya Tshitshi » est pris en flagrant délit de mensonge dans l’affaire relative à l’intrusion des militaires à la base de la Monusco à Kananga. Le très regretté président de l’UDPS a dû s’esclaffer dans sa bière qui est toujours entreposée dans un funérarium à Ixelles, en Belgique. Sept mois après le décès. C’est un autre débat...

Le Tout-Kinshasa politique a suivi, vendredi 1er septembre, les déclarations d’un certain lieutenant Anthony Mualushayi. Ce "sous-off" serait le porte-parole d’un prétendu secteur opérationnel de l’armée congolaise dans le « Grand Kasaï ».

Notre cher « sous-off » a reconnu que des militaires avaient bel et bien pénétré «sans armes» dans les installations de la Monusco. Ils pourchassaient notre Tatu Edouard Diyi Tshitenge, directeur de la Radio TV Kasaï Horizons. « Les militaires n’ont violé aucune loi », s’est écrié le fameux "Anthony". Bualu bua dikema! Celui-ci porte une parole tellement lourde qu’il n’a pas été capable d’administrer un mandat motivant les faits reprochés à Mukalenge Diyi Tshitenge. En République très très démocratique du Congo, n’importe qui fait n’importe quoi pour plaire à l’imposteur de la République, alias raïs-président hors mandat, alias ex-commandant suprême des Fardc, de la police nationale et de la garde prétorienne basée au Camp Tshatshi.

Soixante-douze heures auparavant, le très zélé et inamovible ministre de la Communication et des …mensonges, Mende Lambert Omalanga, est apparu peu éloquent sur les antennes de RFI. Il s’est mis à raconter sa version romancée des faits : « Il n’y a pas eu d’intrusion. Des témoins affirment que les soldats n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la base de la Monusco».

Selon Omalanga, «des éléments des forces loyalistes poursuivaient un individu présumé auteur de tentative de constitution d’un nouveau groupe armé ». Ouf !
"Lambert" qui prétend être criminologue de l’ULB semble oublier que toute tentative suppose un "commencement d’exécution". En réalité, Mende a menti pour plaire au raïs aux abois.

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les potins de Kinshasa-lez-Immondices, le sinistre, pardon, le ministre Lambert Mende est un piètre porte-parole. Avec ma naïveté habituelle, je lui ai posé une question : « Pouvez-vous expliciter cette accusation diffamatoire ? »

Mon ami prend une attitude doctorale et lance : « Un bon porte-parole doit avoir trois caractéristiques. A savoir : la rigueur, l’humilité et la franchise ». Lambert qui occupe ce maroquin depuis une dizaine d’années ne satisfait à aucune de ces exigences. Il ajoute : « Un bon porte-parole doit se préparer très soigneusement avant de répondre aux sollicitations des journalistes nationaux comme étrangers ».

A en croire mon ami, Mende Omalanga Lambert n’a pas volé son très peu gracieux surnom de « Tshaku ». L’ami de revenir à la charge : « Un bon porte-parole doit raconter la vérité. Pour connaitre la vérité, il doit commencer par s’informer ». Et de poursuivre sur le même ton : « Monsieur Lambert a, à plusieurs reprises, démontré qu’il ne maitrisait pas son sujet ».

Pour mon ami qui est professeur des « Relations presse », notre ministre ne fait que réagir aux injonctions du raïs hors mandat, alias ex-commandant suprême des FARDC, de la garde républicaine et de la police nationale.

Le porte-parole Anthony Mualushayi d’«analphabète diplomatique » en prend également pour son petit grade ("pete moke", disait le truculent général Louis Bobozo) pour avoir prétendu - en méconnaissance de l’article 22 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques - que les militaires qui avaient pénétré dans la base de la Monusco n’avaient violé aucune loi.

On devrait apprendre à ce "soudard" que cette intrusion viole une convention internationale. Celle-ci tient lieu de "loi" aux yeux des signataires. «La Monusco est assimilée à une mission diplomatique. A ce titre, ses locaux sont inviolables et les agents de l’Etat d’accueil ne peuvent y entrer qu’avec le consentement de Maman Sidikou ou de son délégué », argumente l’ami.

Erudit, mon ami de conclure en citant Emile de Girardin : « Il faut être vrai, car il n’y a de force que dans la vérité ». A bon entendeur...

Robert Yuka ea Djema
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