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17 Mai 2017

Il faut un changement de mentalité

 

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

“Il faut un changement de mentalité”. Qui n’a jamais entendu des Congolais prononcer cette phrase aussitôt qu’ils réfléchissent à haute voix à la mauvaise gouvernance endémique de leur pays et surtout, par voie de conséquence, aux voies et moyens susceptibles d’asseoir enfin la bonne gouvernance tant et si longtemps attendue ? Que penser d’une telle affirmation quand on sait qu’elle a l’allure d’un remède à la maladie appelée mauvaise gouvernance ? Poser cette question et y répondre est important parce que non seulement des Congolais même d’un grand calibre prononcent souvent cette phrase, mais, en plus, ils semblent en être satisfaits.

Quand face à la mauvaise gouvernance qui sévit en permanence au Congo-Kinshasa on entend prononcer la phrase ci-dessus, la première idée qui traverse l’esprit est que cela ne veut rien dire. Car, quand on est préoccupé par la recherche des solutions concrètes aux maux qui gangrènent la gouvernance d’un Etat, on devrait savoir que ce qui vaut la peine d’être dit et entendu, ce n’est pas tant qu’il faille changer de mentalité, mais comment changer de mentalité.

Les antivaleurs ont élu domicile dans la gouvernance congolaise. Le comportement politique anormal est devenu normal et le normal, synonyme de ridicule. Développées par les longues années Mobutu, les antivaleurs sont aujourd’hui exacerbées par l’administration Kabila. Comment les éradiquer ? A la veille des élections de 2011, Monseigneur Laurent Monsengwo avait invité “tous les fidèles à se dépouiller du vieil homme des antivaleurs que sont la corruption, la cupidité, le vol et le mensonge”, pour “un vote responsable” (Radio Okapi, 24 avril 2011). Mais il ne s’agit-là que d’un vœu ou d’une prière qui cadre parfaitement avec les fonctions du prélat. Dans la gouvernance d’un Etat, les vœux et prières n’ont pas de place. Il y a par contre de la place pour les stratégies.

Avant de se pencher sur la stratégie susceptible d’apporter un changement dans la gouvernance congolaise, il y a lieu de s’arrêter sur les implications de l’appel au changement de mentalité perçu comme changement de la nature de l’homme. Quand on est conscient de la nécessité d’un tel changement, on devrait commencer par s’interroger sur soi-même. A-t-on soi-même changé de mentalité ? Si oui, comment en être sûr tant qu’on n’occupe pas encore de fonction politique ? Le pouvoir corrompt, dit-on. Comment être certain d’être incorruptible tant qu’on n’a pas encore exercé de fonction politique ? Même quand on accorde le bénéfice du doute à tout Congolais prétendant avoir changé de mentalité en étant en dehors des circuits politiques, il se pose toujours un problème. S’il est vrai qu’on a soi-même changé de mentalité, c’est qu’on sait comment on y est parvenu. Pourquoi dès lors ne définit-on pas clairement la stratégie à l’origine d’un tel changement ? Si par contre on n’a pas encore réussi soi-même à changer de mentalité, en vertu de quel principe moral critiquerait-on le comportement des hommes du pouvoir qui, pour n’avoir pas encore bénéficié de la stratégie de changement de mentalité comme soi-même, sont en quelque sorte irresponsables de leurs actes ? Reproche-t-on à un fou d’être fou aussi longtemps qu’on ne l’a pas soigné de sa folie ?

La mentalité de l’homme politique congolais doit changer. Cela est évident pour tous. Mais le changement ne doit pas être le fruit d’une incantation. Il doit provenir de la mise en œuvre d’une stratégie bien réfléchie. Encore qu’il n’est pas clair pour tous sur quoi porterait celle-ci ? Sur l’homme congolais ou son environnement politique ? Deux exemples peuvent éclairer nos lanternes à ce sujet.

Au cours de notre carrière de Bula Matadi sans frontières, il nous est arrivé d’être déployé dans une province contrôlée par plusieurs groupes rebelles. Ceux-ci se combattaient souvent entre eux et parfois à l’intérieur du même groupe. L’autorité de l’Etat était faiblement représentée par le gouverneur de province et quelques rares fonctionnaires. Mais en fait d’autorité, ils ne disposaient que de celle que les rebelles voulaient bien leur reconnaître. Avant tout accord politique avec le gouvernement central, ces derniers rejetaient le déploiement des forces de sécurité et de défense internes, des autorités judiciaires et pénitentiaires et des animateurs des régies financières de l’Etat, toutes ces fonctions ayant été usurpées par les rebelles à des fins d’enrichissement illicite. Dans le chef-lieu d’une province voisine, l’Etat central aidé par notre institution avait osé déployer quelques policiers. Ils furent massacrés par les rebelles.
Notre institution disposait de forces de sécurité internationales. Mais leur mandat était d’appuyer les forces nationales qui n’étaient pas encore déployées. Le contexte politique, social et économique de la province était marqué par la loi du plus fort et cela en toute impunité, avec les innocentes populations civiles comme cibles de prédilection. Des généraux avec des galons de la brousse et bien d’autres bandits dictaient leur loi. Les gens étaient tués pour trois fois rien. Des villages entiers étaient incendiés. D’innombrables personnes déplacées trouvaient refuge en brousse. Mais le plus révoltant est que les criminels, qui étaient connus de tous, circulaient librement. Il fallait donc avant tout tordre le cou à l’impunité ambiante.

Confrontés à une telle situation, nombreux sont les Congolais qui auraient sans doute recommandé un changement de mentalité sans en définir les contours. Ils auraient suggéré de travailler sur l’homme afin qu’il change de comportement sans pour autant expliquer la nature du travail à faire. Puisque les officiers de sécurité interne n’étaient pas encore déployés pendant que leurs homologues internationaux l’étaient, mais sans mandat approprié pour combattre la culture généralisée de l’impunité, notre institution avait tout simplement revu les règles du jeu. Nos forces de sécurité reçurent alors le mandat temporaire d’exercer les fonctions des forces de sécurité interne. Elles pouvaient désormais procéder aux arrestations, à la détention des suspects, à la constitution des dossiers contre eux et à leur transfert dans la capitale pour y être jugés par les autorités judiciaires du pays. Dès les premières arrestations, détentions et transferts, la peur changea de camp. Et progressivement, on assista à une amélioration de la situation sécuritaire générale de la province. Il y eut donc changement de mentalité dans le chef des criminels aux galons de la brousse, mais sans qu’on ait eu à entreprendre la moindre action sur leur nature humaine.

Deuxième exemple. Récemment, la campagne présidentielle française fut secouée par des révélations sur une pratique pourtant courante et légale, mais devenue inacceptable et révoltante dans le contexte actuel de morosité économique et sociale : le népotisme dans le recrutement des assistants parlementaires qui, dans le cas du candidat malheureux François Fillon, fut aggravé par des soupçons d’emplois fictifs en faveur de son épouse et de ses fils. En sollicitant le suffrage universel des Français, Emmanuel Macron n’a pas tenu le discours qu’affectionnent les élites congolaises ou africaines en déclarant fièrement comme s’ils venaient de faire une grande découverte : “Il faut un changement de mentalité”. Bien sûr qu’il faut mettre un terme à une telle pratique. Mais Macron n’a pas lancé des appels au changement de mentalité des hommes politiques français. Bien malin qui réussirait d’ailleurs un tel pari. Macron est allé droit au but en dévoilant la stratégie qu’il compte mettre en œuvre pour que cela change, à savoir légiférer pour que cette pratique soit interdite. Une fois de plus, ce sont les règles du jeu politique et non la nature humaine qu’il faut changer.

L’homme politique congolais est certes d’une grande insouciance. Aujourd’hui plus qu’hier. Mais celle-ci n’est pas innée. Elle est le fruit de longues années Mobutu et Kabila, années marquées surtout par l’impossibilité pour les autres institutions républicaines à contrôler et sanctionner l’institution dénommée président de la république. Pour que change la mentalité de l’homme politique congolais, point n’est donc besoin d’entreprendre une quelconque action sur sa nature. D’ailleurs, ceux qui prétendent le contraire sont bien incapables d’expliquer la nature des actions qu’il conviendrait de mener. En fait, le changement de mentalité dont on parle tant mais sans jamais le définir ou expliquer comment y parvenir n’est pas un caractère d’esprit, un aspect culturel, une valeur civique ou morale absente de la nature de l’homme congolais et qu’on lui inculquerait pour qu’advienne enfin l’ère de la bonne gouvernance. Le changement de mentalité n’est rien d’autre que le fils naturel de la bonne disposition des choses. En changeant les règles du jeu politique de manière à ce que l’institution dénommée président de la république soit enfin contrôlée et sanctionnée, on crée le changement de mentalité. Car, la peur du contrôle et des sanctions est semblable à celle du gendarme. Elle enfante la sagesse en lieu et place de la suffisance et de l’arrogance que l’on observe aujourd’hui dans le chef du despote Joseph Kabila et sa clientèle interne. Cela est vrai davantage en politique que dans d’autres domaines d’activités humaines.

Que ceux qui ne partagent pas le point de vue développé ci-dessus définissent autrement le changement de mentalité. Qu’ils expliquent comment y parvenir concrètement. Ou alors qu’ils aient la décence de se taire à jamais. Car il n’y a pire folie que de défendre une solution indéfinissable et dont le processus serait inexplicable.

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
© Congoindépendant 2003-2017

 

5 Réactions

Djo X [hsskiie564@hotmail.com] 17/05/2017 12:33:11
@MBTT,

Merci pour votre travail intellectuel de longue haleine. La pertinence de vos points de vue ne souffre d’aucun doute et j’admire cela. Il n’y a pas très longtemps dans ce forum même, un candidat à la prochaine élection présidentielle, Noël Tshiani, se demandait pourquoi ce silence sur la découverte des fosses communes en RDC qui sont ainsi banalisées. Nous avions tous lu son posting. Vous étiez le seul à nous édifier en nous apprenant que ce moment de l’histoire de notre pays est une belle occasion pour plusieurs officines occidentales qui se font de l’argent soit disant en lobbying. Qui pouvait dire mieux ? Et vous aviez raison une fois de plus parce que Monsieur Baudouin Amba a publié un article quelques jours plus tard sur la divulgation de documents du département d’Etat américain, constatant que le gouvernement de la RDC avait conclu, en décembre, un contrat de lobbying avec une société israélienne spécialisée dans la sécurité et les télécoms, MER Security and Communication Systems, contrat d’une durée d’un an, pour un montant de 5,6 millions de dollars. Félicitations pour vos éclairages inlassables.



Nono [no2.bay@orange.fr] 18/05/2017 00:46:38
Cher Mayoyo,

Je vous réponds quand même !
Vous avez raison : dans la bouche de beaucoup le « changement des mentalités » est devenu une marotte « creuse », une idée assez vague sans contenu intelligible ni programme précis quant à leur genèse et les outils de leur résolution mais attention, votre « disposition des choses » n’est pas loin de prendre le même chemin...
Passons cette pitrerie de mauvais goût tant ici vous attestez plus clairement l’existence des « mentalités » et leur impact sur nos « faits sociaux et individuels » n’empêche, selon moi, il subsiste encore dans votre constat quelques contradictions rédhibitoires… Comment ne pas en déduire qu’elles sont datées et localisées, consubstantielles à une société tel que l’Européen du Moyen Age « pense et agit » différemment de celui de ce début de XXIème siècle comme nos ancêtres d’avant la colonisation face aux Africains d’aujourd’hui, de même l’Occidental par rapport à l’Africain, « mentalités » différentes dans le temps et selon les contrées !
En effet c’est quoi les « mentalités » sinon ce « mental » qui prédomine chez l’homme contrairement au « vital » chez l’animal, cet « intellect » fait des réflexes intellectuels, des croyances qui gouverne nos choix quotidiens et parlant d’un groupe, d’une société, ces « mentalités lui sont caractéristiques » ! Il y’a comme une « pensée collective » qui fait que ces manières de penser, d’agir, de juger sont collectivement opérationnelles à une époque donnée, en un lieu propre…
Je ne comprends donc pas votre éternel débat, bien futile à mon avis, sur une prétendue nature humaine innée (biologique!?) s’agissant des faits culturels de principe évolutifs !

Bon, heureusement vous avez situé ailleurs l’enjeu qui nous concerne : les modalités, les outils les plus indiqués pour agir sur elles, « comment changer de mentalité » ? Ou selon moi au niveau le plus près des acteurs comment « tordre le coup à l’impunité ambiante » non par des oukases mais par le « renversement de leurs priorités, de leurs réflexes » ? Comment en arrive-t-on que là où hier ceux qui étaient censés sanctionner les coupables sans le faire se mettent enfin à ordonner leurs arrestations, leur jugement ? C’est là le hiatus entre votre traitement et celui de certains autres !
Chez-nous des (nouvelles) institutions mieux adaptées seraient à même, selon vous, de révolutionner les mentalités et vous citez des exemples d’un pays africain en plein conflit ou de la France ! Dans le premier cas c’est une « puissance extérieure » qui imposé le « gendarme » par la force et non pas par la loi en tant que telle; dans le second nous sommes face à une démocratie aguerrie davantage acquise au respect des lois où il est relativement aisé de voir le changement des règles du jeu politique opérer tandis que dans nos démocratures habituées à l’impunité généralisée du fait des politiques pourris et de l’indulgence facile de la population souvent au prétexte d’affinités ethno-régionales brassant une forte clientèle, il est nettement plus hardi d’obtenir cet « exploit »…
Le défi se situe donc plus en amont pour contourner ou capitaliser l’« obstacle culturel ambiant » : comment déjà faire naître un débat suffisant entre élites et en intéresser le peuple sur un questionnement de notre cadre institutionnel et législatif afin enfin d’initier, élaborer, appliquer et faire appliquer un nouveau ?
Ne faut-il pas ou n’y a-t-il pas d’actions possibles qui agiraient sur cet homme africain tant une fois de plus si « changer les règles du jeu politique de manière à ce que l’institution dénommée président de la république soit enfin contrôlée et sanctionnée peut créer le changement de mentalité », aujourd’hui c’en n’est pas moins un vœu plutôt qu’une stratégie si justement on ne se préoccupe pas d’abord de comment changer ces règles du jeu politique ? Et je ne vois nulle part où cela ne s’adresse pas directement à l’acteur, l’homme africain !

A ce propos il est plus que démagogique de sommer vos interlocuteurs à vous soumettre un « programme pour changer l’homme ou ses mentalités » car il n’importe guère de brandir un projet spécifique « changement de mentalités », chaque parti politique sérieux ou chaque plateforme électorale à la conquête du pouvoir se dote d’un « projet de société » ou un programme de gouvernement » qui peut revendiquer des mesures réformatrices ou révolutionnaires globales à même de conduire à cet objectif.
Plus généralement, c’est vrai c’est là un projet laborieux, complexe qu’on ne peut appréhender d’un seul tenant mais bien possible pourvu qu’à l’origine, « un homme providentiel, une équipe, une génération, un prétexte fondateur » fassent engager le pays, le continent dans ce questionnement nouveau et les lancent vers une action ambitieuse !
En sommes-nous là avec seulement une proposition qui sort de votre laboratoire d’un nouveau modèle institutionnel, ? Rien n’est moins sûr ! Un changement institutionnel et législatif seul à cet objectif, soit d’abord ne sera pas initié, soit n’y suffira pas avec tous les risques d’échouer s’il ne fait pas partie d’un programme politique plus ambitieux et plus global !

Voilà où seraient les bons niveaux de priorité, agir et créer en amont, associer les différents secteurs dans un projet plus global ! Voilà où parler de « changement des mentalités » n’est pas qu’« un vœu, une prière mais une stratégie possible pas seulement à l’adresse de l’homme politique mais de l’homme Congolais en général » ! Pour qu’il y’ait « peur du gendarme » il faut que celui-ci existe et pour le moment il n’est nulle part non pas que la loi ne l’ait pas prévu mais parce que le Congolais se moque encore de la loi !



Macaire Luvwezo [luvwezo_mac1978@yahoo.fr] 18/05/2017 16:16:37
Cher Djo X,

Merci pour votre remarque honnête et pertinente. J’aimerai renchérir en écho avec vous en ajoutant que l’intérêt et/ou l’avantage des analyses de MBTT est qu’il est un penseur/théoricien politique qui est doublé de la casquette d’un homme de terrain, avec sa fameuxe expression de Bula Matadi sans frontières, centré sur le concret et des exemples illustratifs très clairs. Peut-être que si nous avions des hommes politiques de cette trempe, le pays allait privilégier la réflexion et le débat véritable au lieu des antivaleurs que nous voyons fréquemment.



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 19/05/2017 08:13:19
Mpangi Mayoyo,

A propos de Macron, avez-vous lu son livre-programme : ’’Révolution’’, paru au mois de novembre 2016 ?

Avec cet ouvrage, Emmanuel Macron, probablement inspiré par sa référence intellectuelle, le philosophe Paul Ricoeur, lance en quelque sorte, une invitation à changer de logiciel. Qu’est-ce donc changer de logiciel si ce n’est un changement de mentalité ? Tout le programme Macron est une invitation aux français, à se changer, à changer leur vision de la France, à redéfinir la France.

Dois-je lui demander, de votre part, de se taire à jamais ?



lwilu [leo.luilu@yahoo.fr] 20/05/2017 12:06:48
J’aime lire les articles de notre frère Mayoyo Bitumba, qui m’apprennent un peu les sciences humaines qui ne figuraient pas au programme de mon parcours scolaire. Je reste cependant convaincu qu’au Congo tout est basé sur le développement économique. Et je le répète, la politique ne fonctionne pas parce que l’économie ne tourne pas !
Nous atteindrons un réel changement de mentalité lorsque chaque Congolais aura un emploi, c’est-à-dire lorsque l’économie sera réellement lancée. Et pour y parvenir, il faut arrêter de raisonner comme à l’époque coloniale où les Belges avaient maintenu le Congo belge en un seul bloc pour une meilleure exploitation pour l’intérêt des Belges et pas celui des Congolais. Seuls étaient payés les Congolais travaillant dans les usines et les plantations pour les besoins de la Belgique. Et les autres ? Ce n’était que de la main-d’œuvre en réserve !
Dans les années 1960-70, Mobutu a poursuivi le fonctionnement du Congo-Zaïre comme sous la colonisation. Il n’a pas développé le pays et tout a commencé à coincer dans les années 1980. Entre temps, le Congo-Zaïre a formé énormément de cadres : des médecins, des économistes, des ingénieurs, etc … Mais ces cadres trouvaient-ils de l’emploi ? Seuls ceux qui en avaient la possibilité sont parvenus à quitter le pays.
Nous connaissons le cadastre géologique de Jules Cornet publié dans les années 1920. Qu’attendons-nous pour l’exploiter, alors que le marché mondial est demandeur de nos ressources. Le vrai changement de mentalité c’est fédéraliser le Congo-Kinshasa pour permettre à chaque province de se développer en mettant en exploitation le cadastre de Jules Cornet.
Le vrai changement de mentalité c’est doter chaque capitale provinciale d’une centrale électrique pour mettre l’énergie électrique à la disposition des investisseurs qui veulent exploiter nos immenses ressources naturelles. Cela qui permettra aussi aux cadres qui ont fui le pays de revenir pour investir et créer des emplois en montant des petites et moyennes entreprises dans les différentes provinces.
Je ne connais rien à la sociologie, ni à l’anthropologie, ni à l’ethnologie, etc …, mais je suis convaincu que si chaque Congolais a un emploi, les acteurs politiques ne passeront pas leur temps à charcuter la constitution


 

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