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02 Juillet 2017

RDC, 57 ans d’indépendance, trou noir et case de départ

 

Le regretté Patrice-Emery Lumumba, le tout premier chef de gouvernement du Congo Indépendant

La Convention des Congolais de l’Etranger en appelle à la désobéissance civique généralisée à la force d’imposition de la paix à la transition sans Kabila.

C’est avec amertume que la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE) s’adresse a la nation toute entiere, aux hommes de vérité et de bon sens, à l’occasion de l’anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. 57 ans d’indépendance, 57 ans de misère, de chosification du peuple qui culmine dans un tragique retour a la case de depart.

L’indépendance du Congo, qui avait suscité espoir et nourri tant de rêves, s’est transformée en une éternelle nuit cauchemardesque d’où il est devenu difficile de se relever.

Dans la déclaration issue de leur 54eme session de l’assemblée plénière, les évêques du Congo ont dit tout haut le calvaire du Congolais au quotidien. Et pour rappel, le Congo est devenu ce cimetière à ciel ouvert où M. Kabila décide impunément qui doit vivre ou mourir. Le Congolais est devenu cet être sans dignité, ni valeur ; à qui l’apprenti dictateur Kabila ne reconnait plus aucun droit, même pas celui de dire ce que ressent son coeur, moins encore celui de manifester sa colère. L’économie a atteint les limites du supportable en termes de déliquescence. L’insécurité est organisée par le pouvoir de Kabila pour confondre tout le monde, créer la psychose et justifier à jamais son maintien au pouvoir ; au mépris des lois de la Republique et du moindre bon sens.

Et comme si ce tableau n’etait pas suffisamment sombre, le Congolais n’a plus droit a la justice, il meurt tous les jours et, en guise d’humanisme, ne recoit que silence et indifférence pour sépulture. Alors qu’il ne peut plus rien attendre de la justice de son pays, le monde vient de lui refuser la justice internationale. Le club des dictateurs africains a pesé de toute sa toxicité pour tuer une seconde fois les victimes congolaises de Kabila en leur refusant ne serait-ce qu’un semblant d’enquête.

Pendant ce temps, par la corruption à tour de bras, débauchage et sabotage, M. Kabila construit, pierre apres pierre, les fondations de son édifice : la confiscation du pouvoir et la disparition du Congo comme nation.

Eu égard à cette situation, fidèle à son combat en faveur d’un Congo fort, digne et prospère ; soucieuse du bonheur et de la renaissance de notre peuple, la CCE déclare ce qui suit :

1. Accord de la Saint-Sylvestre a vécu, Kabila n’est plus qu’un vulgaire mercenaire !

Etant donné que la mauvaise foi de Kabila a été mise à nu apres l’Accord de la Saint-Sylvestre et que ses multiples tentatives de confiscation du pouvoir s’opèrent par les massacres d’un peuple sans défense, Kabila n’est plus un interlocuteur crédible. Il incarne de ce fait le probleme congolais. Etant donné qu’il l’a foulé aux pieds, l’accord qui le supportait à la tete du pays pour un an afin d’organiser les élections, il est desormais considéré comme un mercenaire qui doit être mis hors d’etat de nuire par tous les moyens.

2. A l’Eglise catholique congolaise et ses fidèles

La CCE salue et soutient la dernière déclaration de la CENCO à l’issue de son 54eme assemblée plénière. La CCE constate, non sans regret, que l’accord de la Saint-Sylvestre a été non seulement un echec, mais une humiliation nationale à travers la CENCO. De ce point de vue, continuer à en exiger l’application est une perte de temps qui profite aux ennemis de notre peuple. Aussi, la CCE exhorte-t-elle l’épiscopat congolais à sortir de la langue de bois, a puiser dans sa mission prophétique les ressources nécessaires pour désigner le responsable du mal congolais, Kabila et sa bande, à l’instar du prophète Nathan devant le roi David : « cet homme c’est toi... » (2 Samuel, 7). En plus, il ne suffit pas de demander a notre peuple de se lever, encore faudra-t-il l’organiser à travers ses multiples associations, notamment le CALCC (Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo) pour barrer la route à cette ignoble dictature qui s’est installée chez nous. Car, rappelons-nous ; c’est bien la volonté de ce vaillant peuple de Dieu et la courageuse mobilisation des chretiens congolais de bonne volonté qui forcèrent Mobutu a rouvrir la Conférence Nationale Souveraine apres un certain glorieux 16 fevrier 1992.

3. Au vaillant peuple congolais

A notre peuple, la CCE réitère ce message : Un peuple se libère. 57 ans apres notre accession a l’Independance, nous revoilà à la case de départ. Et plus encore ; car, jamais l’avenir de notre pays n’a jamais été autant hypothéqué. Jamais nous ne nous sommes trouvés si près d’un gouffre sans fond. Cependant plus la bataille est dure, plus belle et grande est la victoire. Au premier plan, vous subissez les affres de ce pouvoir de la mort qui ne peut survivre que par l’élimination du plus grand nombre de compatriotes. Mais parce que la meilleure défense c’est l’attaque, il est temps d’écouter le cri de votre propre misère, le cri de ceux des nôtres entasses dans des fosses communes au Kasai, au Kivu, en Ituri et un peu partout au Congo de Lumumba.

Ecoutons les voix de ces quelques partis politiques et organisations de la société civile, telles que recemment l’appel des évêques de la CENCO, restés encore fideles a notre idéal commun comme nation et comme peuple et levons-nous. Mieux, soulevons-nous. D’abord pour considérer que depuis le 19 décembre 2016 Kabila est devenu un mercenaire qui mérite le sort de tout mercenaire : la prison. Par conséquent, lui et toutes les institutions qui l’entourent sont frappés d’illégitimité doublée d’illégalité. Levons-nous donc, avant qu’il ne nous extermine tous. Ce que les autres peuples ont fait, avec un peu de determination, d’unité et de courage, nous pouvons le faire aussi. Il y va de notre survie pour laquelle nous rendrons des comptes aux générations futures. Ici, nous sommes tous concernés, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes sans distinction de tribus.

Chers compatriotes, nulle part au monde, un peuple n’a été libéré par les combines étrangères, ni par la volonté des autres. Depuis l’accession de notre pays a sa relative indépendance jusqu’a cet épouvantable 57eme anniversaire, nous sommes victimes des machinations internationales ; qui ont pour exécutants tous ces sous-hommes, qui se sont autoproclamés autorités politiques, mais qui n’hesitent pas un seul instant à courir à la mangeoire pour leurs intérêts égoïstes. Alors, trop c’est trop ! A nous de devenir artisans de notre propre destin. Levons-nous, chassons la peur, bannissons le tribalisme et mettons dehors tous ces responsables de nos malheurs. Car, accepter cette situation dramatique, qui nous est imposée, c’est nous en rendre complices. Cessons de rêver que notre salut viendra de ceux-la mêmes qui complotent contre notre destin commun.

4. A la diaspora Congolaise

A vous chers compatriotes de la diaspora, il est temps de passer des paroles aux actes de libération. Face a ce pouvoir qui n’a que trop nargué notre mémoire collective, endeuillé nos familles, nous devons rester fermes, unis, mobilisés et déterminés afin d’aider notre peuple à reprendre ses droits et à chasser tous ces prédateurs. Pour cela, nous ne devons pas nous tromper d’adversaires. Certains de ceux qui ont façonné et nourri les monstres d’hier qui ont meurtri et appauvri tant de familles, s’attaquent a quelques compatriotes qui essaient de combattre la dictature sur terrain et en subissent les affres ; alors que notre ennemi commun c’est Kabila et ses acolytes. Ne nous laissons plus distraire par ces vendeurs d’illusions. Organisons sit-in et protestations devant des chancelleries et ambassades, pour affirmer le plus fort possible que le pouvoir de Kabila a pris fin le 19 decembre 2016 à minuit.

5. A la communaute internationale

Le peuple Congolais est pris en otage par la volonté meurtrière d’un seul homme qui refuse obstinément de quitter le pouvoir. Les massacres qu’on ne compte plus, les assassinats politiques incessants, les arrestations arbitraires et les emprisonnements politiques en masse ont fini une fois de plus par convaincre le peuple qu’il est toujours seul devant cette barbarie qui n’émeut pas grand monde dans vos officines. Devenir partenaire de ce peuple en détresse, c’est exiger le respect de la vie humaine ; que le pouvoir de Kabila a plus que banalisée.

Ne pas contraindre Kabila au respect des engagements internationaux, ressemble à la non-assistance à peuple en danger. Cette non-assistance aura des consequences historiques lorsque ce peuple se sera assume, et aura pris son destin en main. En attendant, ce que vous craignez le plus en termes d’immigration, risque de devenir votre cauchemar et le prix que vous paierez dans votre complicité avec ce régime de la mort. Au bout du compte, le peuple souverain saura reconnaitre qui aura été ou pas a ses cotés. OEuvrons ensemble pour un monde meilleur pour tous. Car, les peines partagées diminuent et les joies partagees augmentent.

Nos trois exigences majeures

A partir de ce vendredi 30 juin 2017, la CCE appelle le peuple congolais, ou qu’il soit, a la désobéissance civique généralisée. Elle entend en outre se mobiliser et inviter toutes les forces vives de la Nation congolaise, toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté à travers le monde entier à conjuguer des synergies en s’appuyant sur le chapitre VII de la Charte des Nations-Unies pour exiger une mission d’imposition de la paix a même de :

- stopper de toute urgence le génocide en cours en RDC ;

- neutraliser et dissoudre toutes les institutions illégitimes et illégales que le régime prédateur imposé à un peuple sans défense ;

- organiser une transition sans Joseph Kabila, ni sa bande de prévaricateurs et de kleptomanes, vers des élections libres, democratiques et crédibles.

Que vive le Congo indépendant et fort ! Que vive le peuple congolais souverain !

Fait a Geneve, ce vendredi 30 juin 2017

Pour la Convention des Congolais l’Etranger (CCE),

La Présidente

Sévérine Tshimini Mbuyi


Le 1er Vice Président

Ferdinand Ilunga Nkonko


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1 Réaction

Elili [dibangu@hotmail.com] 03/07/2017 05:30:12
Chers Compatriotes,
cet article "RDC, 57 ans d’indépendance, trou noir et case de départ", trou noir certes, mais pas de case de départ, marche en arrière pour le pays en ce qui concerne les droits humains et le développement. Une chose est certaine, le colon a pris une couleur locale, et africaine, et le voleur et le destructeur du pays est le ver qui est dans le haricot. C?est le Congolais qui détruit son propre pays, les uns parce qu?ils sont devenus des néocolonialistes pour leurs frères, les autres à cause du tribalisme qui paralyse toute dynamique de changement pour le bien du pays. Je ne peux pas réagir contre "Mende", c?est mon frère de tribu, contre "Tshibala", c?est mon frère de tribu, contre "Kin-Kiey", c?est mon frère de tribu, eh le pays ? Mboka ekufa na ngo. "Zacharie Bababasue", député national (profil typique des honorables du pays), l?avait déjà souhaité. Alors que ceux qui peuvent encore penser au bien collectif de ce pays, à l?instar de Lucha et Filimbi, et les artistes récemment arrêtés et relâchés à Goma, marchent, il y aura des sacrifices comme il y en a toujours, mais cela sera pour la dernière fois. Si l?appel du Président élu avait été entendu en 2011, on aurait sûrement évité "Kamuina Nsapu" du Raïs. Que Dieu nous vienne en aide.


 

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