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10 Janvier 2017

Après des années d’échecs:

Les kabilistes rêvent de conserver le pouvoir

 

Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la majorité présidentielle. Photo d’archives

Président de l’Assemblée nationale, le PPRD Aubin Minaku est également secrétaire général de la "majorité présidentielle" (MP). C’est en cette dernière qualité qu’il a annoncé, lundi 9 janvier, dans un hôtel kinois, la mise sur pied de la «centrale électorale» de la mouvance kabiliste. Il s’agit en fait d’une sorte de "QG" de campagne. Minaku feint d’ignorer que «Joseph Kabila» se trouve à la tête du Congo-Kinshasa depuis 16 ans. Et que le PPRD gouverne et administre l’ex-Zaïre depuis plus de onze ans. Quel en est le bilan ? En France, le président François Hollande, dont le premier quinquennat expire en mai prochain, a renoncé de briguer un second mandat. Tous les sondages le présentent comme le Président le plus impopulaire de la Cinquième république française. En cause, des promesses non-tenues. En dépit d’un bilan qualifié unanimement de calamiteux (mauvaise gouvernance, corruption, blanchiment, violations des droits et libertés, arrestations et détentions arbitraires, exécutions extrajudiciaires, insécurité, pillages etc.), "Joseph Kabila" et ses zélateurs sont convaincus que le pouvoir d’Etat leur revient. Utopie ?

«Dès à présent, il est impérieux que la Majorité présidentielle se mette en ordre de bataille de manière à rafler toute la mise, de la base au sommet, et elle le fera ». C’est la déclaration, empreinte de candeur autant que d’irréalisme, faite, lundi 9 janvier, par le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, devant les militants du PPRD et ceux des partis et associations alliés au parti kabiliste.

Pour atteindre cet objectif, a-t-il dit, la MP doit «se préparer» sur le plan politique, organisationnel, financier, matériel et psychologique. Et de rappeler que cette nouvelle «structure autonome» - dont l’initiative émane de «Joseph Kabila» - a pour mission de «coordonner les stratégies de communication de masses et de planification en vue de la victoire aux prochains scrutins ». La mouvance kabiliste entend faire appel à des « experts aussi bien nationaux qu’internationaux ».

Ceux qui espéraient connaître le nom du candidat de la "Kabilie" à la prochaine élection présidentielle ont dû déchanter. Minaku est resté vague en bredouillant que «ce n’est ni le moment ni le contexte». L’exemple vient sans doute d’en haut.

Dans son message de vœux de fin d’année 2016, « Joseph Kabila » qui est frappé d’inéligibilité – après l’expiration de son second et dernier mandat le 19 décembre 2016 -, a tenu des propos pour le moins ambiguës sur son avenir politique. «En effet, seul notre peuple, dans sa souveraineté devra demeurer la source du pouvoir dans notre pays, par la voie des urnes, conformément aux prescrits pertinents de la Constitution ». Pour les observateurs, l’homme n’a pas encore dit son dernier mot.

Quid du bilan ?

Revenons à Minaku. Concluant son adresse, celui-ci a rappelé que « la Majorité présidentielle est une structure bien organisée, disposant indubitablement du meilleur projet de société (...) tel que porté par son autorité morale, Joseph Kabila, et comme par le passé, elle alignera des candidats à tous les niveaux, de la base au sommet ».

Juriste de formation, Aubin Minaku ressemble à la grande majorité des membres de « l’intelligentsia congolaise » qui évoluent dans les structures du pouvoir. Une intelligentsia déconnectée des réalités par son incapacité à écouter les aspirations de la masse.

Il est surprenant d’entendre « Aubin » vanter non pas le bilan mais plutôt le « projet de société » de la MP. C’est à croire que cette coalition politique se lançait à la conquête du pouvoir pour la première fois.

Avant d’aller battre campagne, «Joseph Kabila» qui va commémorer, le 26 janvier prochain, le 16 ème anniversaire de sa présence à la tête de l’Etat est tenu à l’obligation de rendre compte. «Accountability», disent les Anglo-Saxons. Il doit dire ce qui reste de toutes ces promesses inconséquentes qu’il a faites depuis 2001 à ce jour. A savoir : les Cinq chantiers et la Révolution de la modernité.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

« Joseph Kabila » a accédé à la tête de l’Etat congolais, le 26 janvier 2001, soit dix jours après la mort non-élucidée du président Laurent-Désiré Kabila.

Trois mois auparavant, l’Assemblée générale des Nations Unies lançait les «Objectifs du Millénaire pour le développement» (OMD). Ces objectifs sont au nombre de huit dont : réduction de l’extrême pauvreté, assurer l’éducation primaire pour tous, assurer un environnement durable, combattre le VIH/Sida et le paludisme, réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans, améliorer la santé maternelle.

Quel est le secteur qui a connu une certaine embellie au cours des dix dernières années durant lesquelles « Kabila » a exercé un pouvoir solitaire, sans contradicteur?

Pour ne citer que le secteur de l’« éducation primaire pour tous », 18 millions d’adultes congolais ne savaient ni lire ni écrire à la fin de 2015. Cette information a été donnée le 29 janvier 2016 par Jean-Jacques Tshimbalanga, coordonnateur de la Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT).

Ceux qui ont la possibilité de suivre les émissions de la télévision nationale congolaise (RTNC) à l’étranger, sont souvent surpris par le temps que ce média d’Etat consacre chaque soir aux communiqués nécrologiques. Au Congo-Kinshasa, on meurt pour des maladies curables ailleurs. Le VIH/sida et le paludisme sont devenus des véritables fléaux. Les pompes funèbres et les cimetières sont devenus des activités florissantes.

Les « Cinq chantiers »

En 2006, les Congolais avaient donné un «chèque en blanc» au président-candidat «Joseph Kabila». Celui-ci n’a été «élu» sur la base d’un programme. Ce n’est que vers le mois de novembre de la même année que l’homme a lancé les fameux «Cinq chantiers».

Dans une interview arrangée avec « Le Soir » de Bruxelles daté du 16 novembre 2006, il dit : " J’ai identifié cinq chantiers urgents : d’abord, les infrastructures (routes, rail, port), il faut que les régions soient reliées les unes aux autres, que les gens puissent circuler. Ensuite, la création d’emplois qui passe par les investissements. Troisième chantier : l’éducation. Quatrième chantier : l’eau et l’électricité. Il y a le chantier de la santé".

Que reste-t-il de toutes ces promesses qui n’ont été que des slogans creux?

Dix années après, l’état des routes est toujours chaotique aux quatre coins du pays. Certes, les boulevards du 30 juin et Lumumba ont été « réhabilités » à Kinshasa. Il en est de même de quelques rares routes principales dans certaines villes. Il s’agit, en fait, de l’enfumage.

Le taux de chômage explose littéralement. A titre d’exemple, la ville de Kinshasa qui abrite plus de dix millions d’âmes compte moins de 200.000 emplois salariés. Le gouvernement traîne les pieds pour payer la dette intérieure. Une action qui aurait pu « booster » les petites et moyennes entreprises.

Enfin, l’eau et l’électricité sont devenues des denrées de luxe. La situation décrite ci-haut n’a pas empêché « Joseph Kabila » à « rechuter » dans ses promesses inconséquentes.

« La Révolution de la modernité »

Lors de son investiture le 20 décembre 2011, «Joseph Kabila» sort de son chapeau, tel un prestidigitateur, un nouveau «projet de société » qui s’intitule : «La Révolution de la Modernité». Ledit projet « vise à faire de la République Démocratique du Congo, un pool d’intelligence et de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole, une puissance énergétique et environnementale, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au cœur de l’Afrique, l’objectif ultime étant l’émergence de notre pays », expliquait-il.

Quinze années après l’accession de « Joseph Kabila » au pouvoir, une seule "performance" est à mettre à son actif : sa fratrie est devenue immensément riche. Le Congo-Kinshasa est devenu une sorte d’empire de la corruption et de l’argent sale. A preuve, le boom immobilier perceptible à Kinshasa, à Lubumbashi et à Goma. Le pays est victime d’une razzia.

Les Congolais sont fatigués de l’incurie ambiante. Les prochaines consultations politiques constituent, pour ce peuple humilié, l’occasion de dire "Basta!" à une imposture qui dure depuis seize ans. Les kabilistes ne pourraient que mordre la poussière dans une concurrence électorale pacifique...

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2017

 

12 Réactions

Me. Simon Kayembe [sikay2@gmail.com] 10/01/2017 05:03:35
Le "petit" Aubin Minaku et ses semblables flatteurs de Kinagakati, dont Mova, Lumanu, Kokonyangi, Shadari, prennent les Congolais pour des imbeciles.

Et pour cause. Dans leur recente restitution de l’Accord de la Saint Sylverstre devant de danseurs PPRD munis "d’eveloppes", Lumanu et Mova ne pouvaient pas s’empecher de louer le pretendu "genie strategique" de leur chef Hypo Kanambe (alias Joseph Kabila) dans le Compromis de la CENCO.

Raison principale de ces louanges...?

La bande PPRD-MP aurait reussi a rouler le RASSOP dans la farine a la CENCO en gardant un controle ferme sur la Territoriale et toutes les Provinces, sans parler de leur controle sur la CENI, BCC, et inevitablement sur les Ministeres de l’Interieur, Defense, Affaires Etrangeres, Finances, FARDC et les "Servies".

Et qu’a reellement obtenu le RASSOP? Pas grand-chose. Une "Primature sans reel pouvoir", et qui permettrait a certains gourmands pseudo-opposants de jouir et se remplir les poches pour 12 mois, sans grands moyens (ni intention) de se preparer pour les Elections si jamais ces dernieres se concretisaient.

L’arrogance qu’affichent le petit Minaku et ses copains se comprend donc:

Avec le controle que leur bande PPRD-MP et leur chef-de-file maintiendront sur tous les leviers du "vrai Pouvoir" comme decrit ci-dessus, devinez alors qui "gagnerait" les Elections avec leur "Machine a tricher" bien connue. Et puis qui prendrait le blame si ces Elections n’etaient pas tenues comme promises?

Bref, au lieu de gaspiller le temps chassant des "miettes" dont une Primature et postes ministeriels insignifiants et qui ne dureraient que quelques mois (a moins qu’il y ait un plan secret pour prolonger le mandat illegitime de Kabila), le RASSOP devrait se mettre en ordre de bataille et affuter ses trategies pour sa conquete du vrai pouvoir via des Elections credibles et transparentes.



EKOPI [azab1@hotmail.co.uk] 10/01/2017 06:07:09
Hello!

Il est très difficile de continuer à croire à une solution de sortie de crise politique en RDC par des élections. Cette option a fait ses preuves en 2006 et 2011 et on connait la suite... Malgré ses deux défaites, alias kabila est toujours au pouvoir.

Depuis le 20 Décembre 2016, c’est les "aventuriers" du conglomérat de Genval en belgique avec Etienne Tshisekedy en tête qui ont permis le "glissement" moyennant une corruption massive à la fois de la Kabilie et de Katumbi.

Autant juriste comme le "collabo" Minaku, Tshisekedy feint d’ignorer qu’on ne discute pas avec un pouvoir illégitime qui est hors-mandat. Il continue à tromper le peuple.

Il est temps de déconstruire ce mythe d’opposant éternel ou d’un soi-disant père de la démocratie pour comprendre cette réalité politique incontournable c’est que les congolais doivent chasser par la force et le sang les bandits rwandais de la RDC.
Il n’ y a jusqu’à ce jour aucun précédent historique dans l’histoire de l’humanité qui plaide pour cette utopie de croire qu’on peut organiser des élections sous une occupation étrangère et dans notre cas du pro-consul de Kagame en RDC, connu sous la fausse identité de Kabila.

Il est temps de changer de logiciel par un bon diagnostic: C’est l’occupation Rwandaise de notre pays qui est à la base de notre malheur et non la démocratie(dont la courte expérience a été violemment arrêtée par l’assassinat de Lumumba en 1961).

Cessons de rêver!!



François NZITANU [fambonga1@outlook.fr] 10/01/2017 08:03:46
Normal dans un pays sans loi ni règle. Minaku rêve que le PPRD conservera le pouvoir par ce qu’il se reporte à ce qui s’est passé ces quinze dernières années. Sans être élu une seule fois, mais cela n’a pas empêché Kabila de diriger le pays. Comment s’est-il pris? Fraudes, magouilles et compagnies. En réalité Minaku pense que tant qu’ils seront aux affaires, rien ne pourra les détrôner. C’est pour cela qu’il s’est empressé de mettre sur pied cet organe qui a pour mission de préparer la fraude en amont, et en même temps perturbé au maximum le gouvernement de transition pour empêcher les acteurs politiques de l’opposition de mieux préparer les élections. Avec une classe politique médiocre comme celle-ci, Minaku est sûr de soudoyer quelques opposants pour les rallier à leur cause. La stratégie de débauchage ayant fait ses preuves. Pour tout dire, la pensée de Minaku se résume à peu prêt à ça : avec l’argent on peut tout en RDC. Parce qu’il n’y a pas des vrais hommes politiques dans ce pays.



Nestor Dossou [nestor.dossou@netcourrier.com] 10/01/2017 08:04:10
Bonjour très Cher Bonduin Amba W.

Tout d’abord, veuillez m’excuser très sincèrement si certaines des mes réactions ne vous plaisent pas.

Permettez-moi de vous poser deux petites questions à propos du dernier paragraphe de cette belle analyse.

Quelles sont les dispositions qui ont été prises pour que "Les prochaines consultations politiques constituent, pour ce peuple humilié, l’occasion de dire "Basta!" à une imposture qui dure depuis seize ans"?.

Deuxièmement, que ce qui vous rassure que "Les kabilistes ne pourraient que mordre la poussière dans une concurrence électorale pacifique..."?.

Le but du dialogue convoqué par le chef de l’état était justement de trouver un compromis pour que les prochaines élections soient libres, crédibles et apaisées contrairement à celles de 2006 et 2011. Malheureusement, nous constatons que même le Dialogues de la CENCO n’a traité que partiellement cet aspect, le rassemblement a donné priorité à d’autres préalables selon moi.

Pourriez-vous mettre en ligne un seul article de l’accord de la CENCO dit "INCLUSIF" qui démontre qu’effectivement les dispositions nécessaires et contraignantes ont été prises pour que les prochaines élections soient libres, crédibles et apaisées afin que les kabilistes mordent la poussière?.

Je suis pris pour un malade mental par certains compatriotes sur cet forum, c’est la démocratie à la congolaise et je n’en peut rien. Mais je crois que si les malades mentaux comme moi étaient invités aux discussions de la CENCO, leurs préoccupations principales n’allaient pas être le partage des postes au sein d’un gouvernement de transition, mais ils allaient insister sur l’organisation des bonnes élections, mais cet aspect a été négligé par le rassemblement.

A l’allure ou vont les choses, il ne faudrait pas vous étonner qu’en cas d’organisation effective des dites élections selon l’accord de la CENCO, que notre leader bien aimé prête à nouveau serment chez lui, puisque les mêmes causent produirons toujours les mêmes effets.

Pendant que les uns s’organisent déjà pour les élections en question, curieusement les autres ne visent que le partage du gâteau de la primature de transition. Je me demande même si les animateurs des institutions de la transition auront droit de participer aux prochaines échéances?.

Je sais que je serez traiter de tous les noms d’oiseau mais.......

Nestor



Muana ya mokolo lopango [Muana@yahoo.fr] 10/01/2017 09:37:39
@BAW

Vous dites < Les kabilistes ne pourraient que mordre la poussière dans une concurrence électorale pacifique...> mais réveillez vous cher concitoyen, il n y aura jamais une élection pacifique dans ce pays sous contrôle de Kagame.

Les congolais feintent de l’ignorer, ils ne veulent pas regarder la réalité en face: les congolais sont humiliés chez eux, violés, massacrés, pillés, chassés de leurs villages... par le plus petit des 9 voisins.

Quand je lis MM. Mayoyo, Tshiyoyo et autres proclamer la fin prochaine de ce calvaire au motif qu’un bout de papier a été signé avec la médiation de la Cenco... avec la main invisible du Vatican, les bras m’en tombent !!!

C’est comme si les congolais étaient incapables de poser le diagnostic de ce qui ne va en RDC. Le problème de la RDC n’est pas les élections qu’on se le dise. C’est l’occupation du pays qui pose problème.

Les officiers congolais nous disent qu’il y a entre 20 et 24 mille militaires étrangers en RDC. Ils partiront quand et comment ? Avec l’accord de la cenco ? Le corrompu président de la ceni déguisé expert en organisation d’élections annonce un chiffre bidon de 1,8 milliards et personne ne dit mot.

Va t on sortir 40 % du budget 2017 pour organiser les élections ? Que nenni. Je peux continuer à l’infini...

Les Rwandais n’organiseront pas les élections en rdc et ne partiront que par la force. Ceux qui se couchent devant Kagame et son vassal de l’inhalation pour prétendument éviter le bain de sang ne sont pas sérieux.

Les massacres à Béni, les fosses communes dont Maluku, les exécutions sommaires aux 4 coins du pays ce n’est pas déjà le bain de sang...

Ce n’est pas que Kagame et sa bande soient très forts, c’est la médiocrité de l’élite congolaise au service de Kagame qui rend possible cette humiliation nationale dont parle Charles Onana.



Elombe [Odimba@hotmail.fr] 10/01/2017 09:42:13
En écoutant le "mollasson et falot" Minaku, je me suis rendu compte qu’il vivait sur une planète. Le bilan de celui qui se fait appeler Kabila est terrible pour notre pays. Socialement, les Congolais vivement dans une misère indestructible, les maladies éradiquées depuis longtemps ont réapparu avec force, les mauvaises conditions d’hygiène favorisent la prolifération de toutes sortes de maladies. Il prétend que son parti va rafler toutes les élections. Comme ils sont habitués à tricher, ils vont recourir à la corruption et autres méthodes pour y arriver, mais les Congolais se tomberont pas dans le panneaux, ils feront tout pour que ces fossoyeurs soient battus à plate couture.



ALIMASI [alimasiokoko@yahoo.fr] 10/01/2017 10:20:30
C est bien tout cela quand ça vient de AMBA WETSHI c est du déjà attendu, seulement laisser les congolais décider et accepter les résultats car je ne vois pas comment une opposition d internet et qui prend KINSHASA pour a RDC pourrait gagner les élections, ceci est vraiment utopique car 85 pc des congolais habitent l intérieur du pays.



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 10/01/2017 10:40:57
‘’Il est difficile de vivre avec des humains, parce qu’il est difficile de se taire’’.

Friedrich Nietzsche dans : ’’Ainsi parlait Zarathoustra’’.



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 10/01/2017 17:57:43
Le candidat du PPRD-MP s’appelle Joseph Kabila. Sinon, les successeurs du conglomérat d’aventuriers auraient commencé par les primaires comme les démocrates aux USA ou PS en France. Triste de la part de ceux qui avaient pris les armes pour libérer le Zaïre de la dictature mobutienne pour y instaurer la démocratie, la vraie. La victoire de la MP et Kabila ne relève de l’utopie. Kabila a les moyens de l’Etat(finances, médias, armée, services de sécurité, forces de l’ordre, territoriale), la désorganisation congénitale de l’opposition, l’absence de culture politique chez le peuple congolais(on devait un peu cesser de nous répéter à longueur de journée: "le peuple congolais n’est plus dupe, il est mature". Je ne crois pas vraiment en notre maturité politique). Le bilan de Kabila est désastreux. Sur YouTube, on peut voir la visite de Kabila et de Maman Olive à Ankoro, au Katanga,le village de ses ancêtres. L’hôpital local, comme l’église, est dans un état de délabrement avancé. Les lits et les matelas sont ceux que les Belges ont laissé. Pas de médicaments, le personnel est impayé.Exactement comme à Lisala, Buta, Bangabola, Sonabata...Le géniteur de la révolution de la modernité est passé sur l’autre rive de la rivière par une pirogue sans moteur, comme nos ancêtres avant 1885.



Nono [no2.bay@orange.fr] 10/01/2017 21:57:10
@ Nestor Dossou

Tout à fait d’accord avec vous que nos médiocres politiciens même dits de l’opposition, en place de se préoccuper de trouver des « dispositions nécessaires et contraignantes pour que les prochaines élections soient libres et transparentes et puissent ainsi à l’occasion faire mordre la poussière aux kabilistes », se perdent dans les artifices pour « partager de suite le gâteau national » à la primature pendant la transition qui s’annonce…
Aussi partiellement d’accord avec vous qu’affirmer que « les kabilistes ne pourraient que mordre la poussière dans une concurrence électorale pacifique... » est peut-être trop osé, n’empêche que vu le dépit général réel dans le pays face au « pouvoir arbitraire et mortifère en place », moi aussi je ne suis pas loin de penser que dans une concurrence électorale crédible, ce dernier a peu de chance sinon aucune pour gagner face à des candidats organisés qui représentent réellement le changement…

Ainsi selon moi vos questions sont fondées sauf à ne pas non plus trop vous tromper d’adresse à en parler comme si elles ne vous concernaient pas ; certes c’est d’abord la mission des politiciens mais c’est aussi l’affaire de nous tous citoyens Congolais…

Quant à la Cenco, « son » dialogue consistait surtout à tracer le cadre où doivent opérer politiques mais aussi la Ceni pour qui le dialogue a renouvelé des priorités et fixé des délais mais aussi défini l’autorité politique qui doit la contrôler en l’occurrence ici le CNSAP et comme il se doit en démocratie moderne, le gouvernement et les élus à l’Assemblée Nationale qui votent les lois, tout cela sous le regard de la Constitution…
A mon avis c’est là et non directement et en détail lors du dialogue où l’on doit davantage proposer, discuter et suivre toutes les dispositions techniques et juridico-politiques mais aussi financières censées encadrer les différentes dispositions nécessaires et suffisantes aux élections libres et transparentes…



GERMAIN [flower200980@yahoo.de] 11/01/2017 00:34:01
REVER est une association lucrative au KONGO.
Le grand Kongo est devenu le LIGABLO des reveurs de toutes les couleurs. Dans ce pays, on reve devenir 1er ministre, ministre, vice ministre, parlementaire, PDG, avoir un compte bombastique au pardis fiscal, Panama. Les rwandais, ougandais, tanzaniens, tous ont un seul reve, devenir president du Kongo et habiter KINGAKATI.
Aussi longtemps que CORNEILLE NANGAA est toujours a la CENI, le valet traitre AUBIN MINAKU a raison de faire de bons reves en laissant les naifs de l’opposition faire des insomnies.
Tandis que Maitre KANAMBE, sur un arbre perche, avec son likayabu en son bec, attire les flatteurs kongolais.
Quelle difference y a t il entre le Rais du Kongo et YAYAH JAMMEH DE GAMBIE? KANAMBE, le rwando-tanzanien en chair et en os, pietine la CONSTITUTION kongolaise avec la complicite des politiciens kongolais. Ainsi, le KADOGO PRESIDENT ILLEGAL depuis le 19 decembre 2016 peut glisser en douceur et garder le pouvoir a l’infini. En GAMBIE, YAYAH JAMMEH montre les biceps, broie les dents et les noix de kola, les magistrats prennent la poudre d’escampette de peur d’etre flinguer. Ainsi, l’HOMME FORT de GAMBIE pourra rester au pouvoir. C’est ca AFRIKA! C’est du COCORICO IN AFRIKA! Ca fait du gili-gili aux oreilles en entendant de telles sales choses.
Au grand KONGO, un dictateur musulman a la tete du pays deguise en faux chretien, tue les chretiens kongolais. En GAMBIE, un dictateur musulman a la tete du pays, tue ses freres musulmans. C’est quoi ca dans tout cela, dans cette facheuse doctrine? Eh ben, c’est l’EVANGILE SELON MOUSTAPHA: DOMINER ET MATTRAQUER LES CHRETIENS KONGOLAIS en conivence des...
Le PPRDiste AUBIN MINAKU EST TERRIBLE, UN VERITABLE BOURREAU DU KONGO DE NOS ANCETRES. KIADI KIBENI.
LE GRAND KONGO EST EN TRAIN DE SE SUICIDER.
LAUT STEFAN HEYM, LEIDEN IST KEIN VERDIENST, DAS LAMM, DAS SICH FRESSEN LAESST, STAERKT DIE ORDNUNG DER WOELFE.



MUTENDO NE MPUTU [mutendonemputu@yahoo.fr] 11/01/2017 10:49:10
Dans l’histoire aucun dictateur a quitté le pouvoir à travers les élections, même de manière pacifique. La lutte pacifique contre le pouvoir de Kabila a montrée ses limites. Au lieu de compter sur un vieillard malade et sur une classe politique médiocre, nos jeunes (Lucha, Filimbi, Combattants, etc..) devaient changer de stratégie, d’abord s’unir dans une seule structure de lutte pour adopter la même méthode de lutte que l’oppresseur Kabila utilise contre le peuple. Notre grand ennemi c’est la division et la malhonnêteté, car avec 10 € de contribution de chaque congolais vivant l’extérieur, nous réunirons de quoi chasser la racaille en est rien de temps.
Merci


 

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