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03 Aoűt 2017

Carte blanche

 

Bamba di Lelo

Aux Officiers, Caporaux et soldats des Forces Armées Congolaises de la République Démocratique du Congo (FARDC) ;

Aux Policiers subalternes, Cadres et Agents de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de la République Démocratique du Congo.

Camarades et chers Compatriotes,

J’ai tenu, ce jour, à m’adresser à vous, de manière particulière, et ce, en votre double qualité de protecteurs de la Nation, et de détenteurs de droit de l’impérium, pour vous annoncer sans crainte, ni détour, que, dans quelques jours, soit le 7 Août 2017, le peuple congolais, vos propres compatriotes, longtemps réduits au silence, par votre régime finissant, usant des prérogatives que lui confère l’article 64 de la Constitution, face donc à son destin, ce peuple martyr, manifestera son ras-le-bol, et sa désapprobation contre le dit régime !

Ce régime mortifère, piloté par Joseph Kabila, un parfait parvenu, et sa clique d’irréductibles collabos, criminels en tout genre, dont tous, ont baigné dans une pratique de gestion à contre-sens, pervertie et coercitive, qui a détruit l’économie du pays, et le pouvoir d’achat du citoyen congolais, qui, de fait, mène un train de vie misérable dans un pays scandaleusement riche, et très pourvu en ressources naturelles !

Malgré tout, et en application de certains principes de Machiavel, Joseph Kabila, le rusé, Lambert Mende Omalanga, Aubin Minaku, André Atundu Liongo, Kalev Mutondo, Steve Mbikayi, Joseph Olengankoy, Jaynet Kabila, Zoé Kabila, Gaspard Mugaruka bin Mubibi, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Henri Mova Sakanyi, … tous ces fossoyeurs de la situation politique, économique et sociale congolaise se considèrent, par ambition, comme des individus hautement qualifiés, compétents, et irremplaçables !

Cependant, tous ces apprentis sorciers semblent donc ignorer, que l’Etat de droit n’est rien sans la présence irremplaçable d’un certain nombre d’individus, qui seront les sujets d’un tel Etat. L’individu, si décrié, s’est souvent vu défini comme le responsable de l’atomisation de la chose publique, et comme le simple « contempteur » des valeurs et des principes de l’Etat de droit. Pourtant, la démocratie n’est rien sans le maintien des sujets libres, rien donc, sans l’engagement des dits individus, sans leur détermination à protéger sa durabilité.

Ce n’est pas la normalisation, ni les individus protégés par elle qui protègent la démocratie. Pour la protéger, il faut en avoir, déjà par avance, le désir et l’exigence. Cela suppose d’avoir la notion d’individuation et non d’individualisme, et que cette notion, soit réinventée par les individus. Avoir donc le souci de l’Etat de droit, comme l’on a le souci de soi.

En termes simples, Joseph Kabila, en fin mandat depuis le 19 Décembre 2016, et les siens, qui ont conduit le Congo-Kinshasa, notre beau et grand pays, à la dérive, sont à court d’imagination, et n’ont donc plus de leçon magique à nous proposer pour relever le défi de sous-équipement. Ils doivent se remettre en question pour constater leur incompétence, leur ignorance en matière de gestion de la chose publique, in fine, accepter donc l’évidence, en quittant sans contrainte aucune, la République démocratique du Congo, face à ce risque d’affrontement violent de ce peuple congolais, qui subit depuis longtemps les affres d’un pouvoir illégitime !

A vous caporaux et soldats, policiers subalternes,

Laissez-moi vous dire, qu’à la nomination d’un ami, dont je tais le nom par décence, au grade de Général de notre armée nationale, ce dernier, ne disposait d’aucun sous en poche. Démuni, le promu me pria de lui transférer par Western Union, ne fût-ce que 20 dollars américains, pour se procurer un ticket de transport en commun, afin de rejoindre son nouveau poste d’affectation. Comme j’étais son sauveur de circonstances, le Général, mon ami, me remerciant, m’a dit : « Ne vous étonnez pas que je vous révèle une chose, en vous disant que comme je suis nommé Général par décret présidentiel, j’ai certes, l’honneur, mais en vérité, je n’ai pas le bonheur de jouir de mon grade ».

Par ailleurs, à vous caporaux et soldats, je vous rappelle que votre solde mensuelle de moins de 100 dollars, n’atterrit sur vos comptes bancaires pour les uns, que de manière irrégulière, tandis que ceux parmi vous qui reçoivent la dite solde par personne interposée, sont souvent victimes de détournement de la dite somme soit par le comptable payeur, soit par vos chefs hiérarchiques, avec obligation de vous taire, de vous résigner, et d’accepter cela comme une pratique courante et normale, pour forger votre endurance dans le métier de fidèle soldat.

Nombreux parmi vous, qui habitent au camp Kokolo, dans des maisons construites depuis l’époque coloniale, savent que ces maisons, hélas, n’ont jamais été repeintes, et que, dans certaines, la charpente de la toiture est presque écroulée, avec une multitude des fissures aux murs. Malgré tout, vous y passez des nuits entières, dans une obscurité effroyable, et n’obtenant de l’électricité que par délestage ! Même les Officiers supérieurs, au Camp Kokolo, subissent la même peine, sans que personne n’élève la voix pour se révolter et dire « non » à un tel traitement de misère et d’humiliation imposé à une armée, censée défendre sa Patrie jusqu’au sacrifice suprême !

Pourquoi, Caporaux et soldats, Chers compatriotes, notre nation si riche en ressources naturelles, traverse-t-elle une telle crise politique, économique et sociale, morale et culturelle d’une ampleur inégalée au cœur de l’Afrique ?

Je répondrai à cette question fondamentale lors de mes publications ultérieures, et ce par nécessité d’en faire une approche méthodologique. A la base de tout, c’est le déni du réel, la trahison du peuple par ses élites, l’absence d’une idéologie dominante, in fine donc, la disparition d nos repères historiques et le pourrissement du pouvoir de l’intérieur, par la présence, à la tête de l’Etat de Joseph Kabila, parfait parvenu, imposteur, au passé obscur, personnage atypique, aphone aux allures timides et pourtant roublard, qui n’a pas été capable de tracer un chemin de développement pour notre pays, lui-même, étant allergique à la modernité.

Bref, à l’exemple d’Ayatollah Khomeiny, qui a chassé le Shah d’Iran, et sa clique d’affameurs du peuple, aujourd’hui, et en ce qui concerne la République Démocratique du Congo, et face à la dictature féroce que l’on impose à son peuple, et à la découverte de multiples fosses communes à travers toute l’étendue du territoire national, qui est le signe évident, d’un génocide voulu et programmé, pour exterminer un peuple pourtant pacifique.

Dès lors, la réconciliation entre le pouvoir et le peuple congolais étant devenue très difficile, nous demandons aux officiers et soldats, de se ranger du côté du peuple congolais pour sa marche à la liberté, même si besoin était de recourir aux armes, contre l’occupant, agresseur de notre peuple et ses mercenaires.

En 17 ans de règne sans partage, Joseph Kabila s’est plutôt occupé de tuer et de massacrer les congolais, sans moyens de défense. De ses propres mains, Joseph Kabila a, ôté la vie à notre vaillant compatriote Armand Tungulu, le Belgicain, laissant derrière lui, une veuve et des enfants à bas âge. Son corps n’a jamais été rendu aux membres de sa famille, car, au contraire, ce corps lui aurait servi disent certains, de « nourriture » destinée à un ogre de personnage, à la barbiche pimentée !

De même, pour notre compatriote Fidèle Bazana, dont une partie du corps a servi d’appât pour les chiens de l’Inspection générale de la Police Nationale, tandis que le « reste » disent certains, aurait été congelée, pour sa consommation au quotidien, par le même individu, qui banalise la personne humaine et qui donne pourtant facilement la mort à ses multiples contradicteurs.

Devant cette tragédie, devant notre destin final en péril, le constat est clair, le régime de Joseph Kabila constitue maintenant, la preuve évidente que nous avons trop laissé faire un assassin, déguisé en sauveur-libérateur, et qui a opéré à sa guise, à l’intérieur même de notre maison. Redire, marteler cela, c’est pour que nous relevions nos têtes pour le chasser, ce fantôme du pouvoir ! Il ne faut plus rêver ! Il faut décider nous-mêmes d’un futur contraire : répondre la violence par la violence.

Changer l’histoire de la République Démocratique du Congo est possible, à condition que vous ne tombiez plus dans le piège, vous tendu par des alliés de circonstances du pouvoir en place, en organisant des villes mortes, qui étaient jadis à la mode, pour lutter contre la dépouille d’un régime politique dégénéré, et appauvri !
A vrai dire, gérer un Etat n’est pas un « Job » destiné à Joseph Kabila, prétendu fils de Laurent Désiré Kabila, président défunt. En 17 ans de règne, « Joseph Kabila » a plutôt développé le penchant de tuer, et de caresser la mort. C’est donc, un véritable thanatologue s’occupant de la thanatologie, qui est une science, soit l’étude de la mort.

Pour conclure, au lieu de s’accrocher à une fonction impossible, compte tenu des limites de ses compétences, aggravées de sa déficience mentale, Joseph Kabila, ou mieux, Hippolyte Kanambe ferait mieux, en sa qualité de thanatologue de prester dans une morgue et/ou dans un funérarium, domaine correspondant à son profil de criminel, pire qu’Adolf Hitler.

Plus rien Ă  vos ordres !

Bamba di Lelo
Docteur en Sciences Politiques de l’UCL
Analystes des questions politiques du Congo
E-mail : jbadil@hotmail.be


© Congoindépendant 2003-2017

 

8 Réactions

Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 03/08/2017 22:25:24
A Bamba di Lelo,

Merci pour cette production intellectuelle imparable. A travers,la pugnacité d?une telle analyse, je me rends compte que le peuple congolais n?est pas du tout orphelin de son élite, qui, elle, s?organise de manière intelligible afin de protéger notre patrimoine commun, la terre de nos ancêtres, actuellement sous occupation rwandaises. Joseph Kabila la marionnette doit s?attendre à un "Tsunami" jamais vécu au monde. La date du 7 Août 2017 tournera définitivement la page de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo. Vouloir où pas, le départ de Joseph Kabila du Congo demeure notre priorité. Egalement la saisie de ses avoirs, ses biens et autres font déjà l?objet de notre préoccupation ultime.

J?ai dit

Kolomboka



Barnabé Tchikaya [bchtik@hotmail.com] 03/08/2017 22:57:57
Cette carte blanche que le Dr Bamba di Lelo vient d’adresser aux vaillants militaires de nos Forces Armées est semblables aux cartes blanches que le très regretté journaliste Mavungu Malanda ma Mongo adressait au peuple zaïrois, au micro de la radio nationale chaque fois que la souveraineté du Zaïre était menacée par des querelles avec certains pays voisins. Joseph Kabila ne connait pas les cartes blanches de Mavungu Malanda ma Mongo car, il est venu de nulle part, il n’est né, ni grandi au Congo et, ne connait pas l?histoire du Congo-Zaïre.
Au-delà de nos frères et sœurs, militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, et de tous les services de sécurité, cette carte blanche est adressée à tous les Congolais et à toutes le Congolaises épris de paix et, qui ne tiennent qu’à une seule chose : le départ immédiat du pouvoir de Joseph Kabila dont le pouvoir est déjà conjugué au passé simple.
Nous devons prendre conscience de la situation catastrophique causée par la mauvaise gestion de Joseph Kabila, que traverse actuellement notre pays. Le mandat de Joseph Kabila a expiré depuis le 19 décembre 2016, il refuse de quitter le pouvoir pour continuer à piller notre pays et, plonger notre peuple dans une misère noire.
Le 7 août 2017, comme un seul homme, tous les congolais doivent se lever pour abatte ce régime sanguinaire et dictatorial qui a, à sa tête un thanatologue qui ne sais que développer la science de la mort, en tuant les Congolais et en les ensevelissant dans des fausses communes disséminées dans tous les coins du territoire national.



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 04/08/2017 00:10:44
Chers Combattants,

Pour le 7 Août 2017, la libération du pays tout entier est possible mais cela exige la prise de conscience de tout un chacun et le devoir obligatoire de sortir dans la rue au nombre fort élevé de nos concitoyens soit au nombre 4 à 5 Millions nécessaire pour pousser Joseph Kabila à la porte de sortie. De même en provinces, on doit emboîter le pas de ce qui se passe à Kinshasa comme ailleurs à titre de pression pour faire sauter le verrou qui nous bloque et nous avilit .

J?ai dit !

Kolomboka



Elili [dibangu@hotmail.com] 04/08/2017 05:18:53
Chers Compatriotes,
Voilà un bel acte patriotique, un appel solennel afin que le peuple se réveille. Mais une question: les Caporaux et soldats des Forces Armées Congolaises de la République Démocratique du Congo (FARDC) ; les Policiers subalternes, Cadres et Agents de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de la République Démocratique du Congo, ont-ils tous les connections internet pour être au courant de cet appel bien intelligemment rédigé ? Ensuite, nous avons vu que cette armée est gagnée à la cause du Raïs, nous les avons vus tirer sur des civils sans armes, des femmes, des enfants, des vieux, on a encore vu les massacres des chrétiens Kimbanguistes à Lisala. Ce sont ces personnages qui vont réagir contre le pouvoir qu?ils soutiennent de cette manière ? Un pays où on assiste à des corruptions par les grades militaires, par des postes dans les entreprises de l?Etat, (les nouveaux PDG au profil des parvenus capables de monter sur des voitures pour célébrer leur élévation dans les rangs des proches du Raïs), peut-il être libéré par ceux-là même qui tirent profit de la situation de terreur de l?Etat sur ses propres citoyens ? Cet appel avait été lancé en son temps de façon solennelle (même si cette façon n?était pas de mon point de vue la façon appropriée en ce moment là) par le président élu des élections de 2011, a-t-il été suivi ? Je pense que le Dr en Sciences Politiques de Louvain-la-neuve a d?autres ressources pour arriver à mobiliser ces supports du régime du Raïs. C?est mon souhait le plus ardent. L?appel que le Dr aurait mieux fait de relayer serait celui du Ne Muanda Nsemi pour le 07.08.2017 et le 08.08.2017 et le ralliement derrière Christian Malanga. Que Dieu nous vienne en aide.



MAYOYO BITUMBA TIPO-TIPO [mbtt20062017@hotmail.com] 04/08/2017 10:45:23
Nono,

Je profite de ce dernier article pour revenir au Professeur Mfuamba que je ne connais pas et qui, selon vous, défendrait la même vision politique que moi. Comment entrer en contact avec lui ?



Ramazani [ramazan@gmail.com] 04/08/2017 12:22:38
Officiers, Sous Officiers, Caporaux et Soldats,

Le savez vous qu?il y a de cela 10 ans à Kavumu, plus de 84 de vos compagnons d?armes ont été tout simplement exécuter parce qu?ils ont refusé de trahir la Patrie par le fait de s?être opposé à l?incursion et ou à l?invasion des troupes mobiles Rwandaises dans notre territoire ? On peut citer tant d?autres exemples analogues. Et donc, il est temps de réagir en faveur de notre peuple pour bouter dehors l?envahisseur Rwandais, le nommé Hyppolite Kanambe de son vrai nom. ( Soit Joseph Kabila comme sobriquet ). On doit se faire justice puisque personne ne le fera à notre place.

A bon entendeur Salut !



Nono [no2.bay@orange.fr] 04/08/2017 21:43:33
Mayoyo,

En fait je ne connais pas davantage ce Professeur Mfuamba, j’ai juste eu le temps d’écouter quelques bribes de son diagnostic et de ses propositions mais que je n’ai pas encore fouillés plus au fond à travers cette émission : « Crise en RDC: Prof Jean Fidèle Mfuamba propose sa solution » = http://www.mayizo.com/article/595118f348ef44521d39ca0e ([youtube]_ifHaSbMR4s[/youtube])

Sinon le Professeur Mfuamba interviendrait abondamment à travers les réseaux sociaux, il est donc facilement joignable !



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 05/08/2017 10:06:12
A Elili,

Pour une fois, je suis d?accord avec votre appréciation quant à la dimension de la recommandation formulée par le Prof. Bamba di Lelo à nos Officiers, Caporaux, et Soldats de nos Forces Armées Congolaises, y compris la Police, nos Cadres et Agents de renseignements, bien que tous, sont sous la coupe du fils de Christopher Kanambe .Mais pour répondre à votre point de vue, je pense qu?en indiquant la date du 7 Août 2017 , Bamba di Lelo fait allusion de manière implicite au "Sage" et Député National, Ne Muanda Nsemi. Après tout, il ne vous ai pas interdit de penser autrement C?est votre droit légitime.

J?ai dit !

Kolomboka


 

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